Paris le 24 février 2009

Inadmissible coup de force gouvernemental
contre vos élus syndicaux !

Nous venons d’être informés que lundi 23 février, dès 8h du matin, le ministère de l’éducation nationale a contacté par téléphone un certain nombre de collègues pour leur indiquer s’ils obtenaient ou non leur mutation inter académique, alors que le résultat définitif ne peut intervenir avant le travail et sans l’avis de la Formation Paritaire Mixte Nationale (FPMN), où siègent les représentants syndicaux que vous avez élus et qui est convoquée le mardi 10 mars.

En novembre 2008, le ministère avait été contraint de retirer cette disposition de son projet de circulaire, devant les protestations UNANIMES de TOUTES les organisations syndicales représentatives des personnels.
Ce passage en force doit être compris comme portant la marque présidentielle !

C’est une attaque excessivement grave contre le paritarisme. Elle révèle la profonde volonté politique de s’en prendre aux organisations syndicales les plus représentatives qui organisent les luttes pour une autre école et pour une autre société.
Au lendemain des élections professionnelles, c’est donc aussi un véritable déni de démocratie.

Les commissaires paritaires SNEP que vous avez élus, n’entendent pas laisser la voie libre au pouvoir. Forts de l’immense confiance que vous leur avez témoignée, ils continueront à jouer au mieux le rôle qui est le leur, en particulier en tentant de faire corriger les erreurs que chaque année ils découvrent dans les documents ministériels préparatoires à la FPMN et en faisant respecter les droits de chacun.
Ils le feront dans la plus grande transparence, avec le souci d’informer au mieux l’ensemble de la profession. Le projet initial (qui vient d’être communiqué aux collègues) est toujours modifié par la FPM (corrections d’erreurs, améliorations, …). Des collègues à qui le ministère annonce aujourd’hui qu’ils ne sont pas mutés, le seront. Pour d’autres, ce sera malheureusement l’inverse. Enfin certains auront une mutation plus proche de leurs vœux !
En tout état de cause, seul le ministère devra être tenu pour responsable des erreurs prévisibles et des conséquences engendrées par sa décision.
Dans ce contexte TRES difficile, les élus du SNEP auront plus que jamais besoin de votre confiance. L’intervention du plus grand nombre pour nous fournir tout renseignement sur son propre dossier, sera encore plus indispensable pour que les élus du SNEP veillent au respect sans faille de l’équité entre les personnels.

Dans les jours qui viennent, nous étudierons avec les autres organisations syndicales la réponse la plus appropriée et la plus unitaire possible à cette nouvelle étape du rapport de force.

 

 

 

 

 

 

 

Jeudi 19 février
Manifestation de l’unité
 

 

« De la Maternelle à l’Université :
Ensemble dans l’action  avec la même ambition,
investir dans le service public d’éducation »

 

 

MANIFESTATIONS

MULHOUSE :
15 h : rendez vous devant le resto U de l’UHA
pour le monde universitaire étudiants et profs
et tous ceux qui peuvent y être.

Puis rendez-vous entre 16 h 30 et 17 h place de la Réunion
pour tous les enseignants du primaire et du secondaire

STRASBOURG :
15 h : départ sur le parvis de la Faculté de Droit
pour le monde universitaire étudiants et profs
et tous ceux qui peuvent y être.

Puis rassemblement à 17h Place Kléber
pour tous les enseignants du primaire et du secondaire

Dans les universités et les organismes de recherche, par dizaines de milliers, les personnels de toutes catégories, les étudiants, la plupart des organisations (syndicats, associations), comme un grand nombre de responsables universitaires élus et de personnalités scientifiques, font entendre leur voix. Dans les écoles, les collèges et les lycées les contentieux majeurs perdurent et obèrent gravement la rentrée 2009. Cette situation de conflit majeur appelle les plus hautes autorités de l'Etat à retirer les textes et dispositifs contestés massivement  et à ouvrir une réelle négociation pour donner au Service Public d’Education, de la maternelle à l’université, les moyens de remplir ses missions au service de tous.

Face au refus opposé, jusqu'à ce jour, tant par le président de la République que par des ministres arrogants, aux revendications majoritaires concernant le décret statutaire des enseignants-chercheurs, la formation des enseignants et les concours de recrutement, l'emploi et la dynamique commune aux universités et aux organismes de recherche, la FSU appelle à la poursuite de la mobilisation. Mme Pécresse et  Mr Darcos doivent  prendre la mesure de la situation, en finir avec le mépris et ouvrir des négociations sur :

- Le retrait du dispositif gouvernemental de démantèlement de la formation des enseignants et des concours pour pouvoir négocier une toute autre réforme de la formation des enseignants du 1er et 2nd degrés prenant en compte les très fortes critiques de la communauté universitaire,  de la communauté enseignante et des étudiants.
- Le retrait total du projet de décret modifiant le statut des enseignants-chercheurs
- Le rétablissement des emplois supprimés au budget 2009 et un plan pluriannuel de création d'emplois dans le cadre d’un budget consolidé fortement revalorisé.
- Le refus de la précarité (CDD) par la création d’emplois stables de fonctionnaires.
- L'arrêt du démantèlement des organismes de recherche.
- La revalorisation de toutes les carrières.
- L'amélioration des salaires avec un point d’indice indexé sur l’inflation et un rattrapage de sa perte de pouvoir d’achat pendant les 10 dernières années.
- Une politique ambitieuse pour la vie étudiante, le développement de pré-recrutements, l’augmentation des postes aux concours, l’augmentation des bourses et du nombre de boursiers.

(texte du communiqué de presse FSU)

 

 

Déclaration au sujet de l’animation sportive au CTPA du 19 janvier 2009

 

Vous ne serez pas étonnée, Mme le Recteur, que nous déplorons la suppression des forfaits Unss qui touchent  principalement, selon les documents que j’ai sous les yeux, les lycées professionnels.

 

Si j’interviens ici au sujet de l’animation sportive ce n’est pas tant pour  défendre le droit des enseignants, dans la mesure où pour eux, l’animation sportive est une obligation inscrite réglementairement dans leur statut. (Ils ont d‘ailleurs l’obligation dés lors qu’ils ont l’intention de ne plus assurer cette fonction d’en faire la demande écrite à l’administration qui peut ou non donner son aval).

 

Je rappelle ici également qu’il y a déjà 200 collègues qui n’assurent plus ces trois heures forfaitaires au sein des établissements ce qui représente 20% des enseignants dans l’académie

Sans vouloir nier qu’il puisse y avoir des responsabilités individuelles ici ou là dans le dysfonctionnement des AS, j’ajouterais aussitôt que cette responsabilité est collective,  elle concerne  l’établissement, le département et l’académie.

Ainsi le mercredi après midi est il toujours libéré ?  Les installations sont elles suffisantes pour le bon déroulement des activités ? Prend on soin de répondre effectivement aux besoins et à la demande des élèves ? Autant de questions qui ne s’adressent pas uniquement aux seuls enseignants.

 

L’intervention du SNEP a toujours eu pour but de permettre aux élèves d’accéder au service public auquel ils ont droit.

Nous ne sommes pas toujours convaincus que l’administration mette tout en œuvre pour faire respecter ce droit.

D’ailleurs les termes utilisés dans le document pour justifier la suppression des forfaits rappelle  étrangement un décret, qui me semble-t-il a été abrogé le 31 août 2007, et qui figure toujours et tout aussi étrangement sur le site académique.

 

Cela nous incite à penser qu’il n’y a pas la volonté politique de développer le sport scolaire dans le cadre de l’UNSS mais surtout de récupérer des moyens sur son dos.

C’est cette politique Mme le Recteur que nous contestons. Pour le Snepfsu le sport scolaire avant d’être une charge financière est une chance pour les établissements.

 

Raymond Bahl SNEP FSU

 

 

Intervention au CTPD du Bas-Rhin 

10 février 2009

 

Monsieur l'Inspecteur d'académie,

 

J'aimerais intervenir au nom du SNEP FSU au sujets des heures statutaires, c'est à dire les heures qui sont attribuées en dehors de la DHG et qui concernent en grande partie les heures d'UNSS, mais aussi les heures de coordination EPS ainsi que les décharges afférentes aux laboratoires de sciences, à la chorale, à la technologie et à l'histoire géographie

Nous déplorons que ces heures ne figurent pas dans les tableaux que vous nous avez présentés,. Une répartition des ces dotations établissement par établissement nous permettrait de mieux suivre les évolutions et de pouvoir travailler sur les documents d'une façon plus précise.

Il semblerait que des coupes sombres aient été faites cette année pour l'attribution des ces heures statutaires, nous avons déjà des remontées de nos

collègues dans un certain nombre d'établissements.

Nous vous rappelons que ces heures statutaires sont par définitions règlementées par différents textes et que ce n'est en aucun cas aux chefs d'établissement  de prendre la décision d'attribuer ces heures ou non.

L'administration a répondu que les heures d'UNSS ont été données aux établissements en fonction de l'année précédente et que l'harmonisation entre les deux départements avec l'application des textes en vigueur a prévalu pour la répartition.

Il semblerait néanmoins que certains principaux décident de la répartition de ces heures de façon arbitraire !

Soyez vigilants lors des prochains CA , et n'hésitez pas à nous consulter en cas de problème.

 

Jean-Claude Robert SNEP FSU

Edito de Serge Chabrol
Secrétaire Général du SNEP

29 janvier 2009: la puissance de l’interprofessionnel entre en jeu !
Le 19/01/09

Les luttes menées depuis des mois, la persévérance et l’engagement des personnels d’éducation et l’entrée dans le jeu de forces diverses, de plus en plus déterminées et unies, ont permis de marquer des points et de faire reculer l’adversaire sur des dossiers essentiels (réforme des lycées, horaires EPS bac pro, RASED, …).
Si l’équipe d’en face a été contrainte à un repli défensif, cela ne signifie pas que la victoire est acquise, les commentateurs analysent seulement que nous sommes en fin de première mi temps dans une situation meilleure qu’en début de match.
Pas d’illusions, le gouvernement se réorganise pour contre attaquer. Au « mercato » d’hiver, il vient d’engager de nouveaux joueurs : Richard Descoings et Martin Hirsch sont appelés à la rescousse et il compte bien travailler le public pour qu’il bascule en sa faveur.
A nous d’être vigilants, mobilisés, de rester soudés, offensifs et tactiques pour priver l’adversaire de ballons et ne pas lui offrir d’espaces libres pour contre attaquer.
Nous avons à développer et à renforcer notre jeu pour transformer l’essai et nous non plus ne manquons pas de nouveaux partenaires dans l’équipe et l’entrée, le 29 janvier, de l’ensemble de l’interprofessionnelle du public et du privé dans la partie, pèsera sur le rapport des forces.
Alors le 29, on participe tous de l’élévation du niveau de jeu ou on reste spectateur ? On participe, bien sûr !

Serge Chabrol
Secrétaire général

 

ENSEIGNANTS , PARENTS , LYCÉENS , ÉTUDIANTS

  À l'appel de toutes les Fédérations de l’Éducation,
l’UNEF, l’UNL, la FIDL, la FCPE, La ligue de l’enseignement, les CRAP...

  MANIFESTONS
DANS TOUT LE PAYS
POUR L'ÉCOLE

Pour le rétablissement des 13 500 emplois à la rentrée 2009, le doublement des postes aux concours de recrutement

èPour la revalorisation de nos métiers, l’ouverture de véritables négociations

è Pour un projet ambitieux pour l'école et la réussite de tous les élèves

è Pour une formation des maîtres de haut niveau

MANIFESTATIONS

è STRASBOURG
15 h place Kléber

è MULHOUSE
15 h place de la Réunion

 

Grève dans le second degré : appel commun pour le 20 novembre 2008

Le 5 novembre, la  réunion des organisations syndicales enseignantes du second degré a conclu à la nécessité d’un appel à la grève le jeudi 20 novembre dans le second degré.
Elle a abouti à la rédaction d’un texte d’appel portant sur l’ensemble des problèmes qui se posent aujourd’hui dans le second degré : budget, conditions de travail, précarité, revalorisation des personnels, respect du paritarisme, maintien de l’offre de formation, réforme du lycée...
Aujourd’hui, le SNES, le SNEP et le SNUEP se félicitent que ce texte ait recueilli un large accord de la plupart des organisations (SNES-FSU, SNEP-FSU, SNUEP-FSU, SE-UNSA, SNALC, UNSEN-CGT, CGC, SNETAA), pour appeler à la grève le 20 novembre dans le second degré sur la base suivante :

« Alors que la rentrée 2008 s’est déroulée dans des conditions matérielles très difficiles pour l’ensemble des établissements du 2nd degré, le projet de budget 2009 ne peut que renforcer l’inquiétude des personnels. Les collèges, pourtant en augmentation démographique subiront les plus fortes suppressions d’emplois. Les lycées et les lycées professionnels ne seront pas épargnés. De surcroît, les diminutions programmées du nombre de places aux concours de recrutement et des moyens de remplacement annoncent un recours massif à la précarité.

Alors que le parlement délibère sur la loi de finances 2009,  les organisations syndicales dénoncent des perspectives budgétaires qui vont nuire gravement et durablement aux élèves et aux enseignants. Le gouvernement entend mener une politique pilotée et contrainte par un budget en régression et une logique de réduction de l’offre de formation, en particulier dans la voie professionnelle.

A la dégradation constante et programmée des moyens d’enseignement et des conditions de travail, s'ajoutent des attaques répétées contre le paritarisme  et le droit syndical. La politique du fait accompli et la marche forcée ne peuvent tenir lieu de méthode de dialogue social.

C’est parce qu’elles font du développement du système éducatif un enjeu fondamental pour l’avenir du pays et des jeunes que les organisations soussignées appellent à la grève dans les collèges, lycées et lycées professionnels le jeudi 20 novembre pour :

  • Un budget 2009 à la hauteur des exigences, ce qui nécessite notamment de revenir sur les suppressions de postes prévues ;

  • Une rénovation du système éducatif avec comme axe principal la réussite et l’élévation de la qualification de tous les jeunes, ce qui va de pair avec l’amélioration des conditions de travail des élèves et des personnels ;

  • Le maintien et le développement du paritarisme et des droits syndicaux ;

  • Un véritable dialogue social sur les questions éducatives, ce qui nécessite que toute réforme prenne en compte les propositions des personnels, des parents, des élèves et de leurs organisations représentatives ce qui exclut la précipitation dans laquelle le ministère entend actuellement travailler ;

  • La revalorisation de l’ensemble des personnels d’enseignement, d’éducation et d’orientation ;

  • Une réforme des lycées reconnaissant les apports disciplinaires, respectant les métiers, définissant des parcours cohérents dans les 3 voies de formation pour mener davantage de jeunes au Baccalauréat, examen national garantissant l’accès à l’Université. »

(SNES-FSU, SNEP-FSU, SNUEP-FSU, SE-UNSA, SNALC, UNSEN-CGT, CGC, SNETAA)

 

Mutations : main mise de l'administration

Le ministère vient de communiquer aux organisations syndicales le projet de note de service sur les mutations 2009. Si elles étaient entérinées, les dispositions nouvelles qu’il contient aboutiraient à soustraire de fait les mutations et affectations des personnels du second degré à tout contrôle et à tout examen contradictoire avec les élus du personnel dans les commissions paritaires. Ce projet ouvre la porte à des affectations discrétionnaires, à une individualisation des situations en dehors de toute transparence et sans garantie de règles communes et équitables, notamment avec :

  • des barèmes totalement indicatifs ;
     
  • la généralisation du profilage des postes attribués « hors barème » ;
     
  • la fin d’un mouvement commun à tous en traitant « à part » les affectations des néo-titulaires, les rapprochements de conjoints… et toute situation individuelle qui serait jugée particulière par les recteurs, y compris en dehors des commissions paritaires.

    C’est donc la porte ouverte au fait du prince, à tous les passe-droits et clientélismes.

    Au printemps dernier, nous avons réussi, ensemble, à imposer à la fonction publique le retrait d’un texte gouvernemental qui visait à supprimer définitivement tout rôle aux CAP en matière de mutation. Aujourd’hui, face à cette nouvelle tentative, nous exigeons un mouvement fondé sur des règles et des barèmes
    prenant en compte la diversité des situations de manière équilibrée,
    garantissant la transparence et l’égalité de traitement pour tous les collègues,
    permettant aux élus du personnel d’exercer un véritable contrôle sur les décisions de l’administration.

     

     

    Compte rendu de la réunion du mardi 21/10/2008 au rectorat,

    Groupe de travail sur les Mutations 2009

    Toutes disciplines confondues.

     

     

    1- Bilan mutation 2008

    En moyenne 20% de collègues ont eu une mutation. (Toutes  disciplines confondues)

    Il y a eu 63 mesures de cartes scolaires dans l’académie.

    Les postes à profil : au départ il y en avait 67 à pourvoir mais il n’y en a eu 56 au mouvement.

    Sur ces 56 postes 44 ont été pourvus de manière définitive et 12 pourvus à titre provisoire.

     

    2- Barèmes 2009

    La position de l’administration est la suivante par rapport au projet de mutation 2009
    Volonté de rupture de la part du rectorat : il s’agit de reprendre en main la  "communication", l’employeur doit être plus présent auprès des professeurs, plus disponible. Le rectorat ne doit plus être une "boîte  noire", opaque dixit Mr JEAN Pierre secrétaire général du recteur !

    La communication sera organisée de la manière suivante :

    -         renseignements téléphoniques

    -         réunions d’informations sur le mouvement (informations générales)

    -         conseil personnalisé auprès des personnels quant au projet de mutations

    -         plaquette sur le mouvement

    -         adresse mail

    Ces actions sont réalisées aujourd’hui par les syndicats et dont l'administration souhaite en prendre le contrôle.

    Quant au contenu de la communication il s’agira de donner l’information du projet de mutation au collègue !

    De ce fait l’attitude de l’administration sera la suivante :

    -         Plus attentif aux situations individuelles (augmentation des vœux prioritaires ou vœu 0)

    -         Le barème joue toujours son rôle mais pour 90% des cas et 10% de collègues affectés hors barème

    -         Le rectorat se chargera de communiquer le « projet du mouvement à chaque collègue » sachant que ce projet n’est pas définitif. La mise en œuvre ne semble pas simple.

    -         Les FPM se dérouleront mais avec des outils plus pointus et performants

    -         L’administration souhaite la « reconquête » du mois de juin et se pose la question de la faisabilité des réunions pour les FPM et la réunion en juillet pour les TZR

    -         Affectation des T1 et des T2  (stagiaires) en septembre directement ?

    -         Poursuite du mouvement des postes à profil

     

    Dans le cadre de du mouvement intra-académique, l’administration souhaite modifier le moins possible le barème intra qu’elle propose ! (le même que celui de 2008).

    Pour les stagiaires 2009 entrant, plus possibilité d’utiliser le joker de 50 points car l’administration fera une gestion individualisée des demandes.

    Concernant l’affectation des stagiaires ils ne devront pas être affectés sur des postes difficiles à moins qu’ils ne le demandent ! Pas de Néo titulaires non volontaires en zone difficile(APV).

    Ceci  pose la question des personnels qui devront assurer les missions dans ces établissements ! Seront-ce les contractuels ou les vacataires ? Se pose également le problème de la mutation des collègues qui sont dans ces endroits difficiles et qui ne pourront pas muter par manque de possibilités !!!

     

    3- Les TZR

    Concernant les zones de remplacement il y a trop de TZR non occupés en zone centre alsace 67 et 68. L’administration souhaite affecter prioritairement les collègues sur des postes en établissement et elle se donne le droit de faire des mesures de cartes scolaires sur les zones concernant des TZR pour les affecter dans une autre zone ou en  établissement.

    Ce qui fait que pour les mutations à l’intra-académique le barème de stabilisation sera de 100 points à partir du vœu commune et groupement de commune et plus rien après.

    Le remplacement dans l’académie de Strasbourg est efficace mais pas efficient ! Il y aurait trop de TZR dans certaines disciplines (le rectorat se base sur le % de personnel affecté au remplacement, en EPS environ 6% alors que la moyenne doit être de 5% !!!)

     

    4- Vœu déclencheur : rapprochement de domicile

    Dans le projet de mutation le vœu déclencheur (pour les points de rapprochement de domicile)  sera le vœu de commune de résidence personnelle quel que soit la position du vœu).

     

    5- Postes à profil

    Le mouvement des postes à profil se fait par un traitement séparé. Il dépend d’une circulaire particulière avec appel à candidature.

    Le poste à profil doit d’abord être débattu au Conseil d’Administration de l’établissement concerné, être approuvé avec un passage obligé en CTPD et CTPA.

    La création de ce poste particulier doit apparaître dans le projet de circulaire académique.

     

    6- Remarques sur les effectifs concernant la rentrée 2008

                - Dans le secondaire :   - 1100 élèves

                - Dans le primaire     :   - 2500 élèves

    Chiffres recensé par la Base Elèves Académiques.

    De ce fait la rentrée 2009 verra de nombreuses suppressions de postes surtout dans le primaire,

    Dixit Mr JEAN Pierre

     

    En conclusion :

    Toutes les organisations syndicales, avec en tête la FSU ont protesté vigoureusement à propos des nouvelles modalités pour le mouvement intra 2009 : multiplication des postes à profil, injustices flagrantes avec le fameux vœu 0, (dont on a eu un aperçu il y a quelques années en EPS), mutations forcées par les mesures de carte scolaire, et surtout, communication des résultats avant la CAPA.

    Nous, responsables syndicaux, nous savons qu'il y a de nombreuses erreurs après que le logiciel ait tourné. Nous demandons à l'administration de les corriger et donc il y a toujours un certain nombre de résultats qui sont rectifiés en cascade, bien entendu dans le souci d'améliorer les résultats (remontée dans l'ordre des vœux) et aussi de faire respecter les règles dans la transparence.

     

  • Tous dans l'action

    En GREVE le 7 octobre 2008, en MANIF nationale unitaire le 19 oct 2008!

     

    A partir de la mobilisation que nous avons développée depuis la rentrée (actions de pré rentrée, 11 sept., jeudis de l'éducation, nuit des IUFM, états généraux de la formation) qui ont permis de mettre les questions du service public d'éducation sur le devant de la scène, avec des formes d'action diversifiées, le conseil national du SNEP, élargi aux secrétaires départementaux, a décidé de passer à un niveau supérieur de lutte.

    Les éléments budgétaires 2009 avec les suppressions massives de postes à l'EN, un budget de misère à la JS, les annonces sur les lycées, la formation des maîtres, sur l'avenir du service public du sport.ne font que renforcer la nécessité de l'action syndicale. De plus, la crise économique et financière qui se développe confirme les analyses que fait le SNEP depuis des mois sur les dégâts causés par les choix politiques et sociaux réalisés par les gouvernements libéraux, dont le nôtre.

    C'est en passant par de nouvelles étapes d'actions communes que nous construirons le « Tous ensemble » auquel nous sommes nombreux à aspirer.

    Personne ne défendra l'EPS et ses personnels à notre place, mais nous ne gagnerons pas seuls contre cette politique et ses conséquences désastreuses :

     

    Mardi 7 octobre, tous en grève dans l'éducation à l'appel du SNEP, du SNES, du SNUEP, de sections départementales SNUIPP et FSU, de l'UNSEN CGT,

    -          pour l'amélioration des conditions de travail des personnels et d'études des élèves

    -          pour la révision profonde des choix budgétaires

    -          pour des réformes permettant d'améliorer la réussite des jeunes

    D'autres secteurs seront en grève ce jour [appel de la CGT Fonction publique, du SNUCLIAS FSU (f.p.territoriale), .] dans le cadre de la journée internationale d'action syndicale organisée par la CSI (Confédération Syndicale Internationale) pour l'emploi, les salaires, la protection sociale, les conditions de travail et les services publics.

    En France la FSU, la CGT, la CFDT, Solidaires, l'UNSA et la CFE CGC appellent à des mobilisations d'ampleur dans tout le pays.

     

    Dimanche 19 octobre, tous en manifestation nationale unitaire à Paris, 

    à l'appel de 21 organisations : fédérations de l'Education, parents FCPE, organisations de lycéens et étudiants, mouvements pédagogiques et associations périscolaires, et déjà soutenu par 14 autres organisations, pour l'avenir du service public d'éducation et contre les 13500 nouvelles suppressions de postes programmées pour 2009.

    Signez massivement l'appel, inscrivez-vous pour venir à la manifestation, participez à la souscription. (Cliquez sur ce lien : http://www.uneecole-votreavenir.org/)

    Nous devons être des dizaines de milliers de manifestants à Paris pour dire « L'école est notre avenir : il ne doit pas se décider sans nous ! »

     

    Enseignants d'EPS, professeurs de sport,  avec le SNEP prenez toute votre place dans ces nouvelles étapes de luttes !

     Le secrétariat national du SNEP

    Manifestation du 10 juin 2008

    CGT – FSU - Solidaires

    L’heure est plus que jamais à la mobilisation

    Alors que se développe depuis plusieurs mois une contestation importante de la politique éducative du gouvernement Fillon-Darcos, le discours du Président confirme qu’il est urgent de poursuivre dans la voie de la régression.

    Il esquive les revendications portées par les personnels, les lycéens et les parents, et reste silencieux sur les milliers de suppressions de postes dans le service public d'éducation.

    La FSU dénonce une transformation en profondeur du système éducatif piloté par une évaluation visant essentiellement la réduction des coûts. Après l'enseignement supérieur et la recherche (loi LRU, démantèlement des organismes de recherche), la réforme de l'école primaire (nouveaux programmes, suppression du samedi matin,...), la restructuration des collèges, la réforme du lycée, et la remise en cause de la formation des enseignants (IUFM) s'inscrivent dans la même logique comptable au détriment des missions d’égalité du Service Public.

    La FSU appelle à participer massivement à la grève du 10 juin et à poursuivre la mobilisation dans l'Education. 

    Mardi 10 juin 2008

    Grève  et Manifestations

    dans toute la fonction publique 

    A Strasbourg :

    - à partir de 11 h 30 : Rassemblement Place Broglie 

    A Mulhouse :

    - à 10 h : Distribution et signature à la Gare,

    de la pétition « le service public est notre richesse »

    - à  partir de 14 h : Délégation intersyndicale, Place de la Réunion

    (entrevue avec J.M Bockel demandée)

    -        à  17 h : Rassemblement

                 et manifestation 17h30 Place de la Bourse (Mulhouse) 

     De plus, le mouvement massif de grève et de manifestations du 15 mai n'a reçu aucune réponse si ce n'est l'annonce d'une inacceptable remise en cause du droit de grève dans l'éducation et dans la Fonction publique.

    Le projet de loi « relatif à la mobilité et aux parcours professionnels » est en cours d’examen et doit passer à l'Assemblée Nationale à partir du 11 juin. S’y retrouvent toutes les mesures dont les organisations syndicales ont unanimement demandé le retrait, dispositions lourdes de conséquences pour les personnels, leur statut  et le service public. Il en est ainsi notamment de l’extension du recours aux non titulaires, de leur gestion par les agences d’intérim, de la création de la position dite « de réorientation professionnelle » véritable antichambre pour de nombreux licenciements, du temps incomplet avec multi-employeurs…

    L’heure est plus que jamais à la mobilisation….Montrons  encore à ce gouvernement arrogant que nous ne le laisserons pas faire.

    Voici les conclusions de la réunion de préparation de la manifestation du 15 mai 2008

    Départ : 10h00
    (représentants  à 9h45)  Place de la bourse
    Trajet :
    Place de la Bourse
    Rue de la 1ère armée
    Rue de la Division Leclerc
    Rue des Francs Bourgeois
    Rue du 22 novembre
    Rue du Vieux marché aux vins
    Rue de la Haute Montée
    Rue de la Mésange
    Place Broglie
    Arrivée :Place de la République

    Organisations présentes appelant à la manif :
    CGT  CFDT  FSU  CGC  CFTC FO SOLIDAIRES UNSA
    UNL absent mais excusé appelle également à la manif
    Banderole de tête unitaire Fonction Publique avec un représentant de chaque syndicat
    Pas de carré EDUC
    Pas de banderole unitaire Educ
    Tirage au sort avec les lycéens au milieu de la manif pour ne pas que l’on accuse les syndicats de l’Educ  de les récupérer
    Service d’ordre : chaque orga fournit 5 personnes ,
    Ordre (avec tirage au sort) :
    FSU
    CFE CGC
    CFTC
    CFDT
    UNL
    UNSA
    SOLIDAIRES
    CGT
    FO

    Communiqué de l’intersyndicale du second degré de l'académie de Strasbourg

    Les organisations syndicales du second degré SNEP-FSU, SNES-FSU, SNUEP-FSU, SNFOLC, SUD-Education, UNSEN-CGT, se sont réunies le 4 mars 2008.

    Elles font le constat qu’aucune réponse n’a été apportée à leur exigence de discussions sur la revalorisation du métier enseignant. Le ministre de l’Education Nationale n’a pris aucune distance vis à vis du rapport Pochard, porteur de dangers pour les statuts et les missions des enseignants. Elles considèrent que ce rapport ne peut en aucun cas être une base de discussion. De même, elles demandent au Recteur l'abandon des lettres de missions, qui remettent en cause la nature et l'exercice de notre profession.

    Dans le même temps l’insuffisance du budget 2008 aboutit à des suppressions massives de postes et de moyens pour la prochaine rentrée dans de très nombreux établissements (11 000 pour la rentrée 2008, 80 000 d’ici 2012) ; dans l'académie de Strasbourg, cela se traduira par la disparition de 216 postes, sous la forme de 111 suppressions et 105 transformations de postes en heures supplémentaires. Elle met en péril l’organisation des enseignements, dégradant les conditions de travail des personnels et des élèves, et porte atteinte à la qualité du service public d’enseignement. Ce constat s’inscrit dans un contexte très général d’attaque contre les salaires, les retraites et les statuts de tous les fonctionnaires.

    Enfin, les organisations syndicales rappellent leur attachement aux trois voies distinctes de formation, Générale, Technologique et Professionnelle, et leur refus de la généralisation des baccalauréats professionnels en trois ans que veut imposer le Ministère et qui conduirait en particulier à la disparition des sections de BEP. Déjà dans notre académie, une soixantaine de sections de BEP seront supprimées et remplacées par des sections de bac pro en 3 ans à la rentrée 2008.

    Dans l’immédiat elles soutiennent les actions d’établissement et locales qu’elles appellent à poursuivre et à développer avec un souci permanent d’initiatives unitaires, de contacts avec les parents, d’interventions publiques et auprès des élus, pendant la période de février et début mars.

    Elles appellent les personnels à participer massivement à la journée de grève et de manifestations du 18 mars et à se réunir pour débattre des suites afin de porter les revendications pour l’emploi public dans l’Education contre les suppressions des postes et le recours massif aux heures supplémentaires, pour une revalorisation du métier enseignant respectueuse des statuts, une consolidation des trois voies de formation en lycée (générale, technologique, professionnelle).

    Rassemblement le mardi 18 mars 2008 à 10 h 30 devant le Rectorat de Strasbourg, 6 rue de la Toussaint

     

    Une délégation demandera à être reçue par le Recteur

    Ce dernier nous donne 4 bonnes raisons de faire grève jeudi prochain.

    GREVE UNITAIRE : Mulhouse, Place de la Réunion 14h30
    Strasbourg, 10h30 place de la Bourse

    En effet, alors que nous voulons un service public répondant mieux aux besoins de toute la population, le Premier ministre répond par moins de services, moins de personnels, moins d'Etat.

    Alors que nous exigeons le maintien du pouvoir d'achat de tous et une refonte globale de la grille indiciaire, le gouvernement répond par des mesures "ciblées", les heures sup. et le mérite.

     Alors que nous voulons la qualité et l'efficacité des services publics et la fin de la précarité, le Président s'est engagé à ne pas remplacer un fonctionnaire sur deux partant à la retraite.

    Enfin et concernant les retraites, alors que nous défendons pour tous les salariés un taux de 75% à 60 ans pour 37 annuités et demie, le Premier ministre, sans égard pour le processus inscrit dans la loi, vient d’annoncer l’allongement de la durée de cotisation à 41 annuités en 2012 pour obtenir une retraite au taux maximum.

    Et puis aussi : 172% d'augmentation, 15 milliards de "paquet fiscal", "travailler plus pour gagner ?", trouvez l'erreur....

    Communiqué des organisations syndicales

    de la Fonction publique

    FSU, CGT, FO, CFDT, UNSA, CFTC, Solidaires, CFE CGC

     Paris, le 21 novembre 2007

     

    20 novembre 2007 : un succès indéniable 

    Le gouvernement doit ouvrir de réelles négociations

     

    La journée de grève et de manifestations, à l’initiative des 8 organisations syndicales de la Fonction publique, a été d’une grande ampleur et un indéniable succès.

     

    Le gouvernement et les pouvoirs publics doivent entendre ce qui est notamment exigé :

     

    *      Pour le rattrapage des pertes de pouvoir d'achat (actifs et retraités) et l'ouverture immédiate de négociations salariales.

    *      Pour un emploi public statutaire basé sur les besoins réels en matière de services publics.

    *      Pour préserver et améliorer le statut de la fonction publique et l'indépendance des personnels.

    *      Pour un service public de qualité et de proximité répondant encore mieux aux besoins de toute la population.

     

    Le gouvernement  ne doit pas tergiverser !

     

    NOUS EXIGEONS UNE REPONSE AVANT LE 30 NOVEMBRE 2007

     

    Les 8 organisations syndicales réitèrent leur exigence d’une négociation immédiate sur ces revendications : elles demandent en conséquence une première séance de négociation avant le 30 novembre.

    Si le gouvernement ne donne pas de réponse favorable, les 8 organisations syndicales décideront d’amplifier la mobilisation par une nouvelle action commune dès le début décembre 2007.

    Communiqué des organisations syndicales  de la Fonction publique (22 octobre 2007)
    Les fédérations de la Fonction publique, CGT, CFDT, FO, FSU, UNSA, SOLIDAIRES, CFTC, constatent que les deux revendications prioritaires, le pouvoir d’achat et l’emploi public, ne sont toujours pas prises en compte par le gouvernement.
    Face aux exigences d’augmentation de la valeur du point d’indice pour un réel maintien, du pouvoir d’achat pour tous, et de refonte globale de la grille indiciaire, sont évoquées par le gouvernement des « mesures concrètes et ciblées » sur une partie des agents de la Fonction publique.
    Face aux exigences d’un service public de qualité et de proximité, répondant encore mieux aux besoins de toute la population, basé sur des emplois publics statutaires, il est répondu par le Premier ministre : « Moins de services, moins de personnels, moins d’Etat », confirmé par la suppression de plus de 22 000 postes dans le projet de
    budget 2008.
    Devant le refus persistant du gouvernement de répondre aux exigences et face à ces reculs inacceptables pour les personnels et les usagers, nos organisations considèrent que l’heure est venue d’une riposte d’envergure pour obtenir satisfaction.
    Dans la continuité de leurs démarches, les organisations appellent tous les agents des trois versants de la Fonction publique (Etat, territoriaux, hospitaliers) à faire grève, à se rassembler et à manifester le 20 novembre 2007 (jour du vote du budget à l’Assemblée Nationale) dans toute la France, sur nos exigences en matière de salaires, d’emploi public, de défense duservice public, de ses missions et du statut de la Fonction Publique
    Paris, le 22 octobre 2007

    Rectangle à coins arrondis:  
Jeudi 18 octobre

     

    Première étape de mobilisation

    pour la défense de nos services publics,

    de nos retraites

    et de notre pouvoir d’achat 

      

    La FSU 68 et l’Union départementale CGT 68 appellent

    l’ensemble des salariés du privé et du public

    à s’engager dans cette première étape de mobilisation pour :

     -         la défense et l’amélioration des services publics ;

    -         la défense et l’amélioration de notre système de protection sociale 

    -         (sécurité sociale, retraites) ;

    -         la défense et l’amélioration des salaires ;

    -         une politique ambitieuse en matière d’emploi tant dans le service public

    que dans le secteur privé.

      Parce que nous refusons la régression sociale qui détruit l’intérêt général et sacrifie le monde de la création et du travail, nous vous appelons à participer aux deux initiatives prévues à Mulhouse

    le 18 octobre 

    è Assemblée Générale à partir de 11 h

    à la gare de Mulhouse (quai n°1),

    suivie d’un barbecue

    è Manifestation à 17 h,

    place de la Réunion, à Mulhouse

     

     

    Communiqué de presse: mercredi 17 octobre 2007

    Une réunion-débat est organisée par le collectif départemental contre les franchises médicales

    CONTRE LES FRANCHISES MÉDICALES
    POUR LA DÉFENSE DE LA SECURITE SOCIALE.
    POUR LA DÉFENSE DE LA SANTE PUBLIQUE
    POUR l’ACCES aux soins GRATUITS pour TOUS et un vrai DROIT à la SANTE

     
    MERCREDI 17 OCTOBRE 2007
    20h00
    Maison des Associations
    Place des Orphelins
    STRASBOURG
     
    Vous y êtes cordialement invité(e).

    Pour les organisations FSU, CGT, Solidaires, PRS, PCF, UNEF, ATTAC, UFAL, LCR, LDME, AIDES, LES VERTS, PCOF

    Jean-Michel VAILLANT
    Secrétaire Départemental FSU 67

    PS: il y aura distribution du tract joint en ville samedi 13 après-midi à partir de 14 heures. Merci aux volontaires

     

    Paris le 3 octobre 2007

     

    La FSU considère que la situation et la politique auxquelles les personnels sont confrontés nécessite d’amplifier la construction d’un mouvement unitaire au sein de l’Education et de la Fonction publique.

     

    Pour le rattrapage des pertes de pouvoir d’achat et l’ouverture immédiate de négociations salariales.

    Pour un emploi public statutaire basé sur les besoins réels en matière de services publics.

    Pour préserver et améliorer le statut de la fonction publique et l’indépendance des personnels ; pour la défense de nos retraites et du code des pensions.

    Pour un service public de qualité et de proximité répondant encore mieux aux besoins de toute la population.

     

    Dans cette construction elle considère que la journée du 18 octobre constitue une étape importante et elle appelle les personnels à s’engager dans l’action ce jour-là (grèves, manifestations, rassemblements…).

     

    Elle travaillera à concrétiser l’engagement des fédérations de fonctionnaires pour une action nationale unitaire en novembre ; elle proposera que cela se traduise par un appel à la grève.

     

    Rassemblement le vendredi 7 septembre 2007 place de l'Université à Strasbourg

    Lire le tract doc pdf

     

    Quelques questions et les réponses du SNEP sur des sujets d’actualité.

     

    Est-ce que le forfait de 3 heures pour l’animation de l’Association Sportive est rétabli ?

     

    Réponse : OUI. Les obligations réglementaires de service des enseignants d’EPS sont définies par le décret 50-583 du 25/05/50 dans sa rédaction antérieure à la promulgation du décret du 12/02/07 et telles qu’elles ont été précisées – en ce qui concerne la participation des personnels enseignants d’EPS à l’animation de l’association sportive - par les notes de service 84-309 du 7/8/84 et  87-379 du 1/12/87

     

    -          professeurs d’EPS et C.E d’EPS : 20 heures dont 3 heures forfaitaires pour l’animation de l’A.S pour l’animation de l’A.S

    -          agrégés d’EPS : 17 heures dont 3 heures forfaitaires pour l’animation de l’A.S

     

    L’animation du sport scolaire continue donc de s’exercer dans le cadre du forfait de 3 heures, inclus dans le service hebdomadaire de tous les enseignants d’EPS du second degré qu’ils soient titulaires d’un poste fixe ou qu’ils soient affectés à l’année (TZR en AFA), qu’ils exercent dans un ou plusieurs établissements, qu’ils assurent un service hebdomadaire à temps complet ou à temps partiel. Cette disposition doit, bien évidemment, s’appliquer aux professeurs d’EPS stagiaires (PLC2 ou en situation).

     

    Est-ce qu’un chef d’établissement ou un supérieur hiérarchique peut décider de diviser le forfait de 3 heures pour l’animation de l’Association Sportive ?

     

    Réponse : NON. « Les heures d’animation sont indivisibles ». Les initiatives prises par quelques chefs d’établissements ou suggérées par des supérieurs hiérarchiques et visant à n’attribuer qu’une ou deux heures pour l’animation de l’A.S à certains enseignants d’EPS dans leur service hebdomadaire (au motif de la suppression de forfait(s) voire … d’un service à temps partiel !) sont totalement contraires à la réglementation. Il convient d’ailleurs de souligner que le décret du 12/02/07 ne mentionnait pas cette possibilité.

     

    Est-ce qu’un chef d’établissement ou un supérieur hiérarchique peut interdire à un enseignant d’EPS d’avoir le forfait de 3 heurs d’AS dans son service ?

     

    Réponse : NON. « La possibilité d’accomplir, par dérogation au principe ainsi posé (le forfait de 3 heures pour l’animation de l’AS est compris dans le service hebdomadaire – ndlr), l’intégralité des horaires dus en heures d’enseignement ne peut être accordée par les chefs d’établissements qu’après examen de demandes présentées par les personnels intéressés, l’initiative de telle situation ne pouvant venir de l’administration »

     

    Est-ce qu’un chef d’établissement ou un supérieur hiérarchique peut imposer à un enseignant d’EPS d’assurer l’animation de l’AS en heures supplémentaires ?

     

    Réponse : NON. D ‘une part, les 3 heures forfaitaires indivisibles consacrées à l’animation de l’A.S sont incluses de droit dans le service hebdomadaire. D’autre part, l’administration ne dispose que de la possibilité d’imposer une heure supplémentaire d’enseignement.

     

    Est-ce que la coordination d’EPS est rétablie ?

     

    Réponse : la circulaire 2833 EPS/3 du 5/12/62 (mise en place systématique de la coordination d’EPS et la note de service 82-355 du 16/8/82 (conditions de la rémunération du professeur d’EPS coordonnateur) n’ont jamais été abrogées. Certains rectorats ou Inspections d’Académie ont été à l’initiative (ou ont couvert les chefs d’établissements qui agissaient de même) pour s’opposer à l’application de dispositions constantes et précisées par des notes de service ministérielles dont la pérennité a été encore récemment confirmée. OUI, la coordination d’EPS doit être rétablie partout où elle a été arbitrairement supprimée et la rémunération du professeur d’EPS coordonnateur doit être assurée conformément à la NS du 16/8/82.

    Interrogé par le SNEP, le ministère (par la voix du secrétaire général du MEN et directeur général des ressources humaines) avait tenu à souligner

    - d’une part qu’il n’avait jamais été dans l’intention du ministère de mettre en cause l’opportunité « d’assurer systématiquement la coordination des activités physiques et sportives au niveau de chaque établissement d’enseignement » du second degré, l’administration ayant entendu les arguments développés par le SNEP à ce sujet,

    - d’autre part que le décret du 12 février 2007 avait simplement – dans son article 7 – prévu que la coordination d’une discipline pouvait « entrer, avec l’accord de l’enseignant concerné », dans la composition de son service hebdomadaire. Il convient de souligner que cette possibilité existait déjà – pour les professeurs d’EPS coordonnateurs qui, indemnisés en HSA pour leur fonction, pouvaient « demander une décharge de service se substituant au paiement de ces heures supplémentaires, pour un volume équivalent » (NS du 16 août 1982).

     

    Dans quelles conditions est attribuée la décharge de service pour les enseignants d’EPS assurant un enseignement dans 2 ou 3 établissements ?

     

    L’attribution d’une heure de décharge de service pour les enseignants d’EPS affectés dans 2 établissements situés dans 2 localités différentes qu’elles soient limitrophes ou non et de deux heures de décharge de service pour les collègues affectés dans 3 établissements différents de la même localité ou dans 3 établissements situés dans 3 localités différentes relève des dispositions précisées par le décret 50-583 du 25/05/50 dans sa rédaction antérieure à la promulgation du décret du 12/02/07. Attention : ces dispositions sont spécifiques aux seuls enseignants d’EPS.

     

    Dans quelles conditions un chef d’établissement peut imposer des heures supplémentaires ?

     

    Un chef d’établissement ne peut imposer qu’une seule heure supplémentaire d’enseignement (décret du 13/10/99 – RLR 213-4).

     

    Peut-on refuser une ou des heures supplémentaires d’enseignement imposée(s)?

     

    - OUI, de droit, dans les cas suivants : tout enseignant travaillant à temps partiel ou bénéficiant d’une décharge de service à quelque titre que ce soit

    - il est possible d’être dispensé d’HS pour raisons médicales

    - d’autres situations (mères de famille ayant des enfants en bas âge, candidats aux concours de recrutements, etc…) doivent être prises en compte pour fixer un ordre de priorité pour exempter des personnels de l’obligation d’accomplir des HS

     

    Doit-on refuser des heures supplémentaires d’enseignement ?

     

    Le SNEP s’oppose à toute imposition d’HS d’enseignement sauf dans des situations de nécessité pédagogiques et pour un volume total (pour l’ensemble de l’équipe pédagogique) limité.

    Le SNEP privilégie les heures – poste et les postes par rapport aux HS. Nous appelons les collègues à refuser collectivement les HS, tout particulièrement :

    - quand un collègue est contraint d’assurer un complément de service dans un autre établissement

    - quand existe un Bloc Moyen Provisoire (BMP) qui pourrait ainsi être augmenté

    En privilégiant les HS d’enseignement au détriment des heures – poste et donc des postes, le ministère et ses services déconcentrés (rectorat, IA) jouent délibérément contre l’emploi, donc contre les recrutements aux différents concours (CAPEPS et Agrégation), mais aussi contre les possibilités de mutation qui – personne ne peut l’ignorer – sont fonction du nombre de candidat(e)s reçu(e)s aux concours de l’année précédente. Cela contribue à dégrader les conditions d’emploi : augmentation des mesures de carte scolaire, des compléments de service, du nombre de TZR, développement de la précarité (vacataires).

     

    Que faire en cas de difficulté ou de blocage pour faire respecter la réglementation, ses droits ?

     

    Si le dialogue s’avère impossible, si les démarches collectives ont échoué, si l’administration tente de passer en force (pression, intimidation, …) pour contester l’application de la réglementation résultant de l’abrogation du décret du 12/02/07, le respect des droits des collègues voire pour imposer sa « propre » interprétation de la réglementation, il convient de s’adresser au recteur – par écrit, par la voie hiérarchique et par la voie directe – pour lui signifier l’objet du litige et formuler très clairement la requête.

    Préalablement, chaque équipe, chaque collègue EPS concerné(e) est invité(e) à s’adresser aux secrétaires départemental et académique du SNEP concernés afin, d’une part de les informer sans retard, et, d’autre part, de pouvoir bénéficier des avis, conseils et aides que chaque situation requiert.

    Enfin, il y a tout lieu de faire un texte pour le dernier CA de l’année reprenant les demandes de chaque équipe d’une part en utilisant les formules des différents courriers mis à la disposition des collègues (voir sur le site), d’autre part en demandant la transformation des HS en heures - poste

     

     

    En cas de difficultés contacter le SNEP soit par courrier 10 rue de Lausanne 67000 Strasbourg soit par TEL :0388140042 ou par melsnep.strasbourg@wanadoo.fr

     

    La presse se fait l'écho des actions du SNEP 68
    (Journal "l'Alsace" du mercredi 21 mars 2007)
    La presse se fait l'écho des actions du SNEP 68
    (
    DNA mercredi 21 mars 2007)

    PREPARATION DE LA RENTREE 2007

    LE COMPTE N’Y EST PAS !

    PARTICIPONS MASSIVEMENT A LA SEMAINE D’ACTION UNITAIRE

    DU 19 MARS AU 24  MARS

    APPEL A LA GREVE LE MARDI 20 MARS

    Deux revendications majeures :

    è RETABLISSEMENT DES MOYENS SUPPRIMES

    è RETRAIT DU DECRET DE ROBIEN

    A STRASBOURG 

    RASSEMBLEMENT DEVANT LE RECTORAT A 10H

    DANS LES ETABLISSEMENTS

    APPEL

    A TENIR DES AG 

    A DISTRIBUER DES TRACTS

    A INTEPELLER LES ELUS , RENCONTRER LA PRESSE ,ETC

    SI POSSIBLE AVEC LES PARENTS D’ELEVES

    Vous trouverez en pièce jointe le tract national et la lettre aux parents d’élèves, que vous pouvez adapter

     
    JEUDI 8 FÉVRIER 2007

    GRÈVE UNITAIRE

    DANS LA FONCTION PUBLIQUE

    L’académie de Strasbourg sinistrée !

    è Moins 250 postes dont 215 dans le second degré.

    è Moins 4 000 heures dans les dotations lycées et collèges.

    Conséquences  :

    • suppression de 2 BTS, suppression de 10 BEP, 
    • diminution des capacités d’accueil 
    • alourdissement des effectifs par classe (33 élèves en seconde en moyenne) 
    • augmentation de la charge de travail des personnels… suppressions des décharges statutaires (1ère chaire, UNSS, labo…) et diminution du pouvoir d’achat (de 20 % en une décennie).

    Mille raisons de faire grève le jeudi 8 février !

     

    M a n i f e s t a t i o n S

    è à Strasbourg :
    10 h place de la Bourse

    è à Mulhouse :
    10 h place de la Réunion

     

    Ce qu'il est urgent de faire actuellement :
    1. Faire signer massivement les pétitions
    2. Agir au niveau de toutes les instances paritaires
    3. Engager une campagne d'opinion en direction des parents d'élèves
    4. Mettre la pression aux élus
    5. Interpeler les candidats aux élections
    6. Contacter les responsables du mouvement sportif de votre ville
    7. Intervenir au niveau du CA
    8. Faire une AG extraordinaire de l'AS
    Le samedi 20 janvier, le SNEP d'Alsace est "monté" à Paris. Les 2500 collègues d'EPS, tous vêtus du tee-shirt rouge "le sport scolaire un droit pour tous" étaient en cortège  et poussaient régulièrement le haka  pour aller à l'assaut des réformes à Robien. Houououououououououou !
    Impressionnant. Une belle manif où l'on pouvait regretter cependant l'absence de jeunes collègues.

          Manifestation du 20 janvier 2007, à Paris

                                                  cher-e-s  collègues

      Après le succès de la grève du 18-12 contre la réécriture des décrets de 50, la lutte continue. Une manifestation aura lieu le 20 janvier 2007 à Paris. Un départ en train est prévu de Strasbourg à 7h55, retour à 19h48 de Paris, arrivée à 24h00 à Strasbourg. Le billet revient à 70 euros, après réduction de 30% * .     
    Le lieu de départ et les horaires exacts de la manifestation , qui démarrera vers 14h, ne sont pas encore connus et seront transmis en temps utile.
                                   Nous vous souhaitons d'excellentes vacances. Cordialement.

     *Le Snep participera à raison de 50 % du prix du voyage.

                                                                 Pour le Snep : JC ROBERT

    Incription ci-dessous (Pièce-jointe à renvoyer pour le lundi 8 janvier 17h dernier délai par retour d’email
    Pour le 67 : jean.claude.robert@wanadoo.fr
    Pour le 68 : hornyb@tiscali.fr

    TOUS A PARIS

    Manifestation du 20 janvier 2007

    Si vous venez à Paris le 20 janvier et souhaitez prendre les trains réservés par la la FSU, prière de nous renvoyer les informations suivantes

    NOM………………………….………………………. PRENOM……………………………………………………….

    ETABLISSEMENT……………………………………………………SYNDICAT……….…………………………..

    TEL PERSONNEL…………………………………………EMAIL…………..………………………………………..

    souhaite profiter du train réservé  la FSU

    ¨ au départ de Strasbourg à 7 h 55 (arrivée à Paris à 11 h 51 Gare de l’Est)

        ou

    ¨ au départ de Mulhouse à 6 h 42 (arrivée à Paris à 11 h 16 Gare de l’Est)

     

     

    souhaite profiter aussi du train réservé par  la FSU pour le retour le samedi soir

    ¨ train au départ de Paris-Est à 19 h 48 (arrivée à Strasbourg à minuit)

        ou

    ¨ train au départ de Paris-Est à 19 h 13 (arrivée à Mulhouse à 23 h 50)

    NB :   si vous ne prenez pas le train collectif du samedi soir, nous l’indiquer :

    ¨ Je préfère rentrer plus tard à mes frais

    Fait à………………………………. le…………………………

    Signature

    Pièce-jointe à renvoyer pour le lundi 8 janvier 17h dernier délai par retour d’email

    Pour le 67 : jean.claude.robert@wanadoo.fr

    Pour le 68 : hornyb@tiscali.fr

    qui centralisent toutes les inscriptions pour le SNEP et qui l'enverront à la FSU pour réservation.

     

    A Colmar :  le 18 décembre 2006
      actualite/manif.pdf : compte rendu DNA du Haut Rhin
    Environ 450 professeurs d'E.P.S. dans le 68.
    Environ 300 professeurs d'E.P.S. du Haut-Rhin en grève.
    Minimum 100 professeurs d'E.P.S. devant l'Inspection Académique à Colmar.
    Les chiffres parlent d'eux-même. Ils sont têtus, écrasants, énergisants : nous ne sommes pas encore des grenouilles....
    Des hommes, des femmes.
    Des PLC2 (bienvenue !), des jeunes, des moins jeunes et des retraités (merci, nous avons apprécié !).
    Des syndiqués, des non-syndiqués.
    Du soleil (rare), de la pluie, des giboulées !!!
    Des collègues contents de se voir nombreux, de discuter, d'échanger : esprit de corps ?
    Une profession rassemblée, une professionnalité affichée, revendiquée.
    Belle démonstration de force pour un début....
    Continuer le travail des pétitions :
     les élèves sont notre moteur, leurs parents notre carburant

     

       
    A Strasbourg le 18 décembre 2006

    400 enseignants réunis devant le rectorat.

    Les enseignants ont été réunis en AG pendant 2 h. On a débattu des problèmes actuels de l'EPS et des enjeux à venir.
    Au cours de discussions fructueuses nous avons parlé des thèmes suivants :

    • Le contexte général de la menace sur le service public et sur l'EPS par rapport à la LOLF et à la Loi Fillon.
    • La stratégie de lutte syndicale : y a-t-il autre chose que la grève : pétitions, lettres aux députés et aux partis politiques, la campagne pour l'élection présidentielle, la vie syndicale dans les établissements, actions auprès des parents d'élèves et au cross académique, aux championnats de France de Basket-ball
    • La conditions des TZR
    • La disparition de l'UNSS
    • Les postes au CAPEPS qui chutent alors que le rectorat embauche des licences pour être vacataires.
    • La lutte pour sauvegarder l'EPS et le fatalisme des (jeunes) collègues
    • la natation et le problème de la sécurité, les restrictions budgétaires.
     

    Le SNEP propose à toute la profession d’entrer en campagne sans plus attendre pour l’EPS, le sport scolaire et un autre sport.

     

    Le projet de budget 2007 va se traduire par une suppression de 8700 postes pour le second degré.

    En EPS

    LE CAPEPS menacé

    415  postes au concours alors que les départs à la retraite sont de l’ordre de 1300 postes. Cet effondrement se traduit déjà par un doute sur l’avenir des filières STAPS et une désaffection sensible des inscriptions en première année.

    Le SPORT SCOLAIRE en grand danger

    Disparition de la notion de forfait, décrochage des heures d’AS du service et attribution au bon vouloir des chefs d’établissement en fonction des moyens attribués. En conditionnant les 3 heures d’AS à des indicateurs (cf LOLF) on rentre dans une spirale infernale qui remet totalement en cause la notion d’universalité du service public du sport scolaire. Nous sommes bien là devant une rupture qui ne fera que fragiliser l’UNSS.

    400 postes (en équivalence) récupérés dans un premier temps. Soit 2500 forfait UNSS. Dans notre académie, les TZR, les collègues des LP et des lycées seront les premiers touchés (info Recteur)

    DES HORAIRES REMIS en CAUSE

          Pour la rentrée 2008, annualisation des horaires qui conduira à

                                       3h40 en 6° au lieu de 4H

                                       2h30 en 5°4° 3° au lieu des 3h

                                       2h en lycée mais avec suppression des options

    UNE FORMATION INITIALE REORGANISEE

             Autour de la Bivalence et d’un pré professionnalisation réduite. Le service des PLC2 passerait à 12 h sans AS.

     

    L’ensemble de ces éléments montre la cohérence des attaques à la fois ,sur les personnels, le recrutement, sur les contenus d’enseignements, le sport scolaire qui vont se concrétiser rapidement dans les établissements avec les propositions de DGH.

    Nous sommes bien devant une remise en cause considérable et sans précédents du rôle et de la place  de l’EPS et du sport scolaire dans les collèges et lycées.

     

    UN PLAN d’ACTION

    ·         Une première riposte s’impose le 18 décembre , jours de discussion au CTP ministériel du projet de décret de 50.

    ·         Poursuite de la campagne de signatures sur le Sport scolaire

    ·         Contact avec les autres syndicats pour élargir l’action.

     

     

    LE LUNDI 18 DECEMBRE :

     

    FCPE – UNEF – FIDL – UNL – CE

     

    • 23 000 postes d’enseignants supprimés en cinq ans

    • 5 000 nouvelles suppressions annoncées en 2007

    • Les objectifs du gouvernement sont officiellement annoncés

     ·      Diminution des horaires des élèves, réduction de l’offre de formation, sorties prématurées par l’apprentissage à 14 ans

     ·       Allongement de la durée du temps de travail des enseignants à la rentrée 2007 (remise en cause des décharges : première chaire, laboratoire…)

     ·       Remise en cause des métiers et des carrières (bivalence, remplacements, règles de promotions…)

     ·      Baisse du pouvoir d’achat

     Parce que nous avons d’autres ambitions

    pour l’Ecole et ses personnels

     Grève unitaire nationale le 28 septembre 2006

     Manifestation à 16 h 30,

    place Kléber

    à Strasbourg

    FAEN, FERC-CGT, FSU, SGEN-CFDT, UNSA-EDUCATION

     

    Rentrée : potion amère

     

    Les fédérations de l'Education nationale FAEN, FERC-CGT, FSU, SGEN-CFDT, UNSA-EDUCATION, constatent que le gouvernement confirme une politique d'économie qui prive l’école publique des moyens d’améliorer les conditions de la réussite scolaire de tous nos élèves.

     

    Ces choix budgétaires se traduisent par la suppression de milliers d’emplois dans l'Education nationale, avec son cortége de régressions inévitables :

     

    -       Baisse des la scolarisation des moins de 3 ans (37% à 25% depuis 2003)

    -       Remplacements de moins en moins assurés dans le 1er et le 2nd degré

    -       Réductions des options dans les lycées et collèges

    -       Réduction des filières dans la voie professionnelle

    -       Classes de plus en plus chargées, suppression de dédoublements

    -       Renoncement à faire réussir l'ensemble des élèves avec l'apprentissage à 14 ans

    Quelques chiffres au plan national :

    De 2003 à 2007, il y a eu

    -         Dans le primaire : 4 101 enseignants de plus pour 184 901 élèves de plus, soit en moyenne 1 création pour 45 élèves supplémentaires !

    -         Dans le secondaire : 20 593 enseignants de moins pour 155 700 élèves de moins, soit une suppression pour 8 élèves !

     

    Ajoutons à cela la baisse de 30% des recrutements cette année : 8 700 nouveaux enseignants seront recrutés, soit la moitié des besoins recensés par le ministère lui-même.

    Sur le plan local

    Les rentrées précédentes ont été marquées par des suppressions de postes dans le Bas-Rhin.

    Cette rentrée-ci ne s'annonce pas sous de meilleurs auspices :

    -         108 suppressions d'ETP - équivalents temps plein - dans les collèges,

    -         Création de 53 postes dans les lycées, ce qui ne correspond pas aux besoins entraînés par l'augmentation des effectifs et suppression de 3 postes en LP malgré des effectifs stables

    -         effectifs lourds en collège et en lycée (la plupart des classes à sont à 35 élèves ou plus en lycée)

    -         précarisation des équipes de surveillance avec une rotation élevée des emplois vie scolaire.

    -         Accent mis sur l'apprentissage au détriment de la formation sous statut scolaire.

     

    Pourtant l'Alsace accuse un retard de scolarisation par rapport aux autres régions, comme l'atteste le nombre inférieur de jeunes accédant au niveau bac.

     

    C'est pourquoi les fédérations de l'Education nationale du Bas-Rhin appellent à se mobiliser dès la rentrée autour d'un pot au goût amer qui sera servi

     

    Mercredi 6 septembre de 15 à 17 heures,
    Place Kléber à Strasbourg

     

    COMMUNIQUÉ DE PRESSE FSU ALSACE

     

    Tous en grève le 4 avril 2006 !

     

    Ignorant totalement la mobilisation exceptionnelle du 28 mars dans l’éducation et la recherche publique, le gouvernement continue, envers et contre tous, de maintenir le CPE.

    Les provocations de ministre de l’Education et les déclaration du recteur de l’Académie de Strasbourg à la presse minimisant la mobilisation ou voulant rouvrir des établissements scolaires par la force, ne peuvent qu’aggraver la situation.

    Aussi, soucieuse de l’avenir des jeunes et du Service Public d’Education, la FSU Alsace appelle l’ensemble des personnels à une nouvelle grève unitaire et aux manifestations avec les jeunes et les salariés le mardi 4 avril : le CPE doit être retiré !

     

    MANIFESTATIONS

     

    è à Strasbourg :

    rendez-vous à 14 h 00 place Kléber

     

    è à Mulhouse :

    rendez-vous à 14h30 place de la Réunion.

     

    Tous ensemble,

    résolus à obtenir le retrait du CPE, on peut gagner !

     

     Le 31 mars 2006 :

    Joseph Siméoni ,FSU 68,

    Jean-Michel Vaillant,FSU 67

    GREVE le 28 MARS 2006 

    Le premier Ministre veut la grève du 28 mars. Il ne veut pas résoudre le problème posé par l'adoption du CPE. Il n'a pas pris la mesure des mobilisations importantes qui se déroulent régulièrement depuis deux mois. Il prend le risque d'accentuer les actes de violence qui accompagnent les manifestations ; il spécule sur la peur, le découragement ; il n'accepte pas qu'une population se lève contre un dispositif inique ; en bref, il a décidé de ne rien voir, de ne rien entendre, par contre, de beaucoup dire.

    Visiblement, il veut tester jusqu'au bout la capacité de mobilisation des organisations. Aujourd'hui, vendredi 24 mars, 16 heures, après avoir rencontré les 5 confédérations syndicales, il n'a rien d'autre à dire sinon qu'il persiste et qu'une prochaine rencontre aura lieu le 28. L'astuce est claire : il veut voir l'effet produit sur l'opinion par la formidable campagne médiatique sur les casseurs et les violences.

    La réponse à donner est claire : réussir la journée du 28 mars.

    Cette réussite signifie clairement deux choses : d'abord que la grève soit massivement suivie, c'est-à-dire débouche sur des « établissements déserts » ; ensuite que les manifestations soient imposantes, et elles ne le seront que si vous y participez effectivement. Nous vous y attendons nombreux.

    Le gouvernement spécule sur la pression des examens et sur l'activité des organisations qui le soutiennent pour faire désespérer les jeunes.

    Ce calcul est mauvais. Le CPE n'est pas que l'affaire des jeunes. Il est un premier pas vers une refonte du code du travail et du statut des fonctionnaires. De plus en plus, ce gouvernement dénonce comme une situation anormale le fait qu'il y ait des salariés « protégés », reconnaissons sous ce vocable les fonctionnaires, alors que le chômage frappe lourdement (10%) l'emploi dans le secteur privé. Le CPE questionne aussi notre avenir.

    Voilà pourquoi, le 28 mars, par son ampleur, doit faire fléchir le gouvernement et enterrer durablement tous les projets qui veulent faire de tous les salariés les flexibles de demain.

    En grève, tous en grève le 28 !

     

    Jean Lafontan

     

    Appel FSU 68 ou FSU Alsace : « Amplifier les convergences entre étudiants, lycéens et salariés dans les manifestations et la grève unitaires pour obtenir le retrait du CPE »

     

    La FSU Alsace se félicite du succès grandissant que connaît le mouvement pour le retrait du CPE dans notre région. L’ampleur des rassemblements traduit l’enracinement du rejet du CPE dans toute la population et la volonté majoritaire du retrait définitif de la loi sur la pseudo « égalité des chances ».

    La FSU considère qu’il est essentiel, face au blocage gouvernemental et aux manœuvres en recul du 1er ministre, de poursuivre et d’élargir la mobilisation . La FSU appelle tous les personnels de l’éducation, de la recherche, de la culture et de l’insertion à se réunir dans les établissements pour débattre, expliquer et construire l’intervention unitaire de toute l’éducation en vue d’assurer le succès massif des manifestations du jeudi 23 mars, y compris en recourant à la grève, et de donner à la journée de « grève et de manifestations interprofessionnelles unitaires du mardi 28 mars » toute la force qu’il faut pour faire entendre raison à deVillepin et au MEDEF.

    Refuser la casse du droit du travail, obtenir le retrait du CPE, ouvrir des négociations sur l’avenir de la jeunesse et du service public d’éducation minés par les politiques libérales de régression et de précarité, c’est le choix commun des jeunes, des familles et de tous les salariés du privé et du public, c’est le choix majoritaire des forces vives du pays, c’est le choix de l’unité pour gagner contre la précarité comme forme naturelle du travail et des rapports sociaux.

    Tous ensemble, résolus à obtenir le retrait du CPE, nous pouvons gagner.

     

    Le 20 mars 2006 pour la FSU  : J. Siméoni

     

    Retrait du CPE - la mobilisation continue

    Objet : Manifestation unitaire du 18 mars 2006


    * RASSEMBLEMENT : 14h00 Place Kléber

    * DEPART DE LA MANIFESTATION : 14h30

    * PARCOURS :
    Place Kléber
    Rue de la Haute-Montée
    Rue du Vieux Marché aux Vins
    Rue du 22 Novembre
    Rue des Francs Bourgeois
    Rue de la Division Leclerc
    Rue de l'Ancienne Douane
    Rue du Vieux Marché aux Poissons
    Rue des Grandes Arcades
    Place Kléber

    * ORDRE DE LA MANIFESTATION :

    1° ETUDIANTS - LYCEENS
    2° ORGANISATIONS SYNDICALES
    * C.F.D.T.
    * C.F.E. - C.G.C.
    * C.G.T.
    * UNSA
    * F.O.
    * F.S.U.
    * C.F.T.C.

    * BANDEROLE DE TETE : "RETRAIT DU CPE"
     
    Ce message est posté directement de la fac occupée de Strasbourg.

    Depuis ce mardi 7 mars à 20h, le patio de l'Université Marc Bloch est
    occupée jours et nuits par des étudiant-e-s, chômeur-se-s, précaires,
    syndiqués et non-syndiqués, déterminés à lutter contre le CPE, la loi sur l'
    (in)égalité des chances, le CNE, et toutes les mesures visant à la
    précarisation de l'emploi, le démantèlement des services publics, la
    déshumanisation des raports sociaux...

    Un espace autogéré a été ouvert, qui permet à de multiples initiatives de
    voir le jour, et se veut un lieu d'émancipation ou toutes les propositions
    sont bienvenues et réalisables: conférences, projections, concerts, repas et
    buvette à prix libres...

    Nous avons besoin de vous pour continuer la lutte!!
    Nous appellons tou-te-s les citoyen-ne-s conscient-e-s de la nécessité de la
    lutte à nous rejoindre!

    Par ailleurs, nous avons besoin de sous pour tenir: les tracts, affiches,
    pots de peintures, paquets de café, nourriture, etc... coûtent de l'argent,
    et la vente (à prix libre) de café/thé/gâteaux (à prix libre) mise en place
    à la buvette , permet tout juste de rentrer dans nos frais.

    Nous avons besoin également de matelas, couvertures, vieux fauteils,
    canapés, draps blancs pour nos banderoles, nourriture, boissons, café,
    etc...

    En outre, nous organisons une GRANDE FETE POPULAIRE, ce samedi 11 mars 2006,
    toute la nuit!! L'entrée est GRATUITE!!
    Avis à tou-te-s les fêtard-e-s, musicien-ne-s, artistes, jeunes, moins
    jeunes, à nous rejoindre pour une belles soirée teintée de Liberté et de
    Solidarité!!

    Merci de me répondre vite!!

    Julien, pour le Collectif Autonome de Lutte.

    Julien Pruvost"
    pruvost_jule67@hotmail.com

    Communiqué de presse SNEP 

    16 mars 2006: GREVE pour l’EPS et les STAPS

    Les étudiants STAPS et leurs organisations, en lutte depuis des semaines suite aux réductions de 50% des postes aux concours (CAPEPS, Agrégation), ont décidé, en liaison avec le SNEP et le SNESUP, d’appeler à une manifestation nationale le 16 mars, à Paris.
    Le SNEP appelle l’ensemble des enseignants d’EPS à faire du 16 mars 2006 une journée nationale de grève et de lutte pour l’EPS, le sport scolaire, les STAPS.

    Le 16 mars, en participant à la grève, à la manifestation nationale et aux diverses initiatives qui pourront être décidées localement, les enseignants d’EPS marqueront leur désaccord avec les attaques dont leur discipline est l’objet :
    - « socle commun » de la loi Fillon qui exclut l’EPS des enseignements considérés comme fondamentaux
    - réduction drastique des postes aux concours de recrutement 2006
    - mise en cause de l’éducation physique et sportive et du sport scolaire dans les établissements dans le cadre de la préparation de la rentrée 2006 (suppressions de postes et de moyens, de forfaits AS et d’options, augmentation des effectifs par classe…)
    - dégradation des conditions d’emploi et de travail des personnels et des conditions d’étude des élèves.

    Les enseignants d’EPS agiront pour la prise en compte de leurs propositions pour un progrès de l’EPS dans le système éducatif dans le prolongement des 450 000 signatures de la pétition SNEP de l’an passé, insistant sur la place et le rôle incontournables de l’EPS dans la culture commune à transmettre à l’ensemble des jeunes du pays.

    Ils exigeront le recrutement de 1500 enseignants d’EPS aux concours internes et externes 2006 pour faire face aux besoins de la discipline et des élèves et compenser les départs à la retraite des personnels. Ils agiront également pour l’augmentation et la diversification des débouchés de la filière STAPS.

    Les enseignants d’EPS en lutte contribueront ainsi pleinement à l’action pour le développement d’un service public d’enseignement capable de répondre aux défis de notre temps.

    Ils prolongeront ainsi le mouvement unitaire du 7 mars contre le CPE pour lequel le SNEP appelle les enseignants d’EPS à participer
    massivement aux grèves et aux manifestations.
     

    Chères et chers collègues,
     
    Le SNEP appelle les enseignants d'EPS
    - à participer massivement aux grèves et aux manifestations du 7 mars contre le CPE
    - à être en grève le 16 mars 2006pour les STAPS et l'éducation physique et à assurer les initiatives revendicatives ce jour, en particulier la manifestation nationale.
     
    Ci dessous un texte sur la genèse des deux décisions et en pièce jointe le communiqué de presse SNEP à propos du 16.

    Cordialement
    Serge Chabrol
    Secrétaire national
     

    7 mars, 16 mars

    Genèse de deux décisions.

     

    La conscience de nocivité de la politique du gouvernement entraîne un mécontentement accru de la population, les sondages le prouvent. Le « comment passer du mécontentement à la mobilisation » est l'objet d'un débat soutenu dans et entre toutes les forces syndicales et notamment sur la place de la grève.

     

    Cela a été particulièrement le cas pour la journée du 7 mars contre le CPE.

    L'analyse du dispositif CPE fait l'accord : cheval de Troie contre les garanties offertes par le code du travail, ciblant les jeunes salariés, il vise incontestablement à les habituer à des perspectives professionnelles instables et à faire de la gestion de la précarité un mode permanent de gestion de l'emploi salarié dans les entreprises.

    A partir de la décision unitaire d'exiger le retrait de ce CPE des dispositifs de l'emploi, de la date retenue du 7 mars comme journée nationale (après une première réaction le 7 février), le débat s'est vite centré sur les meilleures dispositions à prendre pour réussir cette journée.

    Les organisations étudiantes et lycéennes ont décidé de plusieurs journées de mobilisation en même temps que d'interventions dans les Universités (prises de paroles, blocages des amphis voire d'universités). Les manifestations ont été diversement suivies avec une tendance incontestable à leur montée en puissance.

    Dans le secteur privé, FO et l'USS[1] ont appelé à une grève interprofessionnelle.

    Dans des secteurs particuliers (Poste, Télécoms, finances, transports, Air France,.) des appels unitaires ont été rendus publics appelant à la grève ou déposant un préavis.

    La FSU, dès le 13 février, appelait « à tout mettre en ouvre pour permettre une participation massive aux manifestations dans les cadres les plus unitaires possibles, y compris en déposant des préavis de grève à chaque fois que nécessaire ».

    Cette position, au fur et à mesure que des sections départementales de la FSU décidaient d'actions de grève (généralement lorsque les conditions d'une unité large étaient réalisées), s'est infléchie dans le sens de peser pour encourager les personnels à participer aux manifestations, y compris en décidant la grève afin que le caractère massif des rassemblements demeure le critère essentiel de réussite de la journée. Cependant, la FSU n'a pas décidé d'un appel national franc à la grève. Pourquoi cela ? Plusieurs raisons :

    1. malgré un mécontentement grandissant, depuis la grève du 4 octobre (interprofessionnelle), les actions de grève ont été régulièrement moins suivies ;
    2. un débat permanent s'est installé autour de la crédibilité de journées de grèves éparses ; la modalité de grève est contestée mais pas l'idée d'agir ; un écart permanent se creuse entre le mécontentement et les luttes qui l'expriment ; en même temps, les formes alternatives de mobilisation ne font pas accord (actions le samedi ou dimanche, formes « nouvelles », mais lesquelles ?...) ;
    3. les confédérations syndicales, dans le secteur privé (à l'exception de FO) n'ont pas lancé de mot d'ordre de grève, par contre elles ont encouragé leurs militants, les salariés à développer tous les efforts pour participer aux manifestations et, si la grève s'avérait nécessaire, elle devait être décidée.
    4. La politique de précarité et les attaques contre toutes les formes de statut sont une constante de ce gouvernement ; en ce sens le CPE est aussi notre combat de fonctionnaire et c'est le sens de notre participation à cette journée ; en même temps le travail d'explication pour crédibiliser l'action contre le CPE, comme urgence, reste à faire. Il est vrai que nous avons eu, sur la question des précaires de la PF, les plus grandes difficultés à mobiliser les personnels.
    5. Dans le secteur des fonctionnaires, l'UGFF-CGT a appelé à la grève mais il n'a pas été possible de signer un texte unitaire à quatre organisations malgré les interventions pressantes de la FSU en ce sens.

    Ce rapide survol permet de comprendre le positionnement de la FSU : rendre effective la participation massive aux manifestations tout en menant le travail de conviction afin d'étendre au maximum l'engagement de chacun/e et de décider si possible la grève.

    Le SNEP a défendu en permanence cette approche : dépôt d'un préavis, expliquer le sens du CPE, débattre et encourager la participation aux manifestations, faire grève là où les conditions unitaires sont réunies.

    La journée du 7 n'est pas le point d'orgue à nos actions contre le CPE. Le gouvernement, contraint d'utiliser le 49 3 pour faire passer son texte, n'est pas assuré de sa victoire au bout du compte malgré les votes positifs intervenus à l'Assemblée Nationale et au Sénat. La lutte se poursuivra.

     

    Sur notre secteur :

    La mobilisation des étudiants STAPS se poursuit. Elle est liée au travail considérable de contestation que nous avons développé contre la théorie des surnombres d'enseignants d'EPS lancée par l'administration. Dans certaines académies, cette théorie s'est effondrée par le recours à des vacataires, là où on nous annonçait des « surplus » étonnants de remplaçants. En même temps, la montée en puissance de la question du socle, les mesures qui sont prises suite aux DHG réparties dans les établissements, confortent nos analyses sur la marginalisation de l'EPS.

    Le SNEP a été partie prenante des coordinations étudiants - formateurs. Les étudiants ont décidé de faire du 16 mars une journée nationale d'action avec manifestation à Paris. Le secrétariat national du SNEP après consultation des BD et BA a décidé d'appeler les enseignants d'EPS à se mobiliser et à être en grève le 16 mars.

    La confluence des préoccupations des étudiants et des nôtres, l'intime liaison des problèmes, nous ont conduit à saisir l'opportunité d'une action commune. Tel est le sens de la décision pour la grève le 16 mars.

    Nous savons bien que les réticences à la grève, notées pour le 7, se poseront aussi pour le 16. Il y a un travail de conviction à faire pour que chacun saisisse l'importance de cette décision au moment où tout montre une convergence d'attaques contre notre discipline.

    Déjà différentes initiatives sont programmées par les étudiants dans les jours précédant le 16 avec des montées en vélo à Paris depuis Bordeaux, Aix Marseille, Lille et donc des points de rendez-vous sur les parcours. Les enseignants des lieux concernés doivent aider les étudiants (accueil, initiatives revendicatives, contacts presse, etc.).

     

    Pour le 16, nous appelons les enseignants d'EPS à être massivement en grève et à organiser la réussite de la manifestation nationale à Paris (voir avec les bureaux départementaux et académiques). Parallèlement, ce jour là, des initiatives pourront être organisées en province pour les étudiants, formateurs et enseignants qui ne pourraient se rendre à Paris.

     

     

    Action du 7 février 2006 contre le CPE

    Le 2 février, nous étions dans l’action contre la précarité, pour les salaires, l’emploi public, les services publics, l’éducation et la recherche.

    La FSU appelle tous les personnels à être dans l’action le 7 février avec les jeunes et les autres salariés et à participer massivement aux manifestations pour le retrait du CPE. La FSU a déposé un préavis de grève pour ceux qui auraient besoin d’y recourir pour participer aux manifestations
     
    À Strasbourg, manifestation à 14h30 place de l’Université (en face du Palais U), appel intersyndical (Organisations de salariés, d'étudiants et de lycéens).

    A Mulhouse 15h, rassemblement devant la Sous préfecture, appel intersyndical.

     

     Strasbourg le 1°février 2006

     

     

    Mesdames, Messieurs les députés et sénateurs,

     

     

    Une nouvelle fois, le SNEP s’adresse à vous à propos de la place de l’éducation physique et sportive dans le système éducatif français et de l’avenir des étudiants en STAPS.

     

    Bien sûr, les étudiants engagés aujourd’hui dans cette filière peuvent se diriger vers d’autres voies que l’enseignement de l’EPS. Le professorat et l’agrégation d’EPS ne sont pas les seuls débouchés pour cette formation. La filière STAPS, « Héritière d’une longue tradition, [elle] a contribué au développement, dans les Universités, de parcours de formation qui construisent aujourd’hui au sein du LMD des compétences avérées. Son affaiblissement nous semble comporter un risque important pour la 74e section [STAPS]. Alors que les STAPS ont fait un véritable tour de force dans la diversification des formations par rapport à la seule voie – le CAPEPS – qui existait, il serait ubuesque qu’aujourd’hui cette filière « historique » soit elle-même mécaniquement tarie par les seuls effets d’une conjoncture défavorable. »[1]

     

    Il y a un an, lors du débat relatif à la « loi pour l’avenir de l’école », le SNEP et les enseignants d’EPS ont mené une action forte contre le « socle commun » et l’optionnalisation de l’éducation physique au Diplôme National du Brevet. Celle-ci a reçu un large soutien de l’opinion publique, avec 450 000 signatures recueillies et remises au ministre. Si nous avons obtenu gain de cause pour le Brevet, aucune modification n’a été acceptée concernant les contours du socle commun. Le refus d’y faire figurer la culture corporelle, sous quelque forme que ce soit, comme élément fondamental de la formation des jeunes revient à exclure l’éducation physique de ce socle, à lui donner un statut de discipline subalterne, avec les risques de mise en cause, sous diverses formes, dans les collèges et lycées.

     

    Dans ce contexte, la publication du nombre de postes offerts aux concours de recrutement d’enseignants en 2006 était particulièrement attendue. Le ministre de l’éducation nationale a attendu les congés de Noël pour la rendre publique. Ce faisant, il a rompu avec l’engagement de son prédécesseur d’effectuer cette annonce en début d’année universitaire ; il a aussi montré le peu de cas qu’il fait des très nombreux-ses étudiant-es qui préparent ces concours, dont certains débutent à la mi-février.

     

    Au-delà, le nombre des recrutements annoncé connaît une baisse très importante : -10% pour le 1er degré et -32% pour l’enseignement secondaire qui subit une véritable saignée. Dans ce contexte, l’éducation physique et sportive est particulièrement frappée :

     

    ·         CAPEPS externe :          400 postes (800 en 2005, soit -50%)

    ·         Agrégation externe :       15 postes (35 en 2005, soit -57%, nombre inférieur à celui des seul-es étudiant-es préparant l’agrégation à l’ENS de Cachan)

    • CAPEPS interne :             40 postes (120 en 2005, soit -73%)

    • Agrégation interne :        100 postes (120 en 2005, soit -17%)

    • Suppression du concours réservé (30 postes en 2005) et de l’examen professionnel (30 reçus en 2005).

     

    Au total, avec 555 postes offerts à l’ensemble des concours de 2006 (1135 en 2005), les recrutements en EPS chutent de 51%. Il faut rappeler que le nombre de postes ouverts au CAPEPS externe avait d’abord été ramené brutalement de 1330 (CAPEPS 2003) à 780 par Luc Ferry en 2004, puis porté par François Fillon à 800 pour 2005, suite aux actions importantes des étudiants. Son Cabinet s’était alors engagé sur une montée en puissance des recrutements dès 2006, pour atteindre le chiffre de 1300 en 2008 (voir ci-dessous).

    Aujourd’hui la promesse est ignorée. M. Fillon n’est plus là pour en répondre. La République se défile et les étudiants se sentent trahis, particulièrement les candidats aux concours de 2006. Comment expliquer par ailleurs les fluctuations incohérentes des recrutements entre 2003, 2004, 2005 et 2006 ?

     

    Cela est d’autant plus incompréhensible et inacceptable que la DEP (direction de l’évaluation et de la prospective) du ministère de l’éducation nationale a publié en juin 2005, dans la revue Éducation & formations n°71[2], une étude sur

    « Les besoins en personnels d’enseignement, d’éducation et d’orientation

     dans le second degré public entre 2006 et 2013 »

     

    Cette étude très fouillée et exhaustive laisse peu de zones d’ombre. Tous paramètres pris en compte, les besoins du second degré sont évalués à 17 330 recrutements par an sur les huit années concernées. Or le ministère ne propose que 10 000 postes aux concours externes cette année. La note de la DEP précise que l’impact du départ différé en retraite, suite à la réforme de 2003, n’affecte que légèrement les prévisions (« les départs différés une année se réalisent les années suivantes »). Cela constitue pour le ministre une mise au point par ses propres services – en forme de démenti – pour ce qui est de l’utilisation de cet argument.

     

    Concernant l’éducation physique et sportive, c’est un recrutement de 1235 nouveaux enseignants chaque année que préconise la DEP. C’est donc au moins 680 enseignants d’EPS (1235 – 555) qui feront défaut dans les collèges et lycées, après les concours de 2006.

     

    On ne peut suspecter de partialité, et encore moins de légèreté, ces données venant d’une des Directions du ministère de l’éducation nationale dont l’objet est bien la connaissance objective de l’état de l’école. Outre qu’elles montrent à l’évidence que les besoins en enseignants sont réels et donc qu’un choix politique gouvernemental est fait de mettre un terme à la priorité donnée à l’éducation nationale, elles confirment également, pour ce qui est de notre discipline, que « l’excédent d’enseignants d’EPS », théorie développée par le ministère de l’EN depuis 2003, est bien la fable que ne cessent de dénoncer le SNEP et avec lui les enseignants d’EPS.

     

    Cette fable a été permise par la réduction du nombre des postes EPS implantés dans les établissements ; par l’utilisation des postes de titulaires sur zone de remplacement (TZR) pour satisfaire des besoins autres que les seuls remplacements ; par le développement des groupements d’heures et la multiplication des heures supplémentaires ; par l’augmentation des effectifs par classe, la suppression de nombreuses options ; par des pressions sur le forfait consacré à l’association sportive, la mise en cause de la formation continue …

     

    Pour ne prendre ici que l’exemple de l’académie de Strasbourg, nous avons fait le calcul sur les données de 2005-2006,  en transformantla moitié des heures supplémentaires, il était possible d’implanter 25 postes d’enseignants d’EPS

     

    L’observation de ces faits de terrain, identifiables aujourd’hui, montre ce qu’il faut bien appeler une supercherie. Celle-ci consiste à présenter la baisse des recrutements pour 2006 comme relevant d’une adaptation légitime à la « réalité » de la discipline – la fable des enseignants d’EPS excédentaires - alors qu’elle procède en fait d’une décision prise a priori : la baisse de l’emploi public, tout particulièrement à l’éducation nationale.

     

    L’EPS n’étant pas considérée comme une discipline à part entière, comme l’a montré la mise en place d’un « socle commun » excluant la culture corporelle et sportive, il n’est dès lors pas surprenant qu’elle soit particulièrement frappée par les coupes claires dans les recrutements.

     

    Nous n’acceptons ni l’argumentaire tronqué du ministère, ni les attaques contre l’Éducation, et en particulier contre l’éducation physique et sportive. Une société qui n’accorde ni sa confiance, ni son soutien à son École est condamnée au déclin. La France peut-elle être ambitieuse sans l’être elle-même pour son Ecole. Nous sommes persuadés que la culture corporelle et sportive a toute sa place dans un système scolaire plus démocratique, visant la réussite de tous.

     

    Il n’est pas possible que les recrutements 2006 soient maintenus au niveau actuellement proposé. C’est pourquoi, avec le SNEP, les enseignants d’EPS souhaitent vous rencontrer dans les plus brefs délais pour connaître votre appréciation sur les questions évoquées dans ce courrier, et les démarches que vous pourriez envisager.

     

    Nous vous prions d’agréer, Madame, Monsieur,  l’expression de notre considération.

     

    Le secrétaire académique du SNEP

    Raymond Bahl


     

    [1] Extrait de la lettre du CA de la Conférence des Directeurs et doyens d’UFR-STAPS au ministre de l’EN (8/1/2006)

    [2] ftp://trf.education.gouv.fr/pub/edutel/dpd/revue71/article5.pdf

     

    Action "Fonction Publique" le 2 février 2006

    Salaires – Emploi – Statuts

    Les organisations syndicales FSU, CGT, UNSA, FO, CFDT (CFTC en attente de décision nationale) ont décidé d'un rassemblement le jeudi 2 février 2006 à 10 heures place Kléber, suivi d'une manifestation (si assez de monde et dont le parcours dépendra du nombre de manifestants).

    Ordre du défilé : CGT, CFDT, FSU, UNSA, FO, autres

    Journée d’action avec grève et manifestations le 2 février

     

    Les fédérations de l’Education, FAEN, FERC-CGT, FSU, SGEN-CFDT, UNSA-Education, s’inscrivent dans l’appel intersyndical Fonction Publique à une journée d’action avec grève et manifestations le 2 février.

     

    Parce que la semaine d’action qu’elles avaient décidée en commun s’inscrit totalement dans la défense et la transformation d’un service public de qualité pour tous et partout, elles appellent donc les personnels de l’éducation et de la recherche à faire grève et manifester ce jour là pour les salaires et le pouvoir d’achat, pour l’emploi, contre les suppressions de postes, contre la précarité et pour la défense du service public d’éducation.

    24 novembre 2005 - ASSEMBLÉES GÉNÉRALES ET CONFÉRENCES DE PRESSE DANS LES DEUX DÉPARTEMENTS

    14 h 30 : au local FSU
    19 boulevard Wallach, 68100 MULHOUSE

    -----------------------------------------

    14 h 30 : Maison des Syndicats
    salle B, 1 rue Sédillot, 67000 STRASBOURG

    Après le 4 octobre et Après la journée nationale de refus des remplacements de Robien du 12 octobre

    le SNES maintient la pression sur le ministre
    - Remplacements, budget, loi Fillon, salaires et carrières au coeur de notre action.
    - Les prochaines étapes de notre plan d'action :
    - poursuite de la campagne de pétition "remplacement" :
    cap sur les 100 000 signatures,
    - appel du SNES à ce que, dans les établissements, les personnels s'engagent majoritairement à ne pas accepter les remplacements imposés à partir du 1er janvier,
    - journée d'expression en direction de l'opinion publique et des parents d'élèves le mercredi 16 novembre,
    -
    journée nationale de grève le jeudi 24 novembre avec montée à Paris d'un représentant par établissement pour aller exprimer au ministre le refus de leurs collègues d'assurer les remplacements imposés.

     
     

     

    Action contre le remplacement : RV à  devant l'IA à Colmar, 21 rue Henner jeudi 13 octobre 2005 à 17h45.

    Une délégation de la FSU, dont une responsable du SNEP, sera reçue par l'Inspecteur d'Académie du Haut Rhin.

    A propos des remplacements :
    S
    ANS RIEN REGLER POUR LE REMPLACEMENT DES ABSENCES LONGUES CE DISPOSITIF EST INEFFICACE POUR LES ABSENCES DE MOINS DE 15 JOURS
    Les contraintes d’emplois du temps, de locaux, vont amener inévitablement à remplacer le professeur absent par un enseignant d’une autre discipline, ne connaissant pas nécessairement la classe et qui fera donc au mieux de la garderie "qualifiée" ! De plus, en EPS, comment faire face à la nécessité d'installations sportives à disposition constante ?

    Le fait d'être amené à travailler 5 heures hebdomadaires en plus, annoncées 24h à l'avance ne peut se faire qu’au détriment du reste des tâches de l'enseignant et représente une importante surcharge de travail.
    Devra-t-on renoncer à la formation continue, à toute autre absence justifiée, pour ne pas imposer à nos collègues une telle contrainte ?
    Contribuera-t-on à renforcer la cohésion des équipes en créant des tensions dans les établissements, en culpabilisant les absents, en remodelant l’organisation du travail des enseignants : par exemple, en organisant des emplois du temps de façon à permettre prioritairement le remplacement entre collègues au détriment du travail par niveau de classe?
    Lire la suite ...
     

    La grève du 4 octobre 2005 : un succès
    "Nous estimons à environ 52% le nombre de grévistes dans le second degré", indique à L'AEF Bernard Boisseau, co-secrétaire général du SNES-FSU, aujourd'hui, mardi 4 octobre 2005. Le syndicat se fonde sur une estimation réalisée à 10h30 ce matin, dans 316 établissements scolaires, recensant les grévistes parmi les enseignants et personnels de vie scolaire. Dans les collèges, le taux de grévistes s'élèverait à 56,4% et à 47,7% dans les lycées. Le SNES estime qu'il s'agit de "bons résultats, qui s'apparentent à ceux des dernières mobilisations". Pour sa part, le SNUIPP-FSU confirme son estimation de 50% de grévistes dans le premier degré (L'AEF du 03/10/2005, 56603).

    La dernière grève nationale à l'appel de l'ensemble des confédérations syndicales a eu lieu le 10 mars 2005, avec pour mots d'ordre les salaires et l'emploi, et, côté Éducation nationale, le retrait du projet de loi sur l'école (L'AEF du 10/03/2005, 51071). Le SNUIPP-FSU estimait à 60% le nombre d'enseignants du primaire en grève, et le SNES à 54% dans le second degré, 48% en lycée et 58% en collège (L'AEF du 10/03/2005, 51072). Pour le ministère de l'Éducation nationale, les enseignants avaient fait grève à 41% dans le premier degré, 40% dans les collèges, 31% dans les LP (lycées professionnels), 36% dans les LEGT (lycées d'enseignement général et technologique) et 24% des personnels ATOSS (administratifs, ouvriers, techniciens, de service et de santé) avaient également le mouvement.

    Les organisations appelant aujourd'hui à la grève et à manifester dans les secteurs public et privé sont la CGT, l'UNSA, la CFDT, la CGT-FO, la CGC, la CFTC, G 10 Solidaires, et, dans l'Éducation nationale, la FSU, l'UNSA-Éducation, la FAEN, la FERC-CGT, le SGEN-CFDT, la FNEC-FP-FO, le CNGA-CFE-CGC, la Fédération EIL et la CNT-FTE. La CSEN "laisse ses adhérents et ses sympathisants libres de se joindre ou non aux actions".
     
    Le point de vue des autres syndicats :
    1) CGT
    Première appréciation du 4 octobre : succès incontestable de la mobilisation
    La journée de mobilisation interprofessionnelle du 4 octobre, avec grèves et manifestations unitaires, est incontestablement un grand succès.
    C’est ce que démontre une première analyse :
    Le nombre de manifestations était plus important que le 10 mars 2005. A 17 heures, elles rassemblaient 1 200 000 participants avec une forte présence des salariés du privé.
    Les arrêts de travail, eux aussi plus nombreux, ont été bien suivis sur l’ensemble des branches professionnelles du public et du privé.
    Les manifestations, parfois très impressionnantes, se sont déroulées avec le soutien de trois français sur quatre qui approuvent cette initiative syndicale au travers de deux enquêtes d’opinion.
    Le gouvernement et les employeurs auraient grand tort de ne pas prendre en compte la juste mesure des messages qui leur sont clairement adressés aujourd’hui.
    Cette journée confirme le divorce entre les aspirations sociales qui se sont déjà exprimées à de multiples reprises cette année et les décisions unilatérales et injustes qui se succèdent dans tous les domaines.
    Le Premier ministre ne peut pas s’en tenir à sa première réaction : « j’écoute le message des français » et continuer la même politique qui est justement mise en cause.
    Il doit changer de position sur plusieurs réformes et conflits en cours.
    Les centaines de milliers de grévistes et de manifestants ont clairement exigé des résultats concrets et rapides sur leurs revendications.
    Le gouvernement et le Medef ont quelques jours pour annoncer l’ouverture de négociations.
    La Cgt appelle les salariés à s’appuyer sur la dynamique d’action du 4 octobre pour décider d’autres initiatives unitaires dans les entreprises, les branches professionnelles.
    La Cgt se félicite de la tenue au plan national, dans les jours prochains, d’une réunion intersyndicale pour analyser la portée du 4 octobre et des suites à donner à ce puissant mouvement revendicatif.

    2) FO
    Déclaration du Bureau Confédéral
    Les salariés du privé et du public ont massivement répondu à l’appel à manifester et à débrayer le 4 octobre 2005, avec près de 1,3 million de manifestants.
    Ce soir, la balle est dans le camp du gouvernement. Il lui appartient, ainsi qu’au patronat, de répondre rapidement aux revendications en termes de pouvoir d’achat, d’emploi, de services publics et de lutte contre la précarité.
    C’est en fonction des réponses que Force Ouvrière se déterminera sur les suites du 4 octobre.
    En démocratie, il appartient à chacun de prendre ses responsabilités.
    Aujourd’hui, la suite du 4 dépend des pouvoirs publics et du patronat.

    3) CFDT
    Partout en France, les salariés sont descendus massivement dans la rue pour manifester pour l’emploi, les salaires et les droits des salariés.
    30 000 à Toulouse, 20 000 à Caen, 100 000 à Marseille, 10 000 au Havre, 30 000 à Grenoble, 30 000 à Bordeaux, 10 000 à Rennes et à Saint-Brieuc, 6000 à Brest et 150 000 à Paris où le cortège CFDT rassemblait environ 12 000 personnes. Ces quelques chiffres sur les 150 manifestations qui étaient organisées ce 4 octobre dans tout le pays indiquent l’importance de la mobilisation des salariés. En tout, ce sont probablement plus d’un million de manifestants qui ont défilé dans les rues du pays à l’occasion de cette journée d’action. La CFDT a été particulièrement présente dans les différents cortèges. Elle a notamment réussi à mobiliser une partie des salariés du secteur privé bien que le choix d’une journée d’action en semaine n’ait pas favorisé la présence des salariés du privé.
    Interrogé au début de la manifestation, François Chérèque déclarait : « La mobilisation est forte, semble-t-il plus forte que le 10 mars. Ce qu'on attend aujourd'hui, ce sont des réponses très claires sur l'emploi et le pouvoir d'achat. Dans les branches professionnelles, on veut des accords pour qu'il n'y ait plus de minima sous le smic. On attend aussi du gouvernement qu'il soit beaucoup plus exigeant avec les entreprises, qu'il contrôle l'utilisation des 22 milliards d'aides, avec des contreparties en terme d'emploi et de salaires. Il y a dans les cortèges CFDT une grosse présence des entreprises privées. Il y aura de toute façon une suite ».

    4) Solidaires
    Le 4 octobre : un succès qui appelle une suite !
    Plus d’un million de manifestants dans les rues, la journée de grèves et de manifestations unitaires a été un incontestable succès, dans le secteur privé, comme dans le secteur public, dépassant même en ampleur celle du 10 mars. Il s’agit d’un nouveau désaveu pour les orientations néolibérales portées par le président de la République et ses gouvernements successifs. L’arrivée du gouvernement Villepin n’a fait que prolonger les trois ans de son prédécesseur et a correspondu à de nouveaux coups portés aux salariés : contrat nouvelles embauches, mesures fiscales favorables aux couches les plus aisées, remise en cause de la progressivité de l’impôt, sanctions contre les chômeurs, modification des seuils sociaux, poursuite des privatisations et aggravation des attaques contre les services publics. De plus, le pouvoir d’achat des salariés stagne, voire diminue, alors même que les profits des entreprises explosent.
    Dans cette situation, le succès de la journée du 4 octobre, soutenue par une très grande majorité de la population, est le signe d’un ras-le-bol profond dont le gouvernement ferait bien de prendre la mesure. Le gouvernement doit, s’il veut éviter une sérieuse crise sociale, prendre ses responsabilités et impulser l’ouverture de négociations, dans le privé comme dans le public, sur l’emploi, les salaires, la protection sociale et les services publics. En sera-t-il capable ? Les déclarations des principaux responsables gouvernementaux ne laissent guère d’espoir sur ce point.
    Pour l’Union syndicale Solidaires, cette journée doit être le point de départ d’un processus de mobilisation permettant d’obtenir satisfaction sur les principaux dossiers en cours. Au-delà des journées d’actions sectorielles déjà prévues, comme par exemple dans la santé le 20 octobre, l’Union syndicale Solidaires est favorable à un nouveau rendez-vous de grèves et de manifestations interprofessionnelles afin de faire monter encore plus les exigences sociales portées par les salariés. Après une journée d’une telle ampleur, il est de la responsabilité du mouvement syndical de lui donner rapidement une suite dans l’unité.

    Pour l’Union syndicale Solidaires, cette journée doit être le point de départ d’un processus de mobilisation de grande ampleur, dans la perspective d’une grève générale reconductible, permettant de faire céder le gouvernement. Concernant les services publics, la manifestation nationale du 19 novembre à l’initiative de la Fédération nationale des collectifs de défense des services publics sera une échéance particulièrement importante. L’Union syndicale Solidaires y prendra toute sa place.

     
    Appel à la mobilisation le 4 octobre 2005

    Les confédérations syndicales Cfdt, Cfe-Cgc, Cftc, Cgt, Cgt-Fo, réunies ce jour, appellent l’ensemble des salariés du public et du privé, des petites aux grandes entreprises, les demandeurs d’emploi, et les retraités à une journée nationale d’actions et de mobilisation le 4 octobre 2005, par des arrêts de travail, des rassemblements et des manifestations à Paris et...

    ... en province.
    Cette mobilisation doit conduire à des négociations et à des réponses du gouvernement et du patronat notamment pour :
     

    • le développement de l’emploi, contre la précarité que vient renforcer le Contrat Nouvelles Embauches
    • l’amélioration du pouvoir d’achat des salaires
    • les droits collectifs et individuels des salariés

    Les confédérations syndicales appellent leurs structures locales à se rencontrer pour mettre en œuvre toutes les formes de mobilisation et d’action nécessaires à l’expression des salariés du privé et du public.

     

     

    Paris le 8 septembre 2005    

    L'annonce d'une journée nationale d'action interprofessionnelle le 4 octobre, rassemblant salariés du privé et du public, retraités et chômeurs, correspond au souci que la FSU a maintes fois exprimé de contribuer à construire un puissant mouvement revendicatif visant à mettre en échec une politique de régressions sociales et faire avancer des alternatives positives en matière d'emploi, de salaires, de retraites, de droits, de service public et d'éducation. Elle s'en félicite et entend donc tout faire pour assurer, en recherchant les convergences les plus larges, une participation massive des personnels, actifs et retraités, à cette journée de grèves et de manifestations. Elle en précisera les modalités dans la prochaine réunion de ses instances.


    Philippe CASTEL, chargé des relations avec la presse

     

    Les Fédérations de l’Education FSU – UNSA – CGT – FAEN – SGEN

     

    appellent à la GREVE LE LUNDI 16 MAI 2005

     

    LES RENDEZ-VOUS DU BAS-RHIN :

     

    ¢ PIQUE-NIQUE REVENDICATIF

    avec plantation de l’arbre de la solidarité

    à partir de 11 h, Parc de l’Etoile à STRASBOURG :

     

     

    ¢ ASSEMBLEE GENERALE FSU

    sur le thème de la solidarité et de la protection sociale

    à partir de 15 h : PEGE, 61 avenue de la Forêt-Noire à STRASBOURG

     

    LES RENDEZ-VOUS DU HAUT-RHIN :

     

    à MULHOUSE, à partir de 9 h jusqu'a 17 h :

     

    ¢ ASSEMBLEE-DEBAT

    à l’UHA, 4 rue des Frères Lumière (parcours balisé) à MULHOUSE

     

    Thème : solidarité et progrès social

    Organisé par la FSU 68

    (intervenants de la Fondation Copernic et de la FSU nationale)

     

    ¢ PIQUE-NIQUE REVENDICATIF

    à 12 h 30 sur le campus universitaire de MULHOUSE

    (prévoir panier-repas)

     Manifestation du 10 mars 2005
     
    A Strasbourg : rassemblement  16 heures place de la Gare.
    Cortège :  rue Kuss, 22 novembre, Francs Bourgeois, Division Leclerc, St Nicolas, Grandes Arcades, Mésanges, Broglie
    Banderole : même que 5 février
    Ordre des organisations : FSU, CGT, CFTC, FO, UNSA (CFDT en queue si participation car absente à la réunion)
    Fournir si possible 10 membres par orga pour le service d'ordre.
    Conférence de presse lundi 7 mars à 14 h 30 à la CFTC.

    A Mulhouse : rassemblement  16 heures place de la Réunion.
    Réponse de M. Yves BUR
    Paris le 10 février 2005

    Monsieur le Secrétaire,

              Votre second courrier concernant vos interrogations sur la future loi d'orientation relative à l'avenir de l'école et les précisions du Ministre de l'Education nationale, de l'enseignement supérieur et de la recherche, m'est bien parvenu.

              Je vous remercie pour les informations complémentaires que vous y apportez, dont j'ai pris connaissance avec beaucoup d'attention, compte tenu de l'intérêt du sujet.

              Ces éléments viendront utilement nourrir ma réflexion et je ne manquerai pas de les intégrer dans mon activité parlementaire.

              Restant à votre écoute, je vous prie de croire, Monsieur le Secrétaire, à l'expression de mes sentiments les meilleurs.

    Signé Yves BUR, député du bas-Rhin, maire de Lingolsheim.

    Monsieur le Député,

                Nous vous remercions pour votre réponse quant à nos interrogations par rapport à la future loi d’orientation relative à l’avenir de l’Ecole.

    Nous avons également entendu la réponse que le ministre de l’éducation nationale a faite à  Mr le  député Christian KERT qui, à l’assemblée nationale, a soulevé le problème de l’EPS dans le cadre de cette loi.

    Cette réponse est loin de dissiper nos craintes.
    En effet, ce que nous contestons, ce n’est pas le fait que la loi envisage de supprimer l’EPS, mais de rendre cette discipline optionnelle au Brevet des collèges.
    Les conséquences d’une telle mesure ne nous semblent pas anodines :

    • Il est à craindre effectivement qu’un certain nombre d’élèves estimant leurs qualités insuffisantes dans telle ou telle activité jugeront inopportun de prendre cette discipline en option à l’examen et donc, le risque est grand de les voir se désengager des formations proposées.
    • Finalement pourquoi ne pas demander une dispense,  puisque c’est possible, lorsque les apprentissages demandés supposent des efforts que la famille ou l’élève considèrent à priori impossibles à réaliser ou encore, lorsque ces activités sont contraires à leurs convictions morales ou religieuses ? (On peut facilement imaginer ces conséquences dans une activité comme la natation !).
    • Dans ces conditions suggérer un coefficient 2 à l’examen  comme le propose le ministre dans sa réponse au député Christian KERT  accentuerait encore  la désaffection d’élèves qui en auraient par ailleurs  le plus grand besoin.

    En fait, dans le contexte de cette loi, la discipline n’est plus conçue en fonction des transformations qu’elle est susceptible de générer chez le jeune à travers les apprentissages, mais comme simple révélateur de talents, de dons, dont on peut bien se demander l’utilité puisqu’il est dit par ailleurs qu’ils ne sont pas indispensables.
    Rendre une discipline optionnelle et non évaluée aux examens, c’est immanquablement la marginaliser et la considérer aux yeux de tous comme accessoire.
    Veuillez agréer, monsieur le Député, l’expression de nos meilleures salutations.

    Le secrétaire académique du SNEP FSU                                  Raymond BAHL.

    ASSEMBLÉE RÉPUBLIQUE FRANÇAISE
    LIBERTÉ ÉGALITÉ - FRATERNITÉ

    Jean-Louis CHRIST
    Député du Haut-Rhin
    Maire de Ribeauvillé

    à Monsieur Christian LEON

    Turckheim, le 19 janvier 2005

    Monsieur,

    Vous avez tenu à m’adresser les lettres pétitions, signées par plus de 200 parents d’élèves, en faveur du maintien de l’enseignement de l’éducation physique et sportive dans le socle des fondamentaux dispensés de manière obligatoire à l’Ecole. C’est bien volontiers que je donne suite à votre démarche.

    Je partage avec vous le point de vue selon lequel l’enseignement de l’EPS de l’école élémentaire au Lycée présente un intérêt évident pour les jeunes.

    Son utilité est indiscutable évidemment s’agissant de l’éveil des enfants à la culture de l’effort. L’enseignement des sports participe également au développement de valeurs individuelles et collectives qui fondent le ciment de notre société.

    L’éducation physique couvre encore des enjeux de santé publique tout à fait fondamentaux. A ce titre, son enseignement mérite indéniablement d’être considéré comme principal dans le projet pédagogique d’acquisition des savoirs fondamentaux.

    C’est la raison pour laquelle je ne manquerai pas, lors du débat en cours sur le projet de loi considéré, de faire valoir vos arguments afin que la réforme en cours réserve à l’enseignement de l’EPS à l’Ecole l’attention qu’il convient.

    Tout en vous assurant de tout mon engagement en la et en restant à votre écoute, je vous prie de croire, Monsieur, en l’expression de mes sentiments les meilleurs.

    Jean-Louis CHRIST

     Actions du 20 janvier 2005

    A Strasbourg
    Assemblée générale à 9 heures à la Maison des Syndicats à Strasbourg (EN)
    Rassemblement place de la Bourse à 10 heures
    , où l'on rejoint les organisations "Fonction publique"
    Départ de la manif à 10 heures 30.
    Les profs d'EPS feront signer la pétition : "pas d'éducation sans EPS"
    Ordre : CGT, CFTC, FO, UNSA, CFDT, FSU puis FAEN
    Circuit "classique" : Bourse, Gutenberg, Kléber, Broglie
    Banderoles
    : SALAIRE  EMPLOI  DIALOGUE SOCIAL
    Audience
    chez le préfet à 11 heures 45 : un représentant par organisation (de la Fonction publique, ce qui englobe celles de l'EN et l'on ajoute la FAEN)
    Il y aura deux conférences de presse  sur les 3 thèmes : Emploi, dialogue social, loi d'orientation
    .


         A Mulhouse
    Rassemblement Place de la Réunion à Mulhouse à 10h30 puis cortège et manifestation sur le circuit habituel.
    Une AG intersyndicale est prévue le même jour à la Maison des associations à Bourtzwiller à partir de 9 heures.
    Message pour les profs d'EPS : regroupement sur la place en face du temple (!) ,mais côté librairie RUC( objectif : faire masse, faire corps, se montrer si nous voulons avoir encore un avenir...)

     

    Manifestation organisée le 19 février 2004 à 14h devant le rectorat de Strasbourg
    Contre la diminution massive et injustifiée du recrutement
    des personnels enseignants du second degré


      
         Une cinquantaine d'étudiants de l'IUFM et de STAPS se sont rassemblés devant le rectorat.
    Une délégation de 6 personnes reçue par le secrétaire général du Rectorat : une étudiante IUFM-EPS, une vacataire en EPS, un enseignant de l'IUFM-EPS, un représentant du SNEP, un représentant d'un syndicat étudiant neutre et le président de l'amicale des STAPS.

    Au rectorat de Strasbourg, la baisse des postes en EPS serait due au fait que la discipline est excédentaire (à cause d'un recrutement trop important ces dernières années !!!).
    De plus, les départs à la retraite devraient être moins nombreux que prévus (phénomène de la décote). Le recours à des personnels précaires serait toutefois indispensable pour optimiser le système de remplacement (et surtout réduire les coûts...) : un contractuel est plus rentable qu'un TZR, notamment dans le processus actuel de réduction des dépenses publiques !
    Quant aux débouchés en STAPS, il n'y aurait qu'à réinstaurer un numerus clausus à l'entrée pour régler le problème.
    Finalement, en ce qui concerne la publication tardive du nombre de postes ouverts, il nous a été répondu que ce n'était qu'environ 2 semaines plus tard que l'année dernière et que ça ne changeait rien aux règles du jeu. En effet, les étudiants ne peuvent de toute façon pas connaître ces chiffres avant de s'engager dans leur formation en début d'année universitaire ...!

    En bref, de quoi inciter l'ensemble des étudiants, toutes disciplines confondues, à
    se mobiliser massivement pour le 12 mars.

    Elise SALARDI
    Etudiante à l'IUFM-EPS

     

    Manifestation contre la diminution massive et injustifiée

    du recrutement d’enseignants dans le second degré

     

    Jeudi 19 février 2004 à 14h ; Rectorat de Strasbourg

    Constats pour 2004 :

    - Le président souhaite lutter contre le chômage et pour l'emploi…

    - C’est l'année des premiers départs massifs en retraite…

    - …et aussi l'année de l'éducation par le sport…

    …et on annonce une réduction drastique du nombre de postes ouverts dans les différents concours de recrutement, y compris en EPS, et ceux à peine quinze jours avant le début des premières épreuves!

    Au regard de ces constats liminaires, notre action vise à dénoncer solennellement la politique actuelle de recrutement d’enseignants du ministère de l’éducation nationale et du gouvernement.

    L’incohérence des choix ministériels est grande au regard des besoins chiffrés par la DPD (Direction de la Programmation et du Développement) : ces besoins en recrutement pour 2004 à 2008 s’élèveraient à 18300 postes par an, toutes disciplines confondues, ce qui a été confirmé par l'audit de 2002. En tenant compte de la baisse des effectifs, la DPD disait encore nécessaire de recruter 15 800 postes par an. Et le gouvernement en propose 12 500 ! Tout ceci après de fortes campagnes médiatiques pour recruter des enseignants ! Toutes les disciplines sont concernées : -30,5% en SVT, autour de -40% en allemand, anglais et espagnol (à l’heure de l’union européenne), -16,1% en maths, -17,5% en histoire-géographie… La vie scolaire non plus n'est pas épargnée : -37 % de baisse dans le recrutement des CPE. Les concours externes sont les plus touchés, mais pourquoi les concours réservés le sont aussi ? Ces concours existent pourtant pour résorber la précarité ! C'est très alarmant pour la suite.

    Après des années de campagne promotionnelle sur le thème "Et si l'avenir, c'était vous ?" (sic), supprimer 5 500 postes revient à claquer brutalement la poste au nez de dizaines de milliers d'étudiants qui se sont orientés vers les métiers de l'enseignement.

    Compte tenu des déperditions, les 12 500 postes ouverts aux concours externes permettront, tout au plus, de recruter 10 500 nouveaux titulaires qui exerceront à temps plein après l'année de stage. De ce fait, à la rentrée 2005, 6 000 des 16 600 départs prévus ne seront pas remplacés. Un tel déficit, s'ajoutant aux 2 000 départs non couverts à la rentrée 2004, aura des effets catastrophiques avec des suppressions massives de postes et une réduction de l'offre d'enseignement.

    L’argument des départs en retraite qui seraient retardés (dixit le ministère) ne tient pas puisque les départs différés du fait de la disparition du Congé de Fin d’Activité (CFA) et des modifications d’accès à la Cessation Progressive d’Activité (CPA), sont compensés par des départs anticipés du fait de la nouvelle législation régressive sur les retraites.

    Le ministère tente de justifier la baisse des recrutements en arguant d’une régression du nombre des élèves dans le second degré. Cette baisse réelle (-34 000 élèves) est en fait très faible rapportée au nombre de classes et d’établissements et est, de plus, momentanée. Elle aurait dû, au contraire, être utilisée pour permettre d’améliorer les conditions d’étude et de travail des élèves et des personnels, tout particulièrement là où les difficultés scolaires sont les plus marquées. Dans le même temps il y a une forte poussée démographique dans le primaire (+53 000). Ces élèves arriveront bien vite au collège… La juste intégration des élèves handicapés va s’accélérer (c’est une orientation gouvernementale). A minima, il s’agit très vite d’accueillir 10 000 élèves. Il faut y ajouter les retours en formation (souhaités par tout le monde), des 90 000 jeunes qui quittent chaque année le système éducatif sans aucune qualification. En fait, à moins de manipuler les chiffres, c’est une « démographie » scolaire en hausse qui est prévisible.

     

    L'EPS est particulièrement touchée (-41,4 % au CAPEPS externe). Ce sont 550 places qui vont manquer au concours externe du CAPEPS, l'équivalent de plus de 5 IUFM de la taille de Strasbourg. Les conséquences vont être dramatiques pour les étudiants, qui n'ont plus de débouchés : seules 7,8% de chance de réussir un concours ayant nécessité quatre années d'études après le bac au minimum pour le passer. Le président annonce une lutte contre le chômage et pour l’emploi, alors que 11 étudiants sur 12 sont voués au chômage ou à la précarité. Il y a incohérence des annonces et de la politique. Les postes n'étant pas créés mais les besoins réels, c'est par le recours aux personnels précaires que l'on va combler les manques, au moment où le débat sur l'école met en évidence la nécessité d'une baisse des effectifs par classe.

    Le refus de maintenir les recrutements externes en EPS au moins au niveau de ceux de 2003, se traduira sur le terrain :

    • par la réduction de l’offre de formation (suppression d’options, de sections, de dédoublements de classe…), la mise en cause du Sport Scolaire et de nombreux dispositifs d’amélioration et d’innovation en EPS ;
    • par une augmentation des effectifs par classe qui pénalisera au premier chef les élèves les plus en difficulté ;
    • par la réduction du nombre de personnels titulaires pouvant effectuer des remplacements, et donc par une augmentation importante de personnels précaires pour assurer ceux-ci. Cette situation imposera à des jeunes pourtant qualifiés une entrée hypothétique dans le métier par des fonctions de vacataires sur des courtes durées.

    Aux Concours Externes en EPS c’est bien seulement 1 candidat sur 12 qui serait recruté ! Nous sommes loin de la « politique de l’emploi » vantée par le Président de la République pour 2004 et les années à venir ! De plus, l’année de l’éducation par le sport s’annonce mal !

     

    Les orientations gouvernementales actuelles auront pour conséquence de rendre le métier d’enseignant bien moins attractif alors que les départs en retraites vont exploser, que les effectifs vont repartir à la hausse, et que le risque de pénurie d’enseignants est majeur (voir notamment les alertes lancées par la Commission Européenne). La précarité que ces mesures vont induire aura de plus un impact négatif sur la qualité des enseignements, ce qui pénalisera en premier lieu les élèves.

     

    Notre demande est donc de revenir à un niveau de recrutement aux différents concours au moins égal à celui de 2003 et de veiller à ce que le nombre de postes ouverts ne soit plus publié à peine 15 jours avant le début des concours, ce qui est scandaleux et méprisant vis-à-vis des étudiants…

     

    Strasbourg, le 19 février 2004.

    Les étudiants de l’IUFM section EPS et de STAPS.

     
    Audience auprès du service du Rectorat  le 4 février 2004

    Le rassemblement à Strasbourg a été assez clairsemé, notamment en ce qui concerne les étudiants en STAPS, absents de cette manifestation.

    Une délégation de différents syndicats a été reçue par le secrétariat général du Rectorat à l'issue du regroupement du  4 février 2004 à 17h30. Le SNEP était représenté par Jean Claude ROBERT, membre du bureau académique.
    Nous avons fait part de notre vive inquiétude causée par la baisse des postes budgétaires qui sont passés de 18500 à 12500. La discipline la plus touchée étant l'EPS avec une réduction de 41.2% des postes mis au concours 2004. C'est une perte considérable pour l'Éducation Nationale que rien ne justifie, si ce n'est une volonté délibérée du pouvoir politique de diminuer les titulaires et d'augmenter par là même les emplois précaires.
    Au concours du CAPEPS, c'est seulement 1 candidat sur 12 qui sera recruté au terme de 4 années d'études.

    Avec les départs à la retraite d'un nombre considérable de collègues dans les années à venir, c'est en même temps des générations d'étudiants que l'on décourage dans certaines disciplines. Où est la politique de plein emploi ?

    M. Izorche a répondu que certaines disciplines sont excédentaires et que la gestion des flux est imparable pour un gestionnaire. Ceci d'autant plus que les départs à la retraite ne sont pas aussi nombreux qu'on pouvait le supposer. Il a reconnu que la répartition des moyens n'est pas neutre, notamment en ce qui concerne répartition des moyens entre les titulaires et les non titulaires.

    Nous lui avons fait remarqué que la gestion des moyens, que l'administration qualifie de juste n'est pas aussi bonne puisque le nombre d'emplois précaires augmente.

    C'est facile de dire qu'on est excédentaire quand en même temps on augmente les effectifs des classes.

    Rendez-vous est pris le 12 mars et ... dans les isoloirs.

    Pour le SNEP : Jean Claude ROBERT