| Mutations | Le paritarisme bafoué pour le mouvement 2009 |
| Actions | Compte rendu des manifestations et des autres actions entreprises par le SNEP |
| Dernières minutes | L'actualité qui touche l'EPS |
| Education Nationale | L'actualité qui touche l'Education Nationale |
|
Communiqué de Presse du 11 juin 2007
Le décret de Robien abrogé :
Ce matin, lors de l’audience des fédérations de l’éducation à l’Elysée, à laquelle participait le SNEP, le Président de la République a annoncé un certain nombre de décisions relatives au décret de Robien, à l’apprentissage junior, à la carte scolaire, aux auxiliaires de vie scolaire,… Ces décisions sont marquées par le poids de nos exigences et de nos luttes.
Il a notamment explicitement annoncé l’abrogation – dans sa totalité - du décret de Robien du 12 février 2007 sur les obligations de service des enseignants (association sportive, bivalence, compléments de service, etc.). Cette décision correspond à la demande unanime des 15 organisations du second degré et pour laquelle les enseignants d’EPS, à l’initiative du SNEP, s’étaient massivement engagés dans la lutte à travers de multiples actions tant locales que nationales.
Le retour à la situation antérieure au décret de Robien permet, partout, que l’animation du sport scolaire continue de s’exercer dans le cadre du forfait de 3 heures indivisible, inclus dans le service hebdomadaire de tous les enseignants d’EPS du second degré et le rétablissement de la coordination EPS.
Mais, dans le même temps, le Président de la République refusait qu’un collectif budgétaire soit voté pour recréer les 3 058 postes supprimés et annonçait que la solution des heures supplémentaires était retenue pour faire face aux besoins d’enseignement qui, immanquablement, surgiront.
Le SNEP, à qui le ministère a confirmé que le sport scolaire ne relevait pas des heures supplémentaires d’enseignement, rappelle son opposition au recours massif aux heures supplémentaires pour faire face aux besoins. Il demande la transformation de celles-ci en heures poste, revendique le vote d’un collectif budgétaire et l’augmentation du nombre de postes ouverts aux concours de recrutement du CAPEPS et de l’agrégation d’EPS, dès la session 2007.
Le SNEP intervient dès aujourd’hui dans tous les départements et académies pour que soient rétablies les situations qui ont été dégradées du fait de l'application du décret de Robien (suppressions de postes et compléments de service résultant de la suppression des forfaits d’AS et de la coordination EPS). |
|
Lutter
contre la suppression des forfaits d'AS
|
|
Coordination EPS :
Extraits de l’arrêté du 12-2-2007. BO
du 22-2-07 |
|
Parmi les mesures concernant les professeurs, agrégés et chargés d'enseignement d'EPS, le ministre projette :
Par ailleurs, aucun engagement n'est pris concernant le maintien des dispositions actuelles relatives à l'existence et à l'indemnisation de la coordination en EPS. De telles mesures – si le ministre réussit à les imposer – seront lourdes de conséquences tant pour les collègues eux-mêmes que pour l'EPS et le sport scolaire.
|
|
Communiqué de presse du 17 novembre 2006
Pour de vraies réponses à des problèmes réels
Ségolène Royal vient d’être désignée par les militants de son parti candidate à la présidentielle. A quelques jours du vote interne au PS, a été diffusée une vidéo pirate enregistrée en janvier, où elle s’exprimait sur le temps de présence des enseignants en établissement. De propos informels de pré campagne, ces déclarations deviennent-elles les propositions de la candidate ? La question de la difficulté scolaire est une vraie question qui nécessite de vraies réponses. Le SNEP considère que l’école doit effectivement pouvoir apporter, elle-même, tout le soutien et l’accompagnement nécessaire aux élèves. Et cela ne passe pas par une diminution des horaires élèves comme le proposent des audits récents ; il ne faut pas « moins d’école », mais « mieux d’école ». Le nécessaire travail de soutien doit être envisagé dans le cadre du service actuel des enseignants, et par le recrutement massif des jeunes formés en attente de poste. La proposition d’alourdissement considérable du service mise en avant par S. Royal est inacceptable. Elle ignore ou feint d’ignorer les réalités du métier d’enseignant comme celles des établissements. Le SNEP constate que, face à l’émotion légitime exprimée par de nombreux collègues qui se battent en permanence pour la réussite des jeunes, elle a, de fait, confirmé ses propos et n’a pas renoncé clairement à sa proposition de contraindre les enseignants à assurer 35h de présence dans leur établissement. Le SNEP rappelle qu’au-delà des propos de cette candidate, les idées avancées tendant à faire des enseignants des boucs émissaires, leur faisant supporter la responsabilité de l’échec scolaire et voulant organiser une partie de la réforme du système éducatif sur leur dos, traversent diverses forces politiques. Le ministre actuel prépare une réécriture des décrets modifiant les obligations de service des enseignants qui se traduirait à la rentrée 2007 par un alourdissement de leur temps de travail. Le SNEP, avec les autres syndicats FSU fait depuis des années des propositions aux différents gouvernements pour résoudre les questions d’échec, sans être écouté, comme cela vient d’être le cas avec la loi Fillon. Il portera, en toute indépendance, ses propositions et celles de la FSU, dans le débat des élections présidentielle et législatives. |
|
Le « Canard Enchaîné » du me 2 août 2006 Coup de pouce « … Ce même Robien s’est intéressé de fort près, il y a quelques semaines, à la candidature - par promotion interne - à l’agrégation d’éducation physique et sportive d’un certain Michel Marczak : il l’a fait ajouter sur une liste de trois noms dans l’académie de Strasbourg, malgré son classement de 22° sur 23. Robien a ensuite signé l’arrêté de nomination de l’intéressé, alors que la commission académique n’avait pas retenu sa candidature. Le fait du prince. Cela malgré les véhémentes protestations du syndicat SNEP-FSU. Mais il faut dire que ledit Marczak est conseillé municipal UDF de Pfastatt (Haut-Rhin), ville dont le député maire UDF, Francis Hillmeyer, a reconnu avoir personnellement écrit à Robien pour lui filer un coup de pouce (« L’alsace », 23/6)… Moralité : Rien ne vaut le piston ministériel ». |
|
" l'article relatif à la
nomination de M M dans le corps des Agrégés par
Liste d'aptitude comporte une erreur .
En effet , Charles
BUTTNER , Président du Conseil Général du HAUT-RHIN
, nous apprend dans une lettre adressée au SNEP le
22 Juin, n'être mêlé d'aucune façon et à aucun
moment à cette promotion au sujet de laquelle il
exprime sa "plus totale réprobation".
Le SNEP lui a présenté
, par courrier , ses excuses pour ce qui relevait
alors d'une diffamation, en expliquant les raisons
qui ont amené les commissaires paritaires à faire le
lien entre lui et le Ministre de l'E N .
Voir
la lettre du Président du C.
G. du 22 Juin et la réponse
du SNEP du 29 Juin
ci dessous
Je viens répondre ici à votre lettre du 22Juin 2006, relative à votre mise en cause dans la promotion de M Michel MARCZAK au grade d’Agrégé d’EPS , par liste d’aptitude .
La lettre de C. Buttner : fichier pdf
Réponse du SNEP Au nom du SNEP, je prend acte du fait que vous soyez totalement étranger à cette affaire et de la plus totale réprobation que vous exprimez quant à la nomination de M. MARCZAK au grade d’Agrégé, au nom des valeurs morales que nous partageons avec vous . Je vous dois une explication : si les commissaires paritaires nationaux , en charge du dossier de Michel MARCZAK ( rappelons qu’il n’avait pas été retenu au plan académique ) ont pensé à votre implication , c’est que votre nom et votre fonction de Président du Conseil Général étaient clairement et expressément cités dans sa lettre de motivation , pièce constitutive et obligatoire de son dossier de candidature Nous savons aujourd’hui , à la lecture de votre lettre , que la conclusion à laquelle étaient arrivés les commissaires paritaires nationaux s’avère totalement erronée. C’est pourquoi, au nom du SNEP, je vous prie d’accepter nos sincères excuses pour cette erreur d’interprétation des éléments que M. MARCZAK a livré lui-même dans son dossier, erreur qui vous porte aujourd’hui préjudice. Nous vous proposons , au titre d’une réparation légitime, que soit publiée votre lettre du 22 Juin 2006 et ma réponse de ce jour, dans le journal régional « l’ALSACE » et sur le site internet du SNEP de l’Académie de STRASBOURG , ainsi qu’un rectificatif reprenant l’économie de ma réponse dans le prochain journal SNEP –Info de l’Académie de STRASBOURG. Nous serions fort mal inspirés , au SNEP , dans votre département, de vouloir nuire de quelque manière que ce soit au Conseil Général et à son président , eu égard aux efforts importants que votre collectivité entreprend et réalise, depuis plusieurs années , pour améliorer le confort des collégiens haut-rhinois dans les domaines de l’EPS et de l’UNSS. Je reste à votre disposition , y compris sous la forme d’une entrevue à l’Hôtel du Département, pour tout complément d’information nécessaire ou utile. Dans l’attente de votre réponse , veuillez agréer , Monsieur le Président du Conseil Général l’expression de notre honnêteté et de notre intégrité dans cette affaire , ainsi que notre souhait le plus cher de retrouver la sérénité qui prévalait jusqu’ici dans les rencontres constructives entre notre syndicat et le Conseil Général .
|
|
Accès au corps des Agrégés d’EPS par liste d’aptitude : SCANDALE et MEPRIS !
En mars 2006, la CAPA relative à cet accès s’est réunie. A l’issue des travaux, l’administration et les représentants des personnels unanimes, décidaient d’envoyer à la CAPNationale une liste de 3 propositions parmi les dossiers de profs d’EPS (académie de Strasbourg) ayant fait acte de candidature.
Au terme de la CAPN, 2 collègues de l’académie de Strasbourg sont promus. Si on peut se réjouir pour le premier, STUPEUR quant à la nomination du second ! Mais que s’est-il passé ?
§ La CAPA n’a JAMAIS évoqué son dossier ni prononcé son nom : rien d’étonnant à cela, puisque selon le barème local « instrument de mesure rectoral » qui évalue le mérite des collègues, ce dossier figurait en 22ème position sur 23. § C’est par le jeu des amitiés politiques (le collègue, le président du CG et le Ministre de l’E N appartiennent au même parti), que le Recteur a dû transmettre cette proposition supplémentaire, au mépris de toute considération éthique relative à notre métier de professeur d’EPS, dans ce qu’il révèle, pour chacun (e) d’entre nous, sur les compétences acquises au service de la discipline, des élèves et des collègues. § Les élus des personnels unanimes en CAPN ont refusé d’étudier cette inscription nouvelle et demandé son retrait.
Le paritarisme académique et national est foulé au pied par notre ministre au travers de sa signature finale, cela fait penser une fois de plus à des pratiques gouvernementales dignes de la féodalité. Le mépris pour tous est ici consommé.
Le collègue, promu en dehors des règles et des critères, a privé de cette nomination quelqu’un de valeureux qui, légitimement, pouvait l’espérer. Quelles sont ses valeurs au milieu de nous et face à ses élèves ? C’est un procédé qui ne grandit pas. Les enseignants d’EPS et sans doute aussi les autres, apprécieront ………
Pour que l’information soit précise et complète : · Les 3 proposés par la CAPA de STRASBOURG étaient : 1) Jean KONIECZKA de l’UFRSTAPS 2) Josiane DEMAS, du Collège le Ried à BISCHHEIM 3) Marie-Paule MISSOFFE de l’ULP STRASBOURG
· Les 2 promus sont (sur 19 possibilités au niveau national ) Jean KONIECZKA ( proposé n° 1) et Michel MARCZAK du Clg Bourtzwiller MULHOUSE.
Jean-Paul BEYER, commissaire paritaire SNEP-Agrégés d’EPS Juin 2006
|
|
Le SNEP vous invite à participer à une réunion d'information-débat sur les sujets d'actualité à propos de notre métier
Le vendredi 3 février 2006 Collège L. Arbogast de Mutzig 13 rue du docteur Schweitzer Salle de permanence 19h-20h30
A l'ordre du jour :
1. Les différentes réformes en cours dans la fonction publique et les conséquences à l'éducation nationale et particulièrement dans le champ de l'EPS, 2. La loi Fillon, 3. LA LOLF, 4. La nouvelle gestion des Personnels et ses conséquences sur 5. L'accession à la hors classe, les remplacements, les postes aux concours ...
et tout autre sujet que vous voudriez voir aborder.
|
|
lundi 14 novembre 2005, de 9h à 13h au lycée Schweitzer,
8 boulevard de la Marine à MULHOUSE.
Ordre du jour :
· Accueil de Gérard Aschieri, Secrétaire général de la FSU. · Actions de novembre. · Elections professionnelles du 6 décembre.
|
|
lundi 14 novembre 2005, de 15 à 18 h au Collège Jacques Twinger 10 rue Ovide à Strasbourg - Transport en commun : à l’arrêt de tram Haute pierre Maillon, prendre le bus 4a ou 50 et descendre à la Place des Romains, où se situe le collège. - En voiture : Quittez Auchan Haute pierre par la rue Paul Eluard, tournez rue Jean Giraudoux, continuez rue de l’Engelbreit, tournez rue Ovide.
Ordre du jour :
· Accueil de Gérard Aschieri, Secrétaire général de la FSU
· Actions de novembre · Elections professionnelles du 6 décembre · Politique scolaire en Alsace |
|
|
Recommandations sur les risques
particuliers à l'enseignement de l'EPS Ce texte a pour ambition de faire
partager à la communauté éducative les difficultés propres à l'EPS en
matière de sécurité sur les installations, dans les déplacements, les
vestiaires, dans l'utilisation des matériels et la mise en œuvre des
organisations pédagogiques.
Circulaire Natation : une nouvelle mouture Extrait du B.O. n°39 du 28 octobre 2004 - Dernière
minute : Le Ministère nous informe ce jour (8/10) que la circulaire
rectifiant celle du 13/07/04 vient d’être signée. Elle devrait
apporter de la souplesse au niveau de l’encadrement ; elle
permettrait, sous certaines conditions, la mise en place de séances de
natation coexistant avec le public.
Attention au mélange des différents publics dans le
même bassin comme cela se fait couramment dans la
plupart des piscines.
|
Le congrès décide l’élargissement de la FSU à l’ensemble des secteurs des
fonctions publiques...Quelques éléments d’informations surle 4ème congrès de la FSU à Perpignan. Février 2004
Le congrès qui vient de se terminer est, comme nous l’avions espéré extrêmement riche d’enseignements et de promesses. D’abord bien sûr quant aux mandats qu’il s’est donné sur les différents thèmes, sur l’action, ensuite quant à son déroulement et au séisme (positif) qui s’y est produit d’un point de vue du pluralisme et du fonctionnement interne, enfin pour notre tendance elle-même dont le bilan, à détailler, est très largement positif. Il nous faudra développer sur tous ces points les éléments de bilan, y compris ceux qui restent négatifs, mais pour tous ceux-celles qui n’ont que peu entendu parler de ce congrès – le silence médiatique est impressionnant et sans doute significatif – il nous faut donner vite quelques éléments. I. Le congrès de l’élargissement !La question de l’élargissement du périmètre de la FSU était naturellement décisive. D’ailleurs beaucoup, à l’interne comme à l’externe, s’étaient polarisés sur ce thème 4. Savoir si la fédération, qui avait rejeté le statu quo à plus de 90%, serait capable de le traduire dans les faits et de façon mobilisatrice pour celles et ceux qui nous regardaient de l’extérieur, était bien un enjeu décisif. Or le moins que l’on puisse dire c’est que l’accouchement fut très douloureux. On put même croire un moment qu’il n’aurait pas lieu. Regroupés autour du SNEP, le SNASUB rejoint par le SNICS, quelques sections départementales ( 59 et 62 notamment), et José Tovar, une minorité du congrès a engagé une bataille très dure autour de deux idées : la première, sur le fond, rejetait tout élargissement du champ de la fédération au nom de notre spécificité des champs professionnels. Cette orientation qui cachait mal sa volonté première de ne pas bousculer les confédérations existantes était naturellement relayée par les trois courants minoritaires ( Émancipation – protégeant SUD éducation ? PRSI – protégeant FO ? Et FU défendant le syndicalisme des fonctionnaires d’État contre l’invasion des territoriaux.)Comme il était difficile de défendre vraiment sur le fond toutes ces motivations peu avouables et très hétéroclites, la deuxième bataille portait sur la forme. Le congrès n’était pas légitime pour décider ! Le débat n’avait pas eu lieu, il fallait donc renvoyer à une consultation des syndiquéEs. Chacun compris très vite qu’une telle décision n’avait qu’un seul intérêt sortir du congrès avec un message négatif, le congrès de la FSU n’a pas d’opinion, donc refuse ceux qui frappent à la porte. La « force » de cette minorité (74,1% congressistes se prononcent contre cet amendement (soit 529 voix) et 22,16% votent pour - même pas une minorité de blocage ! ) sa « force » donc était d’être emmenée par un syndicat historique de la direction de la « tendance » UA de la FSU. Cela permettait de mener les débats d’abord en interne à cette « tendance » et d’ajouter à la difficulté du choix un enjeu de direction, de recomposition interne. Le SNES et le SNUipp jouant habilement de l’opposition avec l’EE présentée comme les « jusqu’au-boutistes irresponsables ». Heureusement ce scénario mal écrit, ignorant de la réalité fédérale, a volé en éclat. Et cela grâce à la décision des syndicats SNETAP, SNPES PJJ, SNUAS-FP, SNUEP, UNATOS, EPA, SNEPAP, SNAC mais aussi de nombreuses sections départementales 04-05-06-08-13-17-25-34-39-44-64-72-79-86-90-974 qui présentèrent conjointement un amendement, soutenu par l’EE. Cet amendement se prononçait explicitement pour « permettre l’accueil de tous ceux qui partagent ses valeurs, sa conception du syndicalisme et qui en font la demande, la FSU décide d’élargir son champ de syndicalisation aux secteurs des fonctions publiques, des services publics aux salariés exerçant des missions de service public. Dans ce cadre, le CDFN examinera la conformité aux statuts des demandes d’affiliation. Dès lors, la FSU propose au niveau interprofessionnel la création d’une union de syndicats, seule à même de lui permettre d’être pleinement parti prenante des négociations, décisions et initiatives prises à ce niveau. » Cette décision, historique dans le cadre des débats de la FSU, permis de regrouper 57,24% des suffrages, 29,83% contre, et 12,9% d’abstentions. Surtout elle obligea dès lors la majorité d’UA à choisir son camp. On ne peut que regretter que malgré ce vote large du congrès en faveur d’un élargissement y compris aux personnels qui assurent des « missions de service public » celui-ci n’ait pas été retenu, ce qui limite un peu nos possibilités et pénalise particulièrement les syndicats, comme EPA, qui sont massivement confrontés dans leurs secteurs aux délégations de SP, et aux associations. Toutefois, l’essentiel doit rester pour nous et l’extérieur qu’après une âpre bataille politique, que certains considéraient comme perdu la veille de l’ouverture de la séance plénière la FSU a fait le bon choix. Celui que beaucoup, à l’intérieur comme à l’extérieur attendaient. Maintenant il nous faut nous saisir de cette décision pour la traduire dans les faits et ne pas recommencer l’échec relatif des CLUI pourtant votés en congrès ! « …la FSU, au-delà de l’unité d’action, est disponible pour débattre de toute initiative et proposition qui pourraient aller dans ce sens, y compris l’impulsion de formes d’organisations nouvelles.
Sur le thème 1 et la question scolaire, là encore à plus de 89% la fédération a confirmé, après des débats serrés et importants, qui ont mis en évidence les tentations de recul (sur le collège unique en particulier) présentes dans la fédération, une orientation qui doit permettre de combattre fermement les projets gouvernementaux à travers la loi d’orientation. Comme le confirme l’interview de Gérard Aschieri à l’AFP « Nous contestons en effet une politique doublement régressive pour l'école. La suppression de moyens se fait durement sentir à tous les étages du monde éducatif, d'autre part on sent bien une perte d'ambition générale pour l'école avec notamment une tentative de réintroduire des paliers d'exclusion dans les collèges. » L’EE a, dans ces débats, pesé de tout son poids, mais il nous faut entre nous poursuivre et approfondir ces questions difficiles au-delà de la dimension tactique incontournable d’un congrès. L’appel lancé par le congrès doit être un outil pour engager rapidement une campagne de masse. Dans le thème 2 voté à plus de 88%, un texte contre la constitution européenne a été adopté se concluant sur la demande d’un référendum, la clause de nationalité a été rejetée, le débat sur la précarité a montré la nécessité, là aussi d’un travail de fond de la tendance sur une question qui a pris une telle ampleur quantitative et de telles formes que les mandats doivent être re-travaillés sérieusement pour que l’exigence qui ne se discute pas de la suppression de la précarité et de la garantie pour tous les précaires, sans aucune restriction, de trouver une solution statutaire conforme à leurs vœux, ne se traduise pas par la remise en cause de fait de ces statuts que nous défendons. Le thème 3 a permis de définir, sur les questions des droits, des mandats qui doivent nous permettre de préparer les batailles à venir tant sur la protection sociale, dans toutes ses déclinaisons, que sur les droits fondamentaux, même si là aussi notre bataille pour les sans papiers n’a pu aboutir avec succès ! Sur l’action le congrès a entériné, enfin, l’appel à la grève le 12 mars, l’engagement de la FSU dans les mobilisations européennes, en particulier le 3 avril, l’appel à la manifestation contre la guerre et pour le retrait des troupes en Irak du 20 mars. Sur ce point, la grande faiblesse reste la question de l’assurance maladie. Alors que l’EE, largement suivie par le congrès (plus de 45% de voix sur l’amendement) avait dès le premier jour et jusqu’au dernier débat dénoncé l’incroyable silence des confédérations face au rouleau compresseur gouvernemental, demandant que la FSU en appelle clairement - comme sur les retraites elle ne peut évidemment à elle seule décrétée la mobilisation générale – à la construction d’un rapport de force se fixant la perspective d’une grève générale interprofessionnelle, la fédération en est restée à une timide et confuse énumération des dossiers en cours ! Nul doute que cette bataille reste devant nous et qu’elle devra, avec celle de loi d’orientation, constituer l’essentiel de nos interventions dans les jours à venir. II. Une nouvelle pageNous écrivions, à l’entrée de ce congrès : « choisir ou subir ? » Il nous semble que la fédération, une nouvelle fois a fait le bon choix. Celui de l’action, de l’initiative, de l’offensive. Comme nous l’espérions, les syndicats nationaux, qui ne se résument pas au SNES et au SNUipp, et qui ont su se faire entendre, les sections départementales qui ont profité à plein de ce congrès pour rappeler leur existence et leur rôle, la présence mais surtout le poids syndical dont l’EE a fait la preuve, ont permis que ce congrès montre une nouvelle fois que la FSU a la capacité, le potentiel, pour être cette force vive, cet outil dont les personnels et leurs revendications ont besoin. Cela nous conforte dans les choix que nous avons fait et que nous entendons bien renforcer. Cela fixe aussi les enjeux de la nouvelle étape qui s’ouvre. Ce congrès, qui a vu la participation de 160 camardes de l’EE, a permis de commencer la constitution d’une véritable équipe fédérale nationale qui ne saurait se réduire aux membres du CDFN, mais englobe celles et ceux qui sont prioritairement investiEs dans les équipes de leur SN ainsi que celles et ceux qui animent les Sections Départementales. Par des réunions fréquentent 5 en AG, une en groupe sur le thème 1, par la volonté de faire circuler l’information et d’associer le plus possible tous les déléguéEs, nous avons tenté, sans toujours y parvenir, de permettre à chacunE de se faire sa propre opinion et de défendre ses idées et mandats. Nous lançons, ici, un appel à contribution de tous-toutes les déléguéEs. Soyez, pour l’efficacité et la lisibilité, aussi court et précis que possible ! Nous nous engageons à publier dans le cadre d’un spécial EE-FSU un bulletin de discussion. Un stage fédéral, - dans la suite de celui du 7 janvier, c’est à dire une journée sur temps de travail – se tiendra en mai pour que l’équipe nationale EE-FSU maintenant constituée puisse engager le travail collectif et dans la durée dont nous avons besoin et dont ce congrès a démontré que nous en avons toutes les potentialités. La désignation de notre délégation au BDFN, sur la base de la liste du CDFN – ci-jointe – se fera dans les deux mois à venir. Elle sera basée sur la nécessaire reconstitution de l’équipe fédérale nationale investie dans les secteurs, les syndicats nationaux et les SD. Le collège du 13 mars sera un des moments de mise à niveau de la tendance. Le besoin d’une « université d’été, d’automne, de printemps ou d’hivers ! » qu’importe, pourvu que nous disposions de trois jours pleins de travail dans l’année qui permettent de creuser les nombreux débats qui nous ont laissé, tout au long du congrès, sur notre faim faute de temps se fait largement sentir !
Le dimanche 8 février 2004 Jean-Michel Drevon
Rappelons que tous les textes sont disponibles sur le site http://www.fsu-fr.org/
|
| 2 articles sur un colloque de la Fondation Copernic :
à propos du
système de santé français. 1) Le Monde La Fondation Copernic défend le principe de la cotisation LE MONDE | 27.10.03 | 12h51 La fondation Copernic poursuit son travail d'expertise critique des projets du gouvernement et part en guerre contre le "projet d'éclatement cohérent" du système de santé français. La Fondation, dans laquelle réfléchissent des chercheurs, des syndicalistes et des militants associatifs qui entendent "remettre à l'endroit ce que le libéralisme fait fonctionner à l'envers", a organisé, samedi 25 octobre, à Paris, un colloque "Pour une nouvelle sécurité économique et sociale" autour de plusieurs questions : "Comment sauver l'assurance-maladie ? Réformer l'Unedic ? Comment garantir la sécurité économique ? Quelle architecture de la sécurité économique et sociale pour garantir un continuum des droits ?" Dans une "note", parue fin septembre, intitulée Main basse sur l'assurance-maladie (éd. Syllepse), la Fondation fustige la mise en cause, par le Medef et la Fédération française des sociétés d'assurances, de "l'un des piliers du statut salarial tel qu'il s'est construit au lendemain de la seconde guerre mondiale". Elle dessine, aussi, des pistes alternatives de réforme du système de soins visant à "clairement contrecarrer les propositions libérales" pour plus "d'efficacité et de progrès social". Sans nier la nécessité de réformes profondes du système de santé, qui restent "incontournables afin d'établir de nouveaux modes de régulation en rupture avec les plans de privatisation", les cinq économistes, auteurs de cette "note", préconisent "d'inverser la théorie dominante qui présente la dépense de santé comme un poids pour l'économie", de "réorienter" le système de santé vers la prévention, et de développer le rôle de "pivot" et de "filtre" du médecin généraliste en relation avec les centres de santé, les réseaux ville-hôpital et les associations de soins à domicile. Il est aussi nécessaire, estiment-ils, de s'attaquer au problème de "l'efficacité" des dépenses de médicaments, ce qui impliquerait, "peut-être, une nationalisation véritable des groupes pharmaceutiques". Quant à la gestion hospitalière, pour être plus efficace, elle nécessiterait "l'élaboration d'indicateurs, par les acteurs de l'hôpital eux-mêmes, permettant de comparer le coût et l'efficacité des traitements". Fiscalisation ou cotisations sociales ? Les auteurs de l'ouvrage défendent le principe, à leurs yeux, "essentiel", de la cotisation. Pour conjuguer "solidarité et efficacité", ils suggèrent d'accroître la part des contributions des revenus financiers des ménages (hors épargne populaire) au sein de la CSG et de créer une cotisation sur les revenus financiers des entreprises "qui représenterait un apport de l'ordre de 7 milliards d'euros". Christine Garin 2) Libération Copernic, du social dans la Sécu La fondation antilibérale débat de ses contre propositions partout en France. Par Hervé NATHAN lundi 27 octobre 2003 Les antilibéraux ont décidé de s'inviter à la table des débats sur l'assurance maladie. La Fondation Copernic, qui regroupe des chercheurs et des intellectuels proches de l'extrême gauche, a l'intention d'animer une centaine de débats en France. Avec l'objectif de présenter des solutions alternatives sur un sujet traditionnellement «trusté» par les partis de gouvernement, les partenaires sociaux et les organisations de professionnels de la santé, alors que l'Assemblée nationale entame demain l'examen du projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS). «Ecarts». Un premier échange a eu lieu samedi à Paris. Premier constat, présenté par Catherine Mills, professeur d'économie et coauteur d'une note sur l'assurance maladie (1), «le système de santé est profondément inégalitaire : les écarts en termes d'espérance de vie entre groupes sociaux, par exemple les cadres et les ouvriers, se creusent. Comme les inégalités géographiques pour ce qui concerne l'accès aux soins». Surtout, les membres de la fondation, rejoints par Attac, s'inscrivent en faux contre une vision libérale de la santé : «Il faut récuser une vision catastrophiste de l'augmentation des dépenses de santé, explique Catherine Mills. D'abord, parce que le déficit n'est dû que pour une petite part à l'augmentation des dépenses, et, pour la plus grande, au tarissement des ressources de la Sécurité sociale, à cause du chômage. Ensuite, parce que les dépenses de santé participent à la création de richesse (elles représentent 10 % du PIB) et qu'elles développent la productivité du travail.» «On nous sert et ressert le "trou de la Sécu", explique Bernard Tepper, membre d'Attac et responsable de l'Union des familles laïques. 11 milliards d'euros, c'est un chiffre. Mais il est construit et fabriqué afin d'engager une réforme libérale et introduire la privatisation de la santé.» Pour Willy Pelletier, directeur de Copernic, «on mesure à quel point le sens commun libéral a été intériorisé, y compris à gauche». «Eclatement». Et Catherine Mills dénonce par avance la réforme «structurelle» que prépare Jean-François Mattei, préfigurée par le rapport Chadelat sur la «gouvernance» de la Sécu: «Le modèle, conforme aux orientations européennes, a été construit aux Pays-Bas, autour de la notion du "panier de soins", remboursé à 100 % par la Sécu. Le reste étant plus ou moins à la charge des mutuelles, des assurances privées ou des personnes. C'est l'éclatement du système de santé.» Les antilibéraux construisent donc des contrepropositions, en particulier sur le financement. Ils critiquent aussi la CSG : «On pensait frapper les revenus financiers, en fait, ils ne représentent que 13 % de la CSG. Le reste provient des salaires et des retraites.» Copernic imagine donc d'instaurer une «CSG» sur les revenus financiers des entreprises (une masse de 90 milliards d'euros), qui pourrait rapporter 7 milliards d'euros par an à l'assurance maladie. Les Coperniciens, pas toujours cohérents, proclament leur attachement au financement de la Sécu par des cotisations sociales, quand la CSG est un impôt. «On contribue en fonction de ses capacités, on reçoit en fonction de ses besoins, c'est révolutionnaire», s'enthousiasme Catherine Mills. Un brin d'utopie ne peut pas faire de mal à la Sécu. (1) Main basse sur l'assurance maladie, Notes de la Fondation Copernic, Ed. Syllepse, 7 euros. |
Note à l'attention des Collègues
1) Ne pas céder à des injonctions orales du chef d'établissement ou de service et réclamer un ordre écrit de réquisition (distinct de la simple « convocation ») qui doit vous être soit remis en mains propres, soit vous être adressé en recommandé avec accusé de réception. 2) II faut noter que la validité d'une « réquisition » orale en cours d'une réunion de présidents de jury par exemple est liée à son inscription sur un procès verbal de la dite réunion qui devra pouvoir être produit.
|
Marcel Berge
Service juridique SNEP
Le 15/05/03
Note à l'attention des Collègues
Les luttes en cours (grèves, grèves reconductibles), l'amplification de la
mobilisation sous
toutes ses formes, la proximité des certifications et des examens conduisent nos
militants à
devoir répondre à beaucoup de questions.
Le but de cette note est d'apporter quelques réponses sur le cadre juridique de
l'exercice du droit de grève.
Il est essentiel de préciser que le droit de grève, qui figure dans le préambule
de la Constitution de 1946 renouvelé en 1958, a été conquis par de dures luttes.
Que ce droit a toujours fait l'objet de tentatives de remise en cause, sous des
formes diverses. La législation
« anti grève» n'a pas empêché les luttes des travailleurs, et les négociations
imposées ont abouti souvent à des compromis effaçant les sanctions financières
ou autres, frappant les personnels en grève. Cela dépend essentiellement du
rapport de forces créé auquel ne résiste pas, s'il est suffisamment puissant,
les mesures « anti grève ». Mais il est important de connaître l'état actuel du
«droit» en ce domaine pour y puiser, non pas un quelconque découragement
conduisant à freiner l'action, mais la matière pour éviter des erreurs souvent
génératrices de division et de découragement. Rappeler une réglementation
(contestée en ce qu'elle est limitative du droit de grève) ne saurait nous
conduire à nous enfermer dans le «juridisme », le « droit » étant lui même pour
nous un « terrain de lutte » sur lequel s'exerce aussi les rapports de force.
1) L'article 10 de la loi du 13/07/1983 portant Statut de la F.P. dispose que
"les fonctionnaires exercent le droit de grève dans le cadre des lois qui le
réglementent". Or s'il n'existe pas de législation d'ensemble dans ce domaine,
l'Etat s'est doté au gré des circonstances d'une réglementation visant à limiter
certains aspects de l'exercice du droit de grève. Citons l'obligation du
préavis, la retenue du 30eme indivisible pour service non fait, l'interdiction
des grèves tournantes , la privation du droit de grève en vertu de lois
spéciales pour les militaires, les policiers, magistrats, personnels
pénitentiaires sans qu'aucune catégorie d'agents de l'E.N. soit concernée par
cette interdiction.
2) Suite aux litiges entraînés par l'application de ces mesures, la
jurisprudence - (c'est à dire les jugements des juridictions compétentes sur ces
litiges) - a précisé certains aspects du droit applicable.
La « réquisition » : c'est le Conseil d'Etat qui dès 1950 puis en 1964 a, dans
ses arrêts prescrit «... qu'il appartient au gouvernement, responsable du bon
fonctionnement des services publics de fixer lui-même, sous le contrôle du juge.
La nature et l'étendue des limitations en vue d'éviter un usage abusif [du droit
de grève] ou contraire aux nécessités de l'ordre public ». L'autorité compétente
pour édicter ces limitations sont le ministre, le chef de service ou encore des
directeurs d'établissement public. Ainsi cette compétence pourrait être reconnue
au chef d'un établissement public local d'enseignement. Il découle de ces
jurisprudences quelques recommandations que nous devons apporter aux collègues
qui seraient menacés d'être « réquisitionnés » alors qu'un préavis de grève les
couvre, leur permettant légalement d'être en grève, y compris s'ils sont
convoqués à des jurys d'examen.
1) Ne pas céder à des injonctions orales du chef d'établissement ou de service
et réclamer un ordre écrit de réquisition (distinct de la simple « convocation
») qui doit vous être soit remis en mains propres, soit vous être adressé en
recommandé avec accusé de réception.
2) II faut noter que la validité d'une « réquisition » orale en cours d'une
réunion de présidents de jury par exemple est liée à son inscription sur un
procès verbal de la dite réunion qui devra pouvoir être produit.
Ces recommandations découlent des termes même de la jurisprudence citée car
celle-ci implique que les limitations seront fixées « sous le contrôle du juge »
(ce qui signifie de la
juridiction administrative en cas de conflit).
Or, le « contrôle du juge », pour s'exercer devra pouvoir apprécier la légalité
des formes
par lesquelles ont été édicté les limitations, dont la « réquisition ».
Il est bon de savoir que des jurisprudences liées à ce « contrôle du juge » ont
annulé comme illégales (excès de pouvoir) des médecins assignés à un « service
minimum » (ce qui est une forme de réquisition) au motif que seuls certains
d'entre eux ont été interdits de grève alors que d'autres médecins ayant les
mêmes missions et disposant des mêmes compétences ne faisaient pas l'objet des
mêmes sujétions (TA. Orléans 11/12/01 cité par F. Berguin SNES). De même a été
jugée illégale l'interdiction de faire grève à 10 agents de la Poste pour une
grève de 24 heures alors que « ni la sécurité des personnes, ni la sauvegarde
des installations n'étaient en cause » (TA. de Châlons en Champagne 3/02/98 même
source).
Voilà quelques explications visant non à « faire peur » ou a démobiliser aussi
peu que ce
soit les collègues en lutte, mais à leur donner une connaissance du « droit »
actuellement
applicable à l'exercice de la grève .
Chacun comprendra qu'en définitive c'est la puissance de la mobilisation, son
unité et le soutien sans cesse recherché des parents et de l'opinion qui
permettra de faire avancer les revendications, y compris celles concernant
l'exercice du droit de grève, et d'éviter, ou de limiter les sanctions
financières ou autres que tenteraient d'appliquer les pouvoirs publics en vue de
diviser et de restreindre le mouvement.
Quelques commentaires du S2 67 :
Etant donné qu'en EPS on ne se trouve pas dans la
même situation que dans les autres disciplines – CCF oblige – Le problème de la
rétention de notes risque de se poser.
Juridiquement, la rétention de notes peut être assimiler par l'administration
à une faute professionnelle.
Politiquement, il me semble qu'utiliser les examens comme moyen de lutte peut
s'avérer délicat :
1° Risque de s'isoler des parents d'élèves qui soutiennent nos luttes d'après
les derniers sondages
2° On risque aussi de se couper de ces derniers qui font partie du monde
travail, et de ce fait intéressés par le problème des retraites, alors qu'il
faut tout mettre en œuvre pour les amener sur notre terrain de lutte.
FAEN FERC-CGT FSU SGEN-CFDT UNEF
Communiqué de presse
APPEL A LA GREVE LE 18 MARS
Le gouvernement continue à n'apporter aucune réponse aux revendications exprimées par l'ensemble des personnels à travers les nombreuses actions conduites depuis la rentrée. Bien plus, les gels de crédit récemment annoncés viennent aggraver la situation et, en dépit de l'opposition manifestée par la quasi totalité de la communauté éducative, le gouvernement maintient son projet de loi sur les assistants d'éducation et entend le faire voter par l'Assemblée Nationale dès le 19 mars. La précarité ne cesse de croître.
La politique régressive
concerne l'ensemble du système éducatif, de la maternelle à l'université, et de
la recherche publique ; elle aggrave les conditions de travail de tous et
compromet l'avenir des enfants et des jeunes.
C'est pourquoi les organisations soussignées ont décidé d'appeler le 18 mars
l'ensemble des personnels à une nouvelle journée de grève et de manifestations
avec une manifestation nationale des MI-SE et Aides Educateurs :
· pour d'autres choix
budgétaires permettant d'améliorer le service public d'éducation, de conduire
tous les jeunes à la réussite scolaire et de répondre aux besoins de la
recherche publique ;
· pour une programmation pluriannuelle permettant les recrutements nécessaires
pour faire face aux départs en retraite prévisibles ; pour la formation initiale
et continue de tous les personnels et le développement des IUFM ;
· pour la résorption de la précarité ;
· pour le retrait du projet de loi sur les assistants d'éducation et une
véritable négociation pour que soit amélioré le statut des MI-SE, pour que
soient reconnues, professionnalisées, transformées en emplois statutaires les
missions nouvelles mises en place par les Aides Educateurs et pour que des
solutions soient offertes aux actuels AE ;
· pour le maintien des missions et de tous les personnels de l'éducation et de
la recherche publique, notamment ATOSS, Conseillers d'Orientation Psychologues…,
dans la Fonction Publique d'Etat.
Nous appelons l'ensemble des personnels à agir pour que le service public d'éducation soit la priorité de la nation. Ce sont d'autres choix, d'autres orientations et d'autres ambitions qu'il faut pour les jeunes et le service public, afin notamment de combattre l'exclusion et les inégalités et de permettre un développement économique et social fondé sur la justice, la solidarité, l'accès de tous aux qualifications et à la formation.
Paris, le 20 février 2003
| Concours | Nombre de postes |
| Capeps réservé | 95 |
| Capeps interne | 120 |
| 3ème concours | 65 |
| Capeps externe | 1330 |
| CAER capeps externe | 159 |
| CAER capeps interne | 229 |
| 3ème concours privé | 17 |
| CAER Agreg | |
| Agrégation interne | 113 |
| Agrégation externe | 40 |
| Priorité à
l’Education ! MARDI 28 JANVIER 2003 GREVE UNITAIRE
|
| RETRAITES
MANIFESTATIONS UNITAIRES |
"Je n'ai jamais considéré que l'enseignement dans le second degré constituait un vrai métier. Il suffit de connaître sa discipline et d'avoir un peu de talent... Le seul métier dans notre système, c'est celui de professeur des écoles." Une "confidence" faite par Luc Ferry devant 250 inspecteurs et quelques recteurs (Le Monde de l'éducation n°308 novembre 2002)
Les nouvelles dispositions concernant la mise en extension progressive du CFA
viennent d'être adoptées le jeudi 5 novembre en première lecture à l'Assemblée
Nationale. Les conditions d'accès au CFA sont réduites
Nous appelons l'ensemble des collègues à intervenir massivement auprès du
Premier Ministre et des députés par une lettre pétition sans oublier d'adresser
le double au SNEP.
Au-delà du 31 décembre 2002, compte tenu des nouvelles dispositions peu de
collègues pourront en bénéficier, si ce n'est ceux qui pourront répondre à la
condition d'avoir cotisé 40 annuités ou ceux nés avant décembre 1944 (59 ans)
qui peuvent en bénéficier avec 37 annuités et demi.
Pourront bénéficier du CFA à compter du 1er janvier 2003 :
Les enseignants nés avant le 31 décembre 1944
Deux conditions : 37 annuités et demi de cotisation et 25 années de services
publics.
Les enseignants nés avant le 31 décembre 1946
Deux conditions : 40 annuités de cotisations et 15 années de services publics
effectifs.
Les personnels justifiant au 31 décembre 2002
de 43 annuités au titre des différents régimes de retraite et de 15 années de
services publics effectifs à la fin de l'année 2002.
Le 22 novembre 2002
UNE CONDAMNATION
INACCEPTABLE
La FSU, qui a pris connaissance du rejet du pourvoi en cassation de José Bové,
confirmant sa condamnation à une peine de 14 mois de prison, s’élève contre
cette décision qui fait peser de graves menaces sur la liberté d’action de tous
les militants syndicaux et associatifs.
Tant dans son principe, tendant à banaliser la pénalisation d’actions de
responsables syndicaux, que par la lourdeur de la peine au regard des faits
reprochés, elle ne peut être ressentie que comme un acharnement injustifié.
La FSU apporte son soutien à José Bové et s’associera aux initiatives pour
demander sa grâce.
Vous pouvez
télécharger une lettre à envoyer à Monsieur le Président de la République,
pour demander la grâce de José Bové et René Riesel. (Format .rtf 8 ko)