| Rapport de la commission Pochard |
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L'apprentissage à 14 ans : un article de Philippe
Meirieu
Téléchargez l'article. En réalité
l’apprentissage à 14 ans est un renoncement très grave. Renoncement à
l’ambition duGénéral de Gaulle et du ministre Berthoin qui imposèrent,
en 1958, la scolarité obligatoire à seize ans. Renoncement à l’ambition
d’une École de la République qui ne doit pas se résigner à former des
citoyens à deux vitesses. Renoncement à une véritable réforme de l’École
capable, dans un même creuset, d’offrir à chacun des moments
d’apprentissages communs et des itinéraires différenciés pour l’accès
aux savoirs fondamentaux. Renoncement, à une ambition essentielle de la
France – qui est, certes, loin d’être réalisée -, mais qui doit
constituer un horizon possible, une tâche à laquelle s’atteler ensemble,
professeurs, parents, citoyens, hommes politiques : garantir à chaque
enfant, à seize ans, la maîtrise des fondamentaux de la citoyenneté.
Renoncement à l’inventivité sociale et pédagogique qui pourrait
permettre une réforme en profondeur de l’institution scolaire.
Renoncement à la lutte contre l’apartheid urbain et social qui – si nous
n’y prenons garde – pourrait bien agrandir sous nos pieds la fracture
sociale… au point que nous y tombions tous dedans prochainement ! |
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Besançon 1946. Différence entre démocratisation de l’enseignement et élitisme républicain selon Il y a deux façons de voir l’enseignement démocratique. Il y a d’abord une façon individualiste qui paraît avoir prédominé entre les deux guerres : c’est de poser que tout homme, tout enfant, quelle que soit son origine sociale, doit pouvoir, s’il en a les mérites, arriver aux plus hautes situations dirigeantes (…). C’est en fait une conception qui reste individualiste en ce sens que si les situations les plus belles sont données aux plus méritants, il n’y a pas à tout prendre une élévation sensible du niveau culturel pour la masse du pays. Aujourd’hui nous envisageons, la réforme démocratique de l’enseignement sous une forme beaucoup plus générale (…). Même si c’est un enfant du peuple qui est passé au lycée et par le lycée a pu accéder à l’enseignement supérieur, il entre dans une société qui n’est plus celle de ses origines.
La conception démocratique de l'enseignement
qui envisage une élévation totale de la nation quelle que soit la
situation occupée, ou plutôt quel que soit le travail et quelles que
soient les fonctions qu'auront à accomplir tous les individus de la
société, exige que, selon ses aptitudes naturelles, chacun ait accès à
la culture la plus élevée. On voit les différences. Non seulement il ne
s'agit plus de l'élite, mais il ne s'agit pas non plus fondamentalement
des insertions professionnelles et sociales plus ou moins convoitées et
hiérarchisées. Le principe premier régulateur de cette deuxième
conception de la démocratisation est déconnecté de la question de la
situation occupée, du travail,des fonctions qu'auront à remplir tous les
individus de la société...
La culture générale
représente ce qui rapproche et unit les hommes, tandis que la profession
représente trop souvent ce qui les sépare."
Commentaires :
Il me parait intéressant de relire ce texte
de Wallon qui date de 1946 afin de pouvoir faire un parallèle avec la
loi fillon et le rapport thélot.
On ne peut que constater la rupture qui est
entrain de se mettre en place en faveur d'une école élitiste et soumise
exclusivement aux impératifs économiques. Une telle vision utilitariste
ne peut que marginaliser les disciplines qui n'apparaissent pas
fondamentales et nécessaires au regard d'un objectif uniquement tourné
vers l'employabilité des personnes.Exit donc L'EPS, ARTS PLATS, HIT GEO,LV2,
SC. ECO. SVT.
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CTPA du 18 Janvier 2005 les organisation syndicales ne siègent pas. Déclaration commune FSU - SGEN/CFDT – UNSA Les organisations syndicales (FSU, SGEN-CFDT, UNSA) dénoncent les suppressions massives de postes annoncées pour la rentrée 2005 en Alsace ; 76 postes sont supprimés dans le 2ncl degré, 10 postes du Haut-Rhin disparaissent dans le 1er degré. Dans le détail, la saignée est encore plus spectaculaire : pour les collèges de l'Académie, ce sont 161 postes qui manqueront : 92 dans le Bas-Rhin, 69 dans le Haut-Rhin. Ces coupes alimentent un redéploiement partiel et insuffisant vers les lycées (général, technique, professionnel) où ne sont créés que 53 postes (26 en LP et 27 en LEGT) pour une augmentation de 1 432 élèves ! Les arguments du Ministère et du Rectorat, notamment démographiques, sont de pure forme, puisque, dans les faits, en suivant précisément les fluctuations démographiques, seuls 21,5 postes (= - 387 élèves) auraient pu être retirés. Par ailleurs, et compte tenu du retard de scolarisation de l'Alsace, ces arguments visent à masquer la panne scolaire aggravée du Service Public d'Education dans notre région. Les lycées et collèges resteront donc dans le statu quo des classes chargées, des options raréfiées, des filières abandonnées, des TPE supprimés, des ZEP oubliées, d'élèves sacrifiés et des classes de langues non dédoublées contrairement aux annonces du Ministre ! Le post-Bac, les BTS par exemple, dont on sait le rôle qu'ils jouent dans la démocratisation scolaire, fait également les frais de cette politique malthusienne. Suppression de deux formations appréciées et utiles au lycée Koeberlé de Sélestat et au lycée Louis Armand à Mulhouse. De plus, 10000 heures sont prélevées sur la dotation pour abonder la mesure sur les remplacements proposée par le Ministre (72 h de travail contraint en plus pour chaque professeur). En outre, les organisations s'élèvent contre la parodie de dialogue social instaurée dans l'académie concernant la promotion à la hors classe : en guise de dialogue, c'est un projet inacceptable qui nous a été proposé qui élimine d'office toute possibilité d'entrée dans la hors classe pour un trop grand nombre d'enseignants et repose presque exclusivement sur des critères subjectifs, entraînant la fonction enseignante sur le chemin du caporalisme le plus étroit. Nos organisations réaffirment leur désir de voir chacun, dans le cadre de la revalorisation de la fonction enseignante, partir en retraite en ayant atteint le grade de la hors classe et leur attachement à un barème national, s'appuyant sur des critères objectifs. Elles demandent instamment l'abandon de ce projet. Pour ces raisons les représentants des organisations syndicales ne siégeront pas à cette séance du CTPA. |