Vous avez reçu un message digne de la désinformation la plus méprisante qui soit !
Ne soyons pas dupes, les élections professionnelles de 2018 se préparent !


S'il est vrai que Marc Hébinger peut siéger, ce n'est pas le seul élu PEPS qui siégera !

En effet l'administration nomme 4 collègues pris au hasard dans la liste des PEPS non éligibles pour siéger. A ce titre, comme ça a déjà été le cas lors de la 1ère campagne, une collègue syndiquée du SNEP-FSU siègera et lira une déclaration liminaire que nous aurons préparée et que vous pourrez trouver sur le site du SNEP-FSU Strasbourg.
Par ailleurs, le SNEP FSU Strasbourg nommera 2 experts qui siégeront également avec cette collègue.

Le SNEP FSU, seule organisation syndicale à intervenir effectivement !

Je tiens à préciser ici que vos élus du SNEP-FSU (8 titulaires sur 9 possibles) préparent cette CAPA, interviennent et demandent le réexamen des dossiers problématiques, même si statutairement ils n'ont pas le droit de siéger, au contraire de l'élu du SGEN qui, comme à son habitude se contente de faire acte de présence, ne prépare pas ses dossiers et se contente parfois de lire une déclaration de sa centrale sans rapport avec le sujet de la réunion en cours.

Libre à qui veut de croire à cette tentative honteuse de faire croire à une éventuelle implication et expertise du SGEN pour toutes les questions relatives à notre corps. Chacun sait que hormis le SNEP-FSU nulle OS n'est à même de défendre les intérêts des PEPS.
Plus encore, aucune autre OS ne le souhaite!


Jacques PEPIN
Commissaire paritaire académique et national
SNEP-FSU Strasbourg

Téléchargez les fiches syndicales à nous renvoyer pour le suivi de votre dossier classe exceptionnelle (cliquer sur le lien).

Classe exceptionnelle des PEPS

Classe exceptionnelle des agrégés

Le message du SGEN à la suite de l'article...

OUVERTURE DU SERVEUR POUR LA DEUXIEME CAMPAGNE DE PROMOTIONS A LA CLASSE EXCEPTIONNELLE jusqu’au 25 avril 2018

Si vous êtes éligible (Non promu(e) en février, ou nouvellement éligible), la saisie se fait via I-prof et le service SIAP.

Retour sur la 1ère CAPA

La première CAPA pour l’accès à la classe exceptionnelle s’est tenue dans notre académie le 19 février 2018.

Le SNEP FSU revendique un déroulé de carrière sans obstacle de grade, et n’était pas favorable à la création de la classe exceptionnelle. Même si celle-ci permet un nouveau débouché de carrière, l’administration en a largement restreint l’accès pour les enseignants n’ayant pas exercé de fonctions particulières puisque seuls 20% d’entre eux peuvent y accéder. Elle fait de ce deuxième vivier (non fonctionnel) un système de promotions au mérite arbitraire.

Nous siégeons ce jour, pour la première fois, à une CAPA extrêmement attendue par la profession, dans le cadre des nouvelles modalités de carrière issues de PPCR. Nous devons dire en préalable que le ministère par le retard dans la publication de la circulaire et par les dates imposées a mis tout le monde (rectorats, personnels administratifs, inspecteurs, chefs d’établissement, commissaires paritaires) dans des conditions de travail très difficiles.

 

La bataille pour les salaires et les carrières continue. Le gouvernement confirme sa politique d’austérité et annonce un plan de départ volontaire pour les fonctionnaires. Par ailleurs, se déroulent en ce moment les CA, les CTSD et CTA qui statuent sur la répartition des moyens, même s’il est louable que les CP de REP+ soient passés à 12, nous constatons que les conditions se dégradent sur tout le territoire dans le second degré : les effectifs par classe augmentent, les remplacements ne sont pas assurés, les HSA sont toujours plus nombreuses et le nombre de contractuels est en forte hausse. Qui a à gagner dans cette fuite en avant ? Certainement pas nos élèves !

En préambule, soulignons que les documents de travail, ainsi que les convocations relatives à cette CAPA ont été mis à notre disposition par les services en temps utile pour nous permettre d’effectuer notre travail de la façon la plus efficace et complète possible.

Nous aimerions redire ici, combien le concours de tous les personnels du rectorat nous est précieux et leur adresser nos remerciements pour leur implication malgré leurs charges de travail que nous savons être considérables.

 

Nous siégeons aujourd’hui dans le cadre de l’évolution des carrières.

Les récentes décisions actées dans le cadre du PPCR et la décision de dégeler enfin nos traitements sont des premiers pas que nous actons positivement.

Beaucoup d’éléments restent cependant à discuter et à améliorer, à l’instar de la progression en classe normale dont l’avancement à un rythme unique pour tous n’est toujours pas réalisé, même si l’accélération induite par les 2 moments de différenciation devrait contribuer à un déroulement plus rapide.

Mais le processus est très étalé dans le temps (4 ans) et ne répond pour le moment qu’imparfaitement à notre demande urgente de revalorisation salariale, après des années de blocage et de mise à mal du pouvoir d’achat. C’est pourquoi le SNEP-FSU demande un calendrier resserré de la mise en œuvre du PPCR .

 

L’importance de l’accès à la hors-classe ne se dément pas, qui reste, pour l’heure, le seul véritable accélérateur de carrière pour tous les personnels enseignants.

Nous nous réjouissons que la prise en compte des directives du ministère a permis qu’aujourd’hui la quasi-totalité des 11ème échelon ait pu être promue.

 

La Liste des promus ici

 

Cependant, un petit nombre de 11ème figure encore en position éloignée de toute possibilité d’accès à la hors-classe. Nous demandons que leurs cas soient à nouveau évoqués et examinés avec toute l’attention requise afin de permettre une possible évolution de leur situation, comme cela a pu être le cas d’un enseignant cette année.

 

Le ratio femmes/hommes est presque parfait (14 promues pour 16 hommes) et l’âge d’accès a très sensiblement baissé pour tous les collègues (très légèrement inférieur à 49 ans). Enfin, l’échelon de recrutement devient de plus en plus le 10ème. C’est à la fois une satisfaction mais aussi une crainte, car en particulier pour les professeurs d’EPS il va être très difficile d’atteindre le 3ème grade prévu dans PPCR. Ces personnels risquent de ce fait de rester de longues années sans évolution !

 

Cette année encore, l’enseignement en établissement prioritaire a permis à 13 collègues (sur 30) d’accéder à la hors-classe. Il nous semble que beaucoup d’autres méritent tout autant cet accès, qui enseignent dans des établissements tout aussi difficiles ou prioritaires mais non classés, ce qui les exclut.

Si l’on considère ce qui a été dit plus haut, c’est la double peine !

 

Pour les PEPS, nous avons repéré cette année 2 avis défavorables émis par les CE et 9 par les IPR, en très nette augmentation par rapport à l’an passé ! Pour les CEEPS, une collègue n’est pas promue à la classe exceptionnelle, avec 2 avis défavorables (pour mémoire, c’était déjà le cas l’an passé). Nous espérons bien entendu pouvoir obtenir des explications lors de cette CAPA, comme il est de coutume.

 

Nous continuerons à revendiquer une réelle revalorisation du point d’indice, mais aussi des carrières dans leur ensemble en négociation PPCR, pour que les collègues soient reconnus dans leur travail et que le métier redevienne attractif avec des rémunérations qui se rapprochent de celles en vigueur chez nos voisins.

 

 

 

 

 

Les commissaires paritaires du SNEP-FSU.

 

Rang Nom Prénom Sexe
1 MEYER DOMINIQUE H
2 WIEGER THOMAS H
3 REINBOLD CORINNE F
4 KIRMANN VALERIE F
5 KOLMER LOUIS H
6 SCHLOESSER ARMAND H
7 URBANY CHRISTELE F
8 ROEHRIG EMMANUEL H
9 HALDRIC JOELLE F
10 CATTANEO SERGE H
11 OBERLE NATHALIE F
12 WINCKEL VALERIE F
13 ROMANO ANGELO H
14 LAPORTE FLORENCE F
15 OBERLE LAURENT H
16 SUHR CYRILLE H
17 HAMM CARINE F
18 PFLEGER JEAN BERNARD H
19 HARTMANN BRIGITTE F
20 LARQUE VIRGINIE F
21 BIRG SEBASTIEN H
22 TESEVIC ALEXANDRE H
23 BONNAUD JEAN MICHE H
24 SCHMITT DAVID H
25 BIGOT CAMILLE F
26 LEOPOLD ALEXANDRA F
29 ANZUINI MATHIEU H
30 NOEL CARINE F
31 BARTHEL NAVARRO NATHALIE F
32 ALLAT ALI H
       
  BARRE 205.5  

Nom

Prénom

FOLLETETE OLIVIER
HOUOT ANNE
BEDU PATRICIA
GUBIANI ISABELLE
HECKER LUC
COLIN FRANCK
KUENTZ ANNE
ARNOLD THIERRY
PROCH PHILIPPE
PROCH BRIGITTE
GUTH CHRISTOPHE
SCHEIDT DENISE
DROUVOT CATHERINE
SCHROTER SEBASTIEN
BERNAUER CHRISTOPHE
HOFFERT TANIA
HASSLER GILLES
VONNE MARIE LAURE
LACHEVRE GUILLAUME
BURGUN GUY
DUPERAT BRUNO
METTEMBERG M HELENE
DEUSCHER JEAN MICHE
SKARNIAK RICHARD
MULLER CHRISTIAN
BERTRAND STEPHANE
BRAND THIERRY
COMTE MICHELE
BETETA CHRISTELLE
BUCHLER JEAN
RINNER YVES

 CAPA Hors Classe des PEPS, des CEEPS

  Classe Exceptionnelle des CEEPS

La liste des promus : ici 

 

En préambule, soulignons que les documents de travail, ainsi que les convocations relatives à cette CAPA ont été mis à notre disposition par les services en temps utile pour nous permettre d’effectuer notre travail de la façon la plus efficace et complète possible.

Nous aimerions redire ici, combien le concours de tous les personnels du rectorat nous est précieux et leur adresser nos remerciements pour leur implication malgré leur charge de travail allant grandissant.

L’importance de l’accès à la hors-classe ne se dément pas, le pouvoir d’achat continuant d’être mis à mal. Même si un rattrapage salarial est envisagé, ses effets ne pourront pallier une situation très dégradée depuis 5 années à présent. Nous prenons acte des propositions faites par le ministère, propositions qui vont dans le sens de notre demande d’une refonte de la grille par translation vers le haut, cependant incomplète et surtout sans revalorisation de la valeur du point d’indice.

Nous nous réjouissons particulièrement de la prise en compte des directives du ministère qui ont permis que la quasi-totalité des 11ème échelon ait pu être promue.

Cependant, un petit nombre de 11ème figure encore en position éloignée de toute possibilité de promotion alors que tous sont âgés de 55 ans ou plus (4 ont même 60 ans et plus !). Ces collègues seront-ils définitivement exclus de toute promotion et  partiront- ils à la retraite sans l’accession à la hors-classe? Nous demandons que leurs cas soient à nouveau évoqués et examinés avec toute l’attention requise afin de permettre une possible évolution de leur situation.

Le ratio femmes/hommes est cette année très défavorable aux femmes (12 promues pour 19 hommes) et l’âge d’accès a très sensiblement baissé pour tous les collègues (49.1 pour les femmes et 49 pour les hommes). C’est à la fois une satisfaction mais aussi une crainte, car au vu des propositions salariales dont nous avons parlé plus haut, ces personnels risquent de rester de longues années sans évolution ! Le gain pour ces jeunes collègues accédant à la hors classe est par ailleurs minime : ils vont entrer à l’échelon 4 pour la plupart soit un gain de 30 points d’indice. Cette constatation renforce notre demande de reconstruction complète d’une grille de rémunération unique.

Nous aimerions souligner aussi l’importance considérable de l’enseignement en établissement prioritaire, en particulier pour les plus jeunes promus, puisque 10 d’entre eux sont promus grâce à ce facteur. Lorsque l’on sait que 0.5 points séparent le dernier promu du premier non promu, on pourra mieux en juger. Peut-être pourrions-nous trouver encore un meilleur équilibre ? Il nous semble à la lecture des documents que ce phénomène risque encore de s’accentuer, car il ne sera plus contrebalancé par les bonus lié au 11ème échelon.

Pour les PEPS, nous avons repéré cette année 2 avis défavorables émis par les CE et 6 par les IPR, en nette augmentation par rapport à l’an passé ! Pour les CEEPS, seul un d’entre eux est toujours bloqué en classe normale par un avis défavorable émis par le corps des IPR et une collègue n’est pas promue à la classe exceptionnelle, avec 2 avis défavorables (pour mémoire, cette collègue avait l’an passé 2 avis favorables !). Nous espérons bien entendu pouvoir obtenir des explications lors de cette CAPA, comme il est de coutume.

Nous continuerons à revendiquer une réelle revalorisation du point d’indice, mais aussi des carrières dans leur ensemble, pour qu’aucun collègue ne soit contraint de partir à la retraite sans pouvoir accéder à l’indice terminal de son corps. Pour rappel, notre revendication est toujours d’un corps unique reconstruit avec un indice  terminal repensé (alignement sur la HC des agrégés, telles que peuvent le laisser penser les propositions de la ministre ?).

 

Les commissaires paritaires du SNEP-FSU.

sous réserve de confirmation des contingents par le ministère

Rang Nom Prénom
3 PARAGEAUD DENIS
4 BOUHELIER PHILIPPE
5 KOENIG MARIE
6 HERRGOTT REMY
7 GRAF VALERIE
8 HARTWEG ANNE
9 WEBER ANNE
10 FRANTZ PIERRE
11 SCHMITT PIERRE
12 KUHN BENEDICTE
13 BISCHOFF CATHERINE
14 KREISS CAROLINE
15 PORET JEAN-MARIE
16 WEBER SEVERINE
17 NEFF FRANCOISE
18 STEPHANUS BENOITE
19 BILLING MURIELLE
20 GALLMANN FABIENNE
21 GALL STEPHANIE
22 GERARD CAROLINE
23 RAZAFINDRAZAKA DAVID
24 PASCAL GERALDINE
25 BIERRY ALEXIS
26 KAPPLER MARIE-CLAI
27 LARQUE JEROME
28 SALAUN-BRUGEL ISABELLE
29 GALLMANN SOPHIE
30 SALADIN EMMANUELLE
31 SCHUPP DANIELLE
Rang Nom Prénom
1 CHASTAIN SYLVIE
2 BUHL CATHERINE
3 LE BOUCHER SYLVIE
5 MOULIN FRANCOISE
6 KUGLER CHRISTOPHE

 

Rang Nom Prénom
1 WILHELM DANIEL
2 MARTZ HERVE
3 HERMANN ANDRE
4 HOFFERT TANIA
5 DELIN SAMUEL
6 HATIER SOPHIE
7 FOURNAISE MARTINE
8 BERNICHE NANCY
9 GENATIO DOMINIQUE
10 SCHNEIDER PASCAL
11 WIEGER FREDERIQUE
12 LARQUE VIRGINIE
13 SCHNEIDER CLAUDINE
14 STEIB CLAUDE
15 GRUNENWALD REGINE
16 BLEGER VINCENT
17 BOEHRER CHRISTOPHE
18 EINHORN VINCENT
19 RINNER YVES
20 SCHERNO CHRISTOPHE

DECLARATION LIMINAIRE DU SNEP-FSU

Nous siégeons ce jour, pour la deuxième fois cette année, à la CAPA d’accès à la classe exceptionnelle des professeurs d’EPS.

Nous tenons à remercier les services pour leur disponibilité lors de cette opération de gestion et pour la souplesse dont ils ont fait preuve : mise en place d’un GT préparatoire, richesse des échanges, clarté des explications et des enjeux.

 

Extrêmement attendue par la profession, dans le cadre des nouvelles modalités de carrière issues de PPCR, l’accès à ce grade nous laisse pour le moins dubitatifs !

Déclaration liminaire du SNEP-FSU

 

 

Nous aimerions tout d’abord remercier les services du rectorat pour la mise à disposition des documents, ce qui nous a permis de préparer au mieux le GT qui s’est tenu lors de la FPMA de la semaine passée. Les échanges à cette occasion ont été nombreux et constructifs, nous y reviendrons.

 

Nous siégeons aujourd’hui pour la première fois dans le cadre de l’évolution des carrières sous sa forme nouvelle.

Les récentes décisions actées dans le cadre du PPCR ont pris effet au 1er septembre et il paraît certain que les changements qu’elles impliquent auront des répercussions sur l’accès des collègues à la hors-classe. Celle-ci devient une suite logique de la carrière et chaque professeur a vocation à y accéder, sauf opposition de Mme la Rectrice.

Hier (mardi 16 janvier) vos commissaires paritaires ont siégé dans la cadre de la 1ère campagne d’avancement accéléré d’échelon, au titre des nouvelles modalités issues de l’accord PPCR (parcours professionnel carrières et rémunérations).

Celle-ci ne concerne plus que les collègues au 6ème et au 8ème échelon et permet à 30% des collègues concernés par une promouvabilité de passer un an plus tôt que la date prévue par le nouveau tableau d’avancement à l’échelon supérieur.

Cette CAPA d’avancement d’échelon est la première après l’application du protocole PPCR. Nous tenons tout d’abord à dénoncer les décisions prises par le nouveau gouvernement au nom de la réduction de la « dette publique ». Supprimer 120 000 postes de fonctionnaires, geler la valeur du point d’indice, réintroduire un jour de carence, augmenter la CSG sans compensation véritable, reporter le calendrier PPCR - remettant ainsi en cause les engagements de l’état – est-ce ainsi que l’on pense rassurer sur l’avenir de notre métier, son évolution et pour ce qui nous occupe plus particulièrement aujourd’hui sa revalorisation ?

Déclaration liminaire

 

Nous tenons bien sûr avant tout, ainsi que nous le faisons chaque année, à remercier les services du rectorat pour la mise à disposition en temps utile de tous les documents relatifs à la préparation de cette CAPA, malgré leur charge de travail qui ne cesse d’augmenter, ainsi que pour la disponibilité et la compétence des gestionnaires.

Nous sommes actuellement dans une période charnière : application de la réforme du collège, mise en place progressive du PPCR, élection présidentielle. Chacune de ces échéances suscite de nombreuses interrogations et des doutes quant à l’avenir de nos métiers.

Pour ce qui concerne la réforme du collège, l’orientation des programmes actuels ne peut rester en l'état si on veut que l'EPS, par ses apports spécifiques, ses apprentissages culturels, sa singularité, puisse continuer à contribuer à la formation des jeunes.

Faire l'impasse de sa prise en compte dans la certification du Brevet des collèges (DNB) représente pour nous une aberration et un non-sens au regard des objectifs spécifiques de notre discipline et provoque l’inquiétude et la colère de la profession. Ainsi les enseignants d’EPS sont engagés dans une grande campagne « EPS je veux que ma note compte » qui recueille déjà près de 10 000 signatures depuis la mi-novembre.

Déclaration liminaire

Nous tenons bien sûr avant tout, ainsi que nous le faisons chaque année, à remercier les services du rectorat pour la mise à disposition de tous les documents utiles à la préparation de cette CAPA malgré les multiples tâches qui sont les leurs, ainsi que pour la disponibilité et  compétence des gestionnaires.

Nous souhaitions aussi adresser nos meilleurs vœux à M. Basquin avec lequel nous avons pu travailler dans les meilleures conditions de dialogue social et de respect mutuel pendant toutes les années où il a été présent lors des différentes instances qu’il présidait.

Cette CAPA se tient à un moment très particulier cette année, puisqu’elle vient percuter de nombreux évènements. Nous tenons à dénoncer ainsi les orientations prises par notre ministre, en particulier la réforme du collège qui, au contraire de ce qui est annoncé, va à l’encontre de la réussite de nos élèves. De plus cette réforme sonne le glas d’un certain nombre de disciplines, dont l’EPS, chacun sachant ce que signifie l’abandon de l’évaluation aux examens à plus ou moins long terme. Cette réforme apparait de plus en plus comme purement comptable. Il s’agit de supprimer le plus de postes possibles, tout en demandant aux enseignants un travail supplémentaire considérable, avec des concertations très  nombreuses, sans aucune compensation. Contrairement à ce que voudraient nous faire croire les retours des formations, celles-ci ne se passent pas bien, de trop nombreuses questions ne trouvant aucune réponse ou étant simplement éludées ! La menace qui pèse sur les mutations nous inquiète fortement aussi et pose à son tour le problème d’équité de traitement et du droit à la mobilité. Nous y reviendrons bien sûr en temps utile.

Le SNEP-FSU a, à l’occasion des dernières élections, affirmé une fois de plus sa première place chez les enseignants d’EPS. Cela lui confère une responsabilité qu’il compte bien assumer pour pérenniser notre discipline et ne pas la cantonner à un rôle de faire valoir au sein d’un quelconque dispositif.

Le contexte de restriction budgétaire persistant, la stagnation des traitements dénoncée l’an passé s’est encore aggravée et plus rien ne vient modérer la baisse du pouvoir d’achat de toutes les catégories de fonctionnaires (les collègues continuent à avoir des fiches de paye dont le « net à payer » est en baisse !). Les évolutions de carrière ne suffisent plus à compenser une dégradation de nos revenus toujours plus sensible, les perspectives liées au PPCR nous laissent dubitatifs quant à leur réelle efficacité sur l’amélioration des revenus. Les situations de paupérisation sont de plus en plus nombreuses, en particulier pour les femmes dont la carrière n’a pas été complète ainsi que pour les collègues isolé(e)s.

Le ministère fait perdurer un système d’avancement différencié qui ne règle aujourd’hui aucun problème et n’engendre souvent qu’injustices et aigreurs auprès de nos collègues. Il persiste aussi à refuser de procéder à une revalorisation de la valeur du point d’indice. C’est insupportable et inique et nous ne sommes pas dupes des explications rejetant tout sur « la crise ». Nous exigeons une revalorisation immédiate à la hauteur de toutes les régressions subies depuis 5 ans. L’argent est disponible, il est mal employé et il s’agit bien de choix politiques et de société que nous dénonçons.

Nos demandes réitérées aux IPR de nous fournir des éléments qui nous paraissent indispensables (nombre d’inspections de l’année précédente, répartition des inspections et moyenne des notes par genre et par échelon, nombre d’enseignants ayant une note pédagogique relevant d’une inspection de plus de 5 ans, comparatif des notes pédagogiques et administratives des TZR/ autres collègues) n’ont toujours pas obtenu de réponse. Il nous semble absolument indispensable, par exemple, que les plans d’inspection prennent en compte en priorité la visite des collègues en retard de 5 ans ou plus et surtout toutes celles et ceux qui sont promouvables, lors de l’année précédant cette promouvabilité. Il n’est plus possible que des collègues se voient privés d’un juste avancement par une inspection décalée (trop précoce ou trop tardive). Nous réitérons donc notre demande afin de pouvoir exercer au mieux nos mandats en affinant nos analyses pour faire des propositions fondées sur la situation réelle des collègues.

L’analyse des documents fournis fait apparaitre un problème récurrent, celui des collègues enseignant dans le supérieur ou dans les services de l’UNSS  dont la note sur 100, fixée par la DASEN, est très nettement supérieure à celle des autres collègues examinés dans le même tableau.

Le SNEP-FSU revendique un avancement d’échelon au meilleur rythme pour tous qui, à l’identique de nombreux autres corps et de certains grades, serait plus en phase avec les difficultés actuelles de notre métier, aussi bien pédagogiques et financières que de recrutements. Il revendique aussi une translation de la grille de rémunération vers le haut et,  ainsi que nous l’avons dit plus tôt, une urgente et vitale augmentation de la valeur du point d’indice !

En tant qu’élus, nous ne pouvons nous satisfaire de la situation actuelle et nous entendons peser sur les décisions urgentes qui doivent être mises en œuvre dans l’intérêt de nos collègues et au-delà de  celui de tout le système éducatif ! Nous nous efforcerons de poursuivre notre travail de commissaires paritaires dans le respect des règles et pour l’amélioration des conditions de travail de toute la profession, comme cela nous a toujours animés.

 

Les commissaires paritaires du SNEP-FSU.