Compte rendu de stages
Dernière mise à jour le 19/02/04
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Stage SNEP et ski de fond, 29 et
30 janvier 2004 Tout a commencé dans le Blizzard vosgien d'un jeudi matin de Janvier. La route menant au centre du Blancrupt disparut brusquement sous les congères de neige…
Bravant à la fois l'absence de collègues féminines et les conditions météorologiques difficiles, la cordée de sept camarades profs d'EPS s'enfonça dans la forêt vosgienne et dans la neige. Sous la conduite avisée et différenciée de Nicolas, chacun à son niveau put réaliser quelques traces patinées de belle facture. La leçon de fartage qui s'en suivit nous permis de glisser doucement jusqu'au repas. La discussion s'anima alors pendant la veillée : la FPC, le nombre de postes au CAPEPS et la précarité annoncée des futurs intermittents de l'EPS, les mutations, les équipements sportifs, mais aussi la laïcité et la position du SNEP national. J'ai pu apprécié la richesse des échanges et j'ai même pu constaté que je n'étais pas seul à penser comme Régis DEBRAY que "la laïcité a besoin d'une pédagogie certes, mais celle-ci a besoin d'une loi. Elle ne remplace pas le dialogue, certes, mais elle lui donne son assise."[2] Dans l'hiver vosgien, il y a paraît-il peu de journées comme celle qui s'annonçait au réveil de ce vendredi : beaucoup de neige, température vivifiante et un grand beau soleil illuminant au loin les alpes suisses qui allaient nous accompagner toute la journée. Le matin sur les chemins balisés, l'après-midi sur la route de Crêtes, nous avalâmes les kilomètres à allures variées sur des pistes d'excellente qualité. Les pauses furent même parfois agrémentées d'un concours de calembours lancé par notre trésorier. Bref, des conditions rêvées ! Il fut question du manque de participants(tes!!) à ce stage, mais aussi de la promesse de le reconduire l'an prochain. Sous quel dénomination? Certaines corporations organisent des séminaires très séduisants autour d'activités sportives ayant peu à voir avec leur activité professionnelle. Pourquoi le SNEP hésiterait-il à organiser au Lac Blanc un séminaire réunissant ses militants autour des thèmes d'actualité en EPS ? Certes le Lac Blanc n'est pas l'Ile Maurice. Mais aurions-nous pu aborder là-bas et sans fard tous les problèmes de fond ? Alors l'an prochain, tous au Lac Blanc…à DONF !!! Louis DELOYE [1] LOLF : Loi Organique relative aux lois de Finances [2] DEBRAY Régis "Ce que nous voile le voile" Gallimard, 2004. 5,50 euros
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Sur deux jours, les jeudi 29 et vendredi 30 janvier, quelques «happy few» (7 : où sont les autres, syndiqué(e) s ou pas ?), après avoir surmonté les affres de la montée, comme quoi 15 cm de neige fraîche font déjà glisser, avant de glisser pour de vrai ! , bravé un vent à décorner les vaches du Sundgau…, ont partagé, débattu et même skié. Ce qui peut retenir de participer à un tel stage ? Rappels : Chaque enseignant d’E.P.S.(syndiqué(e) OU pas) a droit « de participer à des stages de formation syndicale, pour tout titulaire, stagiaire ou auxiliaire, dans la limite individuelle de 12 jours ouvrables par an, avec la rémunération intégrale et sans être contraint de remplacer ses cours. »Ceci est à comparer avec « notre » F.P.C. académique, de plus en plus peau de chagrin : combien de journées de stage avez-vous obtenu cette année scolaire ? Comment s’inscrire à un stage de formation syndicale ? Sur le site régional du SNEP (snepfsu-strasbourg.net) le modèle de lettre (manuscrite) de demande est en ligne. Il suffit de demander à un collègue syndiqué, car il reçoit par le bulletin académique (version papier) la liste des stages de l’année et le modèle de lettre à écrire. Cette demande doit être transmise, par voie hiérarchique, au minimum un mois à l’avance. N’oubliez pas de confirmer votre inscription au SNEP ( indispensable pour s’organiser). Que va penser mon « patron » ? Votre chef d’établissement ne peut s’y opposer : s’il le fait, il est hors la loi. Ne vous laissez pas intimider (contactez-nous, vous n’êtes pas seul) et ne cédez pas à un quelconque chantage affectif à propos du manque de cours pour vos élèves : une évaluation, vous savez l’anticiper !Dans le « privé » : se former se fait sur le temps de travail et le retour sur cet investissement pour l’entreprise n’est pas contesté ! Ce stage n’est pas pour moi, je ne connais personne ≈ je ne serai pas à l’aise, je vais m’embêter : Dans ce stage, basé sur une A.P.S., le ski de fond-skating, la glace a été vite rompue (la neige enfoncée…) car l’effort en commun lie, d'ailleurs les blagues et autres jeux de mots ont fusé… Je n’ai pas de matériel, je ne sais pas faire, je vais être ridicule ≈ je n’ai pas (plus) la condition physique, je suis trop vieux (vieille) : La location de matériel se fait sur place : skis, bâtons, chaussures, à prix intéressant (moins cher qu’à Décathlon). Tous les niveaux de pratiques sont possibles, du débutant à l’expert, encadrés par des collègues spécialistes. En ce qui concerne la tenue, polaire, et sous-vêtements techniques (transfert de l’humidité, séchage rapide et respirabilité) compatibles sont conseillés fortement. Le fonctionnement par demi-journée, avec repas chaud au centre à midi permet une bonne récupération. Les anciens sont tout à fait à leur place pour au moins une raison : ils sont des mémoires vivantes de la discipline ! Ma voiture n’est pas équipée (roues neige, chaînes) ≈ ça coûte des sous : Les remboursements, par les services rectoraux, des stages PAF se font de plus en plus petits et rares. Le covoiturage est impossible, faute d’information.A contrario, le SNEP académique (pour peu que l’on se signale à lui), via son site Internet, lui, est capable de diffuser l’information, donc de mettre les stagiaires en relation et ainsi organiser le covoiturage. ALORS, y a t-il encore des raisons de ne pas participer au prochain stage SNEP-skating et débats de fin janvier 2005 ? A notre connaissance, le PAF 2004-2005 ne comportera pas de stage skating.Débattre de quoi ? Pour quoi ? À quoi ça sert ?Le partage, organisé (ou informel, selon le moment, pendant le repas ou en pleine nature) des préoccupations pendant deux petites heures après le repas du soir, a, par exemple, permis d’accéder à de l’information :Louis D. nous a éclairé sur la laïcité (à partir d’un livre de Régis Debray «Ce que voile le voile») et en particulier sur le caractère expressif de la loi (pas seulement répressif).Angelo R. a évoqué les « précaires » : les postes à cheval des TZR sans forfait pour l’AS, la misère des contractuels taillables et corvéables à merci (« ah bon : j’ai des droits ? ! »), et les vacataires qui par leur sang et leurs larmes «mettent de l’huile» dans les rouages de la Machine Ecole… : 200 heures maxi et après… : RIEN !!Merci à Fred B. et Nicolas C. pour la qualité de l’échange sur les mutations et le mouvement : comme quoi la franchise ou le désaccord ne sont pas synonymes de désyndicalisation.Saluons Frédéric S. (le plus jeune, celui qui ne connaissait personne au départ), qui est «venu pour voir, entendre et apprendre», et qui nous a beaucoup appris sur les attentes, voire l’angoisse, l’isolement de nos collègues néo-titulaires, avec peu d’ancienneté dans le métier.Merci à Jean-Claude R. pour son acuité et sa finesse, face aux enjeux professionnels : la compétence de notre Webmestre en chef ne s’arrête pas qu’aux souris…Bref, le syndicat crée ou resserre des liens, resitue dans le métier, informe des expériences des uns et des autres, permet de reprendre son souffle hors une quelconque hiérarchie (pouvoir dire ce qui pèse, mine, …). Il ne vit que par notre apport : nos trajectoires personnelles, individuelles, individualistes (suis-je encore capable de rendre ce que j’ai reçu un jour ? …), prennent du sens face aux enjeux du métier. En prenant de la hauteur (plus de 1100 m), du recul (au-dessus d’Orbey), loin de l’urgence (comités médicaux, CAPA, bureaux départementaux, manifestations, audiences, …), face à la chaîne des Alpes, révélée le deuxième jour, en un panoramique époustouflant, dans toute sa beauté et sa majesté, nous avons interrogé nos pratiques d’Educateurs Physiques et fait ainsi une Formation Professionnelle de qualité.Et en ce qui concerne le ski, les 50 km de pistes damées et tracées du site du Blancrupt nous ont permis d’évoluer au mieux : beauté du site glisse, plaisir et progrès forment un cocktail détonnant ! Bertrand HORNY.
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