CAPA avancement du 28 février 2019

Déclaration Liminaire du SNEP-FSU
CAPA du 28 FEVRIER 2019
PROMOTION d’ECHELON ACCELEREE

Nous souhaitions évoquer dans cette déclaration préalable deux points qui nous semblent très préoccupants pour l’avenir de notre métier et de notre discipline.

En premier lieu, l’attaque inqualifiable contre les corps intermédiaires (dont Macron lui-même a reconnu l’importance), symbolisée dans le projet de loi Fonction Publique, par le devenir des commissions paritaires que l’on viderait totalement de leur substance en ne leur laissant qu’un rôle de recours ou disciplinaire. (suite…)

Déclaration du SNEP / FSU CAPA du 22 Janvier 2019

Madame la rectrice,

Nous ne pouvions installer cette CAP sans revenir sur le déroulement des élections professionnelles à la suite desquelles nous sommes élus. La participation générale est en hausse, confirmant ainsi l’intérêt porté par les enseignants à ce suffrage, qui installe une fois de plus la FSU en tant que 1ère organisation représentative dans l’Education Nationale.

En premier lieu, nous tenons à rappeler ici la représentativité exceptionnelle obtenue par le SNEP-FSU à l’issue de ces élections. Dans un contexte difficile, les enseignants d’EPS se sont massivement exprimés en faveur du SNEP-FSU. Notre liste recueille plus de 83% des suffrages exprimés pour le vote à la CAP Nationale des professeurs et CE d’EPS, elle regagne le 9ème siège à la CAPN sur les 9 possibles. (suite…)

CAPA AVANCEMENT d’ECHELON

 

Hier (mardi 16 janvier) vos commissaires paritaires ont siégé dans la cadre de la 1ère campagne d’avancement accéléré d’échelon, au titre des nouvelles modalités issues de l’accord PPCR (parcours professionnel carrières et rémunérations).

Celle-ci ne concerne plus que les collègues au 6ème et au 8ème échelon et permet à 30% des collègues concernés par une promouvabilité de passer un an plus tôt que la date prévue par le nouveau tableau d’avancement à l’échelon supérieur.

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Déclaration Liminaire du SNEP-FSU CAPA du 16 JANVIER 2018 PROMOTION D’ECHELON ACCELEREE

Cette CAPA d’avancement d’échelon est la première après l’application du protocole PPCR. Nous tenons tout d’abord à dénoncer les décisions prises par le nouveau gouvernement au nom de la réduction de la « dette publique ». Supprimer 120 000 postes de fonctionnaires, geler la valeur du point d’indice, réintroduire un jour de carence, augmenter la CSG sans compensation véritable, reporter le calendrier PPCR – remettant ainsi en cause les engagements de l’état – est-ce ainsi que l’on pense rassurer sur l’avenir de notre métier, son évolution et pour ce qui nous occupe plus particulièrement aujourd’hui sa revalorisation ?

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CAPA du 12 décembre 2016 Promotion d’échelon

Déclaration liminaire

 

Nous tenons bien sûr avant tout, ainsi que nous le faisons chaque année, à remercier les services du rectorat pour la mise à disposition en temps utile de tous les documents relatifs à la préparation de cette CAPA, malgré leur charge de travail qui ne cesse d’augmenter, ainsi que pour la disponibilité et la compétence des gestionnaires.

Nous sommes actuellement dans une période charnière : application de la réforme du collège, mise en place progressive du PPCR, élection présidentielle. Chacune de ces échéances suscite de nombreuses interrogations et des doutes quant à l’avenir de nos métiers.

Pour ce qui concerne la réforme du collège, l’orientation des programmes actuels ne peut rester en l’état si on veut que l’EPS, par ses apports spécifiques, ses apprentissages culturels, sa singularité, puisse continuer à contribuer à la formation des jeunes.

Faire l’impasse de sa prise en compte dans la certification du Brevet des collèges (DNB) représente pour nous une aberration et un non-sens au regard des objectifs spécifiques de notre discipline et provoque l’inquiétude et la colère de la profession. Ainsi les enseignants d’EPS sont engagés dans une grande campagne « EPS je veux que ma note compte » qui recueille déjà près de 10 000 signatures depuis la mi-novembre.

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CAPA du 10 décembre 2015 Promotion d’échelon

Déclaration liminaire

Nous tenons bien sûr avant tout, ainsi que nous le faisons chaque année, à remercier les services du rectorat pour la mise à disposition de tous les documents utiles à la préparation de cette CAPA malgré les multiples tâches qui sont les leurs, ainsi que pour la disponibilité et  compétence des gestionnaires.

Nous souhaitions aussi adresser nos meilleurs vœux à M. Basquin avec lequel nous avons pu travailler dans les meilleures conditions de dialogue social et de respect mutuel pendant toutes les années où il a été présent lors des différentes instances qu’il présidait.

Cette CAPA se tient à un moment très particulier cette année, puisqu’elle vient percuter de nombreux évènements. Nous tenons à dénoncer ainsi les orientations prises par notre ministre, en particulier la réforme du collège qui, au contraire de ce qui est annoncé, va à l’encontre de la réussite de nos élèves. De plus cette réforme sonne le glas d’un certain nombre de disciplines, dont l’EPS, chacun sachant ce que signifie l’abandon de l’évaluation aux examens à plus ou moins long terme. Cette réforme apparait de plus en plus comme purement comptable. Il s’agit de supprimer le plus de postes possibles, tout en demandant aux enseignants un travail supplémentaire considérable, avec des concertations très  nombreuses, sans aucune compensation. Contrairement à ce que voudraient nous faire croire les retours des formations, celles-ci ne se passent pas bien, de trop nombreuses questions ne trouvant aucune réponse ou étant simplement éludées ! La menace qui pèse sur les mutations nous inquiète fortement aussi et pose à son tour le problème d’équité de traitement et du droit à la mobilité. Nous y reviendrons bien sûr en temps utile.

Le SNEP-FSU a, à l’occasion des dernières élections, affirmé une fois de plus sa première place chez les enseignants d’EPS. Cela lui confère une responsabilité qu’il compte bien assumer pour pérenniser notre discipline et ne pas la cantonner à un rôle de faire valoir au sein d’un quelconque dispositif.

Le contexte de restriction budgétaire persistant, la stagnation des traitements dénoncée l’an passé s’est encore aggravée et plus rien ne vient modérer la baisse du pouvoir d’achat de toutes les catégories de fonctionnaires (les collègues continuent à avoir des fiches de paye dont le « net à payer » est en baisse !). Les évolutions de carrière ne suffisent plus à compenser une dégradation de nos revenus toujours plus sensible, les perspectives liées au PPCR nous laissent dubitatifs quant à leur réelle efficacité sur l’amélioration des revenus. Les situations de paupérisation sont de plus en plus nombreuses, en particulier pour les femmes dont la carrière n’a pas été complète ainsi que pour les collègues isolé(e)s.

Le ministère fait perdurer un système d’avancement différencié qui ne règle aujourd’hui aucun problème et n’engendre souvent qu’injustices et aigreurs auprès de nos collègues. Il persiste aussi à refuser de procéder à une revalorisation de la valeur du point d’indice. C’est insupportable et inique et nous ne sommes pas dupes des explications rejetant tout sur « la crise ». Nous exigeons une revalorisation immédiate à la hauteur de toutes les régressions subies depuis 5 ans. L’argent est disponible, il est mal employé et il s’agit bien de choix politiques et de société que nous dénonçons.

Nos demandes réitérées aux IPR de nous fournir des éléments qui nous paraissent indispensables (nombre d’inspections de l’année précédente, répartition des inspections et moyenne des notes par genre et par échelon, nombre d’enseignants ayant une note pédagogique relevant d’une inspection de plus de 5 ans, comparatif des notes pédagogiques et administratives des TZR/ autres collègues) n’ont toujours pas obtenu de réponse. Il nous semble absolument indispensable, par exemple, que les plans d’inspection prennent en compte en priorité la visite des collègues en retard de 5 ans ou plus et surtout toutes celles et ceux qui sont promouvables, lors de l’année précédant cette promouvabilité. Il n’est plus possible que des collègues se voient privés d’un juste avancement par une inspection décalée (trop précoce ou trop tardive). Nous réitérons donc notre demande afin de pouvoir exercer au mieux nos mandats en affinant nos analyses pour faire des propositions fondées sur la situation réelle des collègues.

L’analyse des documents fournis fait apparaitre un problème récurrent, celui des collègues enseignant dans le supérieur ou dans les services de l’UNSS  dont la note sur 100, fixée par la DASEN, est très nettement supérieure à celle des autres collègues examinés dans le même tableau.

Le SNEP-FSU revendique un avancement d’échelon au meilleur rythme pour tous qui, à l’identique de nombreux autres corps et de certains grades, serait plus en phase avec les difficultés actuelles de notre métier, aussi bien pédagogiques et financières que de recrutements. Il revendique aussi une translation de la grille de rémunération vers le haut et,  ainsi que nous l’avons dit plus tôt, une urgente et vitale augmentation de la valeur du point d’indice !

En tant qu’élus, nous ne pouvons nous satisfaire de la situation actuelle et nous entendons peser sur les décisions urgentes qui doivent être mises en œuvre dans l’intérêt de nos collègues et au-delà de  celui de tout le système éducatif ! Nous nous efforcerons de poursuivre notre travail de commissaires paritaires dans le respect des règles et pour l’amélioration des conditions de travail de toute la profession, comme cela nous a toujours animés.

 

Les commissaires paritaires du SNEP-FSU.