STOP à la mascarade sanitaire dans l’éducation nationale

Communiqué de presse FSU 68

Mulhouse, le 5 novembre 2020

STOP à la mascarade sanitaire dans l’éducation nationale

Les représentants de la FSU se sont attachés, lors du CHSCT-D (Comité d’Hygiène, de Sécurité, des Conditions de Travail – Départemental) du mardi 3 novembre 2020, à porter les exigences des personnels en matière de sécurité sanitaire. En effet, le protocole fantôme du ministre Blanquer ne permet pas d’assurer, de la maternelle jusqu’au lycée, la sécurité des personnels et des élèves :

  • distanciation physique impossible dans des classes de 30 élèves et davantage,
  • aération des salles quelquefois impossible ou interdite pour raison de sécurité,
  • distribution des masques tardive,
  • gel hydroalcoolique manquant encore,
  • points d’eau insuffisants,
  • pause impossible et pourtant nécessaire de par la fatigue engendrée par le port du masque,
  • amplificateurs de voix que notre employeur devrait nous fournir,
  • régulation des flux d’élèves à la cantine et dans les couloirs,
  • désinfection des salles
  • et surtout allègement des effectifs, trop lourds à tous les niveaux de l’école,
  • protection des personnels vulnérables.

Toutes ces carences mettent en danger les élèves et les personnels à l’heure où l’épidémie s’accélère.

La FSU ne veut pas que les écoles et les établissements scolaires deviennent des foyers de contamination. Depuis le mois de mai, elle est intervenue plusieurs fois, tant à l’échelle ministérielle qu’à l’échelle académique et dans les CHSCT, pour que la rentrée se fasse dans les meilleures conditions sanitaires. Hélas, rien n’a été fait, le ministre a renoncé à entendre les représentants des personnels comme s’il avait pour objectif ultime de fermer les écoles.

La FSU est attachée à la continuité pédagogique. Elle sait les inégalités scolaires et sociales que génèrent la fermeture des écoles. Pour autant, celles-ci ne peuvent fonctionner sereinement à l’heure actuelle que dans un protocole rigoureux ( masques jetables fournis aux personnels et gratuits pour les élèves, politique de tests, transparence des informations ) et la mise en place partout de classes en demi et groupes sans que cela ne vienne alourdir le travail déjà chargé des enseignants, d’allègements de programme, de créations de postes chez les enseignants mais aussi les agents territoriaux, suspension des évaluations pour le baccalauréat…

Alors même que l’employeur a l’obligation de mettre en place la protection de ses salariés, il n’en est rien dans l’Éducation Nationale : l’application du protocole est impossible dans les établissements et localement de nombreux personnels sont en grève afin d’obtenir des conditions de travail garantissant cette protection des agents et des usagers.
Le ministre, la rectrice, l’inspectrice d’académie continuent d’affirmer que la situation est sous contrôle « dans la mesure du possible ».

Un revirement important est attendu, le monde d’après doit se construire dans une école pour tous avec des moyens renforcés.

En conséquence la FSU du Haut-Rhin appelle à la grève le mardi 10 novembre 2020, pour permettre au service public une continuité pédagogique digne de ce nom. Le ministre n’a que trop tardé. L’ensemble de la communauté éducative ne peut plus supporter ce mépris.

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